décembre 2, 2020

Dragonball Evolution

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De : James Wong

Avec Justin Chatwin, Emmy Rossum, Jamie Chung, Chow Yun-Fat

Année : 2009

Pays : Etats-Unis

Genre : Fantastique

Résumé :

Dans les temps anciens, la Terre faillit être détruite par des forces maléfiques. Pour s’en prémunir, sept sages créèrent les boules de cristal : les Dragonballs. Décidées à prendre leur revanche, les forces du Mal sont désormais de retour, et un seul guerrier d’exception est capable d’empêcher le pire. Le jeune Sangoku va alors découvrir le jour de ses 18 ans que son destin est très loin de ce qu’il avait imaginé.
Après la mort accidentelle de son grand-père, il rencontre Maître Roshi, un expert en arts martiaux qui lui révèlera le secret et le pouvoir des Dragonballs. Sangoku se retrouve alors investi d¹une mission cruciale : retrouver toutes les boules de cristal avant son ennemi le plus cruel, Piccolo. Il se lancera dans une course effrénée aux côtés de Bulma, une scientifique brillante, Yamcha, un bandit du désert, et Chi Chi pour qui son cœur bat.
Pour Sangoku, cette quête des Dragonballs pourrait bien aussi être celle de son identité.

Avis :

Réalisateur d’origine chinoise, James Wong immigre avec ses parents aux Etats-Unis alors qu’il n’a qu’une dizaine d’années. Passionné de cinéma, c’est d’abord vers la télévision qu’il se tourne. Scénariste sur des séries comme « 21 Jump street« , « L’as des as » ou « X-files« , dont il réalisera même un épisode de la quatrième saison, c’est petit à petit que le réalisateur finit par arriver derrière la caméra pour un premier long métrage. Un premier film qui sera d’ailleurs son seul vrai succès. Partant d’une idée excellente, c’est à lui que l’on doit le premier « Destination Finale« . Depuis, on ne peut pas dire que le réalisateur ait brillé par ses films.

On pourra même dire que depuis « Destination finale« , la carrière visuelle de James Wong n’est qu’une longue descente dans les abysses du cinéma. Son deuxième film, « The One« , un film d’action avec Jet Li, a bien eu du mal à convaincre. Le réalisateur est donc revenu sur sa franchise, réalisant le troisième et mauvais « Destination finale« . Petit à petit, James Wong déçoit et agonise, mais c’est en 2009 qu’il s’inflige le coup de grâce en se lançant dans une adaptation très américaine du manga « Dragon Ball Z« .

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Le jeune Sangoku est un adolescent comme les autres. Avec son grand-père, il apprend les arts martiaux. Son grand-père lui a toujours dit que le jour de ses dix-huit ans, son destin lui serait relevé et ce jour est enfin arrivé. Alors que le jeune Sangoku se rend à une fête chez Chichi, une jeune lycéenne dont il est amoureux, il sent que quelque chose est arrivé à son grand-père. Il retourne chez lui à temps pour que son grand-père lui révèle le retour de Picolo, un être maléfique qui a essayé de détruire la planète il y a des siècles. Le seul moyen de l’arrêter est de réunir sept boules de cristal, pour invoquer le dragon Shenron. Mais il n’est pas le seul à chercher ces boules, car c’est aussi le but de Picolo. Sur son chemin, Sangoku va alors faire la connaissance de personnes qui vont l’aider dans sa quête.

Médiocre, immonde, une insulte, un lynchage en règle sur la place publique, un viol visuel et mémorial… ce film est une simple abomination. Si le mauvais goût et la nullité ont une limite, alors on peut aisément dire que James Wong, comme ses producteurs d’Hollywood, a dépassé la limite sans même s’arrêter sur celle-ci et ils ont foncé à toute allure vers une dimension inconnue. Rarement une adaptation aura été aussi atroce et abjecte et ce « Dragon Ball » à la sauce américaine (Sangoku est quand même un ado qui va au lycée et qui fantasme sur la bombasse de la classe) nous fait mal à chaque instant…

Dire que le scénario est nul, que l’image est dégueulasse, que les acteurs nous donne une leçon de mauvais jeu, que les effets spéciaux sont pourris et que l’humour est merdique est trop facile, même si c’est vrai. On a envie d’aller chercher plus loin et de ne pas tomber dans la critique facile, mais c’est assez difficile, c’est vrai et l’on s’excuse d’avance si jamais on tombe lamentablement dedans.

Nanar de luxe pété de tune, ce film est un peu comme un jeu vidéo, où il faudra passer des niveaux de plus en plus durs afin de pouvoir tester nos limites du supportable. À chaque niveau, on n’est pas sûr de rester devant et d’en ressortir indemne. Chaque scène ressemble à une nouvelle étape, un nouveau niveau que l’on doit affronter avec courage et dignité et ces niveaux qui s’étalent sur une heure et demi sont d’une rudesse indescriptible. À chaque nouvelle scène, à chaque nouveau rebondissement, on se dit que James Wong ne peut pas avoir fait pire que la scène précédente, et le réalisateur défie l’entendement en réussissant le défi fou de faire de plus en plus médiocre au fil de son film. Au niveau de l’intrigue, comme nos souvenirs sont bafoués et que tout le monde se torche avec, on a envie malgré tout de lui chercher des excuses, on pourrait imaginer que le film était une blague, car dans un sens, on rigole bien devant la pauvreté du truc, que le film a été réalisé pour le fun et le délire, car on refuse de croire qu’on nous fait si mal gratuitement. Peut-être même qu’il est mauvais volontairement, mais non. Car tous ces braves gens nous ont réservé une « belle » surprise qui fait s’effondrer le peu d’indulgence qu’on aurait pu avoir envers ce film. Car l’apothéose va jusqu’à une scène post-générique absolument lamentable, dans le sens où elle prouve en une minute que le film était sérieux et que réalisateur, producteurs et même acteurs, imaginaient un carton et qu’une suite devait s’imposer.

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Vous l’aurez compris, c’est un très très mauvais moment qu’on passe devant ce film, et même si l’on rigole devant la nullité du machin, ça fait mal tout de même. Et développer plus serait alors lui accorder trop d’égard et l’on comprend aisément que le réalisateur soit interdit de pellicule. Hollywood n’a aucune limite et la seule évolution que ce film apporte, c’est la limite indécente de la nullité, de la médiocrité, qui a été franchie.

Note : 01/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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