septembre 28, 2020

Nip/Tuck Saison 4

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D’Après une Idée de : Ryan Murphy

Avec Julian McMahon, Dylan Walsh, Joely Richardson, John Hensley

Pays: Etats-Unis

Genre: Drame

Nombre d’Episodes: 15

Résumé:

Deux médecins spécialisés dans la chirurgie esthétique jonglent entre leurs patients de la clinique privée de Miami dans laquelle ils travaillent et leurs vies privées mouvementées…

Avis:

Arrivée en 2003 sur les petits écrans du monde, « Nip/Tuck » a connu un très beau succès d’emblée. La série avait un ton novateur et abordait de manière crue et sans aucune langue de bois la société, son mal-être et surtout son paraître et en quelques saisons, la série de Ryan Murphy s’est très vite imposée comme un programme culte des années 2000.

Après trois saisons parfaitement impeccables, en particulier la troisième que je considère un peu comme la saison chef d’œuvre de la série, je continue dans l’exploration des aventures ubuesques des deux chirurgiens plasticiens les plus malchanceux de la télé. Cette nouvelle saison va donc nous réserver tout un programme. J’avais toujours entendu dire que « Nip/Tuck » aurait dû s’arrêter après sa troisième saison, mais vu l’excellence de cette dernière, j’avais du mal à y croire, d’ailleurs, je n’avais même pas l’envie d’y croire. Et je suis forcé d’admettre, à la fin du visionnage de ces quinze épisodes, que cette saison 4 est bien inférieure aux trois précédentes. Après, de là à demander l’arrêt de la série, on en est encore loin, car entre quelques abus de péripéties dans les scénarios, la série reste divertissante et intéressante pour certains cas.

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Nos deux chirurgiens ont réussi à démasquer le découpeur, ce personnage sadique en révolte contre la beauté superficielle. Ils peuvent donc espérer reprendre leur activité et continuer à améliorer la vie des autres. Mais très vite de nouveaux problèmes vont faire surface. Le chef de la clinique est âgé et c’est sa femme qui prend possession des bureaux et elle compte bien mettre un peu d’ordre dans la clinique. Mais derrière son côté femme d’affaires, les deux chirurgiens vont découvrir qu’elle cache un lourd secret. La vie pour les docteurs McNamara et Troy ne va pas encore être de tout repos. Car en plus, des problèmes à la clinique, leur vie privée est de plus en plus mouvementée.

Quand on regarde beaucoup de séries, il y a syndrome que chaque sérivore craint, c’est la saison de trop. Peu de séries ont réussi à être parfaites jusqu’à leur point final. Personnellement, je n’en ai encore jamais vu, mais il parait que certaines y sont arrivées. Les trois premières saisons de « Nip/Tuck » sont impeccables et à la découverte de celle-ci, je trouve qu’on commence à voir le déclin de la série. Sans être la saison de trop, cette quatrième saison va être plus faiblarde et moins prenante.

Les scénarios des quinze épisodes sont en dents de scie. Si sur toute la longueur de la saison, on finit par y trouver son compte, il n’en reste pas moins que plusieurs épisodes sont trop dans l’abus. La série nous présente plusieurs patients qui ont de sacrés problèmes et pour certains les demandes sont tellement farfelues que la série peine un peu à nous convaincre, le best of étant celui sur un ventriloque vers la fin de la saison. Et je pense que c’est à cause de cela que la série risque de se tuer, car pour l’instant ce ne sont que des cas isolés, mais si le côté n’importe quoi prend le dessus, « Nip/Tuck » peut très vite soûler. Mais bon pour l’instant, on n’y est pas, car la série arrive encore à traiter des cas et des thèmes particulièrement touchants, tout en continuant de peindre le portrait cru et sévère de la société de consommation et le regard tellement important de l’autre.

La série a réussi à beaucoup me toucher avec les histoires de familles des deux chirurgiens plus que par les différents cas qui font appel à leur compétence. À la fin de la saison trois, on apprenait que Sean et Julia se remettaient ensemble et que Julia attendait un heureux événement. La série va donc aborder par exemple la grossesse après la quarantaine, ses difficultés et surtout la santé du bébé. Bien sûr, comme on s’en doute, cette grossesse n’est pas là par hasard et Julia va donner naissance à un enfant handicapé. Ceci n’est pas vraiment un spoil, puisqu’on l’apprend dans le deuxième épisode et qu’une bonne partie de la saison va être basée sur l’acceptation des parents et la difficulté du regard de l’autre. D’ailleurs, un épisode complet basé sur les ressentis de ce bébé est un petit bijou à lui seul. Il marque un tournant dans la série et se révèle être même l’un des meilleurs sur les quatre saisons confondues. Après cet épisode, la vie d’un des personnages ne sera plus jamais comme avant et alors que je commençais à râler un peu sur la moins bonne qualité de la série, cet épisode a su raviver la flamme. La série va développer le quotidien des personnages principaux et ainsi, il n’y aura pas que le cas de Sean qui sera touchant. Christian devra faire des choix intéressants et Liz, l’anesthésiste de la clinique, va voir son personnage prendre de l’envergure, ce qui n’est pas plus mal non plus. Reste Matt, le fils aîné de la famille, qui est encore et toujours insupportable, particulièrement en début de saison et je ne suis vraiment pas fan de son parcours auquel je peine à croire.

Bien sûr, on retrouve tous les personnages et les acteurs qui ont fait le succès de la série et c’est un vrai plaisir de les retrouver, même ceux qu’on déteste. Comme la saison trois était parfaite, pour cette saison, on a l’impression qu’une bonne partie d’Hollywood s’est donné rendez-vous sur le plateau de « Nip/Tuck« , car la série va accueillir des acteurs de renom, même pour de tous petits rôles. Ainsi, au fil des épisodes, même pour les plus « ridicules », « Nip/Tuck » peut se vanter d’avoir accueilli Jacqueline Bisset dans un rôle très trouble, Kathleen Turner pour un épisode très touchant, Brooke Shields qui m’a bien fait sourire, Sanaa Lathan dans un rôle très ambigu, Larry Hagman, Richard Chamberlain (s’il vous plaît), Peter Dinklage en nounou, Rosie O’Donnell qui reste encore et toujours aussi drôle, l’actrice trouve même un rôle assez touchant. Il y a aussi Catherine Deneuve (S’il vous plaît bis…) venu se faire faire une augmentation mammaire assez spéciale, ou encore Mo’Nique et la chanteuse Alanis Morissette. Si cette saison 4 est plus faible scénaristiquement, elle fait très fort dans son casting et j’ai apprécié voir ces acteurs.

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Cette saison est donc en dessous des autres par bien des aspects. Pas mal de faiblesses, des cas improbables et risibles parfois. Mais comme elle continue de très bien développer l’intimité de ses personnages principaux, elle reste dans l’ensemble un bon divertissement. Puis comme elle n’a pas encore, ou presque pas encore, commis de faux pas, on lui pardonne aisément et on espère que les différents scénaristes vont se ressaisir et nous offrir le meilleur pour la cinquième saison qui s’annonce plutôt bien, puisqu’elle prend le risque de changer beaucoup de choses.

Note : 13/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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