Agents Très Spéciaux – Code U.N.C.L.E. – I’m The Man!

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Titre Original : The Man From U.N.C.L.E.

De: Guy Ritchie

Avec Henry Cavill, Armie Hammer, Alicia Vikander, Elizabeth Debicki

Année: 2015

Pays: Etats-Unis

Genre: Espionnage, Comédie

Résumé:

Au début des années 60, en pleine guerre froide, Agents très spéciaux – Code U.N.C.L.E. retrace l’histoire de l’agent de la CIA Solo et de l’agent du KGB Kuryakin. Contraints de laisser de côté leur antagonisme ancestral, les deux hommes s’engagent dans une mission conjointe : mettre hors d’état de nuire une organisation criminelle internationale déterminée à ébranler le fragile équilibre mondial, en favorisant la prolifération des armes et de la technologie nucléaires. Pour l’heure, Solo et Kuryakin n’ont qu’une piste : le contact de la fille d’un scientifique allemand porté disparu, le seul à même d’infiltrer l’organisation criminelle. Ils se lancent dans une course contre la montre pour retrouver sa trace et empêcher un cataclysme planétaire.

Avis:

Guy Ritchie a plusieurs cordes à son arc. Réalisateur pop, inventif et nerveux, il a su s’imposer dans les années 2000 avec des films devenus cultes. Ayant un cinéma qui lui est propre, le réalisateur nous a offert de sacrés défouloirs complètement barrés, comme « Arnaques, Crimes et Botaniques » ou bien sûr « Snatch » avec Brad Pitt qu’on ne comprend absolument pas. On lui doit aussi « Rock N’Rolla » et la renaissance du mythique « Sherlock Holmes » sur grand écran. On peut donc dire qu’en peu de films, Guy Ritchie s’est imposé comme l’une des plus belles valeurs du cinéma anglais.

On n’avait plus de nouvelles de Guy Ritchie depuis 2011, l’année où le réalisateur a présenté le deuxième volet des aventures du célèbre détective anglais, Sherlock Holmes. Quatre ans se sont écoulés depuis et on se disait que le réalisateur planchait sur le troisième volet du fameux détective… Et bien ce ne sera pas le cas. Ritchie a voulu prendre une pause et passer à autre chose le temps d’un film. Cette année, le british nous revient avec un film d’espionnage. Un film qui se pose quelque part entre la comédie et le film d’action. Un film bien très bien foutu, innovant et cool, qui nous a fait passer un très bon moment.

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Au début des années 60, le monde est en pleine guerre froide. Les rapports entre les USA et l’URSS sont au plus mal. Mais pourtant, c’est dans ce contexte que le FBI va être obligé de s’allier au KGB pour une mission à haut risque. Quelque part, des anciens nazis sont en train de créer leur propre bombe nucléaire et la seule façon de les infiltrer est de se servir de la fille d’un scientifique allemand qui travaillerait peut-être à la création de cette bombe. Les deux services vont devoir mettre leurs différends, leurs cultures et leur façon de penser de côté pour faire front commun et arrêter le drame à l’échelle planétaire qui se prépare.

Guy Ritchie, c’est un peu le Tarantino des Anglais. Il a un style bien à lui, un style qui tranche avec les productions actuelles et dans la communauté cinéphile, on reste toujours curieux et impatient du prochain film du réalisateur. Dès le début de sa carrière, le réalisateur anglais a su imposer son univers.

Pour son nouveau projet, le réalisateur a décidé de dépoussiérer une vieillie série anglaise, « The Man From UNCLE« . Une série diffusée entre 1964 et 1968. Le réalisateur va donc là où on ne l’attendait pas et réadapter une veille série oubliée dans le cinéma d’aujourd’hui pouvait s’avérer risqué. Mais pas pour Guy Ritchie qui va nous offrir le divertissement de la rentrée.

L’intrigue est excellente jusqu’au générique. Bien foutu, le film va de rebondissements en coups de théâtre qu’on ne voit pas venir. Guy Ritchie s’en donne à cœur et tombe avec beaucoup de facilité dans la comédie d’action façon James Bond qu’on adorerait voir plus souvent sur nos écrans. En fait, pour la faire simple, « Agents très spéciaux » est cool, c’est fun, ça part dans tous les sens, mais en même temps, le réalisateur tient parfaitement sa ligne. Le film bénéficie d’un humour génial, rendant plusieurs scènes surprenantes et hilarantes. Les gags sont géniaux d’ailleurs et aucun d’eux ne tombent à plat et certains dialogues valent de l’or. Le film fonctionne sur les tensions et l’entraide de ce duo d’agents improbables qui s’apprécient autant qu’ils se détestent et le résultat donne quelque chose de très drôle et de frais. Puis, entre les lignes, dans un ton plus sérieux, ça permet aussi au réalisateur d’aborder un conflit assez dur et de parler de la guerre froide bien entendu, mais aussi du mur de Berlin et les espoirs que l’on y trouve derrière.

Guy Ritchie nous revient en pleine forme avec un film qui a franchement de la tronche. La mise en scène est malicieuse et le film regorge d’excellentes idées pour développer l’action, mais aussi le côté comique. On a franchement pu apprécier le côté rétro qu’aborde le film. Comme l’histoire évolue au début des années 60, Guy Ritchie donne volontairement dans le rétro, le grain, la photo, et les effets spéciaux parfois un peu grossiers, vont dans ce sens et c’est totalement assumé de la part du réalisateur. Les effets spéciaux participent eux aussi au fait qu’on s’éclate devant le film. On sent qu’ici rien n’est fait pour être pris au sérieux. Le réalisateur met tout en œuvre pour nous amuser et ça fonctionne très bien.

Très amusant, le film nous offre le duo de l’année. Un duo très drôle, qui amuse le spectateur autant qu’il se complète. Les personnages fonctionnent parfaitement ensemble. Ils sont drôles à s’envoyer des vannes sur leur parti politique et en même temps, on sent qu’ils se font bizarrement confiance. Guy Ritchie a très bien travaillé sur le duo et visuellement, c’est tout l’un et tout l’autre. Henry Cavill incarne l’élégance à l’Anglaise. Dans le film, il est américain, mais il a ce je ne sais quoi qui rappelle James Bond. L’acteur est tordant de par ses manières et sa vision des choses. Pour jouer le cœur de l’Armée rouge, c’est Armie Harmmer qui s’y colle et l’acteur qu’on a vu dans « The Social Network » ou encore « Lone Ranger » tient là l’un de ses meilleurs rôles. Tout accent russe de sortie, il est l’oppose de Cavill et il est tout aussi tordant que le premier. Son self-contrôle, sa façon d’être désespéré par les manières de son « collègue » ou encore le regard qu’il pose sur Alicia Vikander, font de lui le personnage le plus intéressant du film. Alicia Vikander pourrait bien être la révélation cette année. L’actrice, toute mignonne, tient un rôle fort intéressant, qui va en surprendre plus d’un. Le reste du casting est tenu par Hugt Grant, Jarred Harris, et Elizabeth Debicki excellente en pourriture et Sylvester Groth, qui, s’il n’a pas un rôle incroyable, va tout de même marquer les esprits dans une scène tout à fait mémorable.

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Au final, « Agents très spéciaux : code U.N.C.L.E« , le nouveau bébé de Guy Ritchie est un réel bon moment. Complément délirant, peuplé de scènes extras qui pourraient sûrement devenir cultes, le nouveau film de Guy Ritchie est la petite bombe pop de la rentrée.

Note : 18/20

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Par Cinéted

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