juin 22, 2021

A Most Violent Year

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De: J.C Chandor

Avec Oscar Isaac, Jessica Chastain, David Oyelowo, Albert Brooks

Année: 2014

Pays: Etats-Unis

Genre: Policier

Résumé:

New York – 1981. L’année la plus violente qu’ait connue la ville. Le destin d’un immigré qui tente de se faire une place dans le business du pétrole. Son ambition se heurte à la corruption, la violence galopante et à la dépravation de l’époque qui menacent de détruire tout ce que lui et sa famille ont construit.

Avis:

Une filmographie très courte, en seulement trois films, J.C Chandor a su s’imposer avec grâce et caractère dans le décor hollywoodien. Le premier film que j’ai vu de lui, « All Is Lost« , qui voyait Robert Redford lutter contre les éléments, seul, perdu en mer, m’avait mis une sacrée claque et cela faisait bien longtemps qu’un film ne m’avait pas autant angoissé. Alors je ne voulais pas en rester là et comme sa filmographie est bien courte pour l’instant, je me suis pris son dernier en date, « A Most Violent Year« , sorti il y a à peine cinq mois au cinéma et le moins que je puisse vous dire, c’est qu’encore une fois, je n’ai pas été déçu.

Jessica Chastain, Oscar Isaac, Alessandro Nivola dans un film entre le drame et le polar qui se déroule dans une ambiance made in 80 et sous l’œil talentueux de J.C Chandor, que demander de plus ? Le film partait déjà avec de très belles cartes en main et comme je l’avais loupé au cinéma, on va dire que je me suis jeté sur le DVD. Et j’ai vraiment bien fait puisque le film m’a comblé. Peut-être un peu trop linéaire dans sa narration, mais comme l’ambiance, le jeu et l’histoire sont excellents, je peux dire que « A Most Violent Year » a conclu l’année 2014 en beauté !

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1981, à New-York, dans le business du pétrole, Abel Morales et sa femme ont réussi à se faire une belle place. Mais cette année-là est plus compliquée que les autres, car une bande de gangsters agresse les chauffeurs d’Abel et lui vole ses cargaisons de pétrole. Pendant qu’Abel doit lutter contre la criminalité grandissante, il doit faire face à une procédure judiciaire, qui le soupçonne de malversation. Une procédure qui tombe extrêmement mal, puisque Abel s’apprête à signer un très gros contrat. Un contrat, qui, s’il réussit, pourrait changer son entreprise et l’implanter définitivement.

Avant même d’avoir vu un film de J.C Chandor, « A Most Violent Year » faisait partie des films que j’attendais le plus pour la fin 2014. Sa bande-annonce somptueuse et son casting vibrant me laissait entrevoir LA touche finale de cette année que j’ai trouvée bien riche et fructueuse. Malheureusement, malgré un excellent bouche à oreille, le film n’est pas arrivé jusque dans mon cinéma et j’ai donc dû patienter pour pouvoir enfin le découvrir. Et patience a fini par payer, car aussitôt sorti en DVD, aussitôt vu et il est vrai que le film est à la hauteur de mes espérances. Des espérances qui avaient été revues à la hausse depuis que j’avais vu « All Is Lost« . C’est quelque part entre le drame personnel et le polar que J.C Chandor a placé son intrigue pour nous offrir un film de caractère, à l’intrigue bien foutue et à la lumière radieuse.

« A Most Violent Year« , c’est un film qui prend son temps. Sur un rythme assez lent, le réalisateur nous plonge dans un New-York froid et tendu. Son film est une petite réussite sur bien des points. Et fait, la seule petite chose qui me dérange vraiment, quand je repense à ce film, c’est que j’ai trouvé l’histoire assez conventionnelle, sans vraiment de surprise. « A Most Violent Year » m’a quand même beaucoup séduit et intrigué, mais il lui manque quelque chose, dans sa narration, pour que ce soit terrible. J’ai trouvé que le film jouissait pourtant d’une tension palpable, qui nous laisse alerte. Le réalisateur nous donne envie de savoir ce qui va arriver, alors même qu’on s’en doute un peu, ce qui prouve encore un peu plus le talent de son réalisateur, qui arrive à maintenir en haleine avec trois fois rien.

Mais bon, ce qui fait l’énorme force du film, c’est bien tous les à-côtés. Premièrement, la réalisation est impeccable. Le film a de la gueule, il est beau, bercé dans un New-York admirablement reconstitué, aussi bien dans les décors, dans l’ambiance, que dans les costumes. Plusieurs séquences sont tenues d’une main de maître. Elles nous plongent totalement dans l’univers du film. La photo est radieuse, les plans travaillés. Puis deuxièmement, il y a les acteurs particulièrement simples et crédibles. Oscar Issac, dont rien ne peut décidément freiner la course, démontre, si besoin est, qu’il est l’un des meilleurs comédiens de sa génération. Ici, il tient un rôle complexe, en marge, passionnant. Un rôle trouble aussi, que j’ai adoré. Je ne crois pas avoir vu beaucoup de personnages dans cette optique. C’est un personnage qui sème un peu le doute, son calme, et le jeu d’Oscar Isaac nous perd et plusieurs fois, je me suis demandé ce que pouvait bien cacher le personnage, et surtout de quel côté de la loi il était. Et je trouve que le film joue beaucoup sur cette corde. Sa femme est jouée par la belle et douce Jessica Chastain. C’est une actrice que j’aime énormément et ici, je l’ai trouvé excellente, mais j’aurais aimé que le film lui laisse tout de même un rôle plus conséquent, surtout qu’il y avait de quoi faire. L’actrice est donc parfaite, dans un personnage que je trouve quelque peu sous-exploité. Ensuite, on croisera au détour de rues ou de soirées, des acteurs tels qu’Alessandro Nivola (« Laurel Canyon« ), David Oyelowo (« Selma« ) ou Albert Brooks (« Drive« ).

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J.C Chandor est bel et bien le réalisateur américain de ces dernières années qu’il faut suivre. En seulement deux films, il m’a convaincu et passionné. Moins bien que son précédent film, « A Most Violent Year » reste quand même un excellent film, qui, s’il est trop simple dans sa ligne, dégage quand même un sacré caractère. Bref, c’est un film à découvrir.

Note: 15/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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