avril 16, 2021

At the Devil’s Door

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De : Nicholas McCarthy

Avec Catalina Sandino Moreno, Naya Rivera, Ashley Rickards, Mark Steger

Année: 2015

Pays: Etats-Unis

Genre: Horreur

Résumé:

Leigh, jeune et ambitieuse agente immobilière, est chargée de vendre la maison d’un couple mystérieux. Alors qu’elle travaille dur pour trouver des acheteurs, elle rencontre la fille des propriétaires, une jeune femme perturbée… Lorsque Leigh essaie de l’aider, elle se trouve piégée par une force surnaturelle aux intentions bien sombres…

Avis:

Comment renouveler un sous-genre qui s’embobine et qui devient de plus en plus pénible? Si le film de zombie a toujours tendance à être un peu le même, on trouve parfois des réalisateurs qui arrivent à trouver des idées pour diversifier ce sous-genre. Soit en changeant le lieu, soit en changeant carrément le style, les options sont assez nombreuses et celle l’imagination des scénaristes représente une limite. Mais il y a un sous-genre dans l’horreur qui a du mal à s’extraire de son grand modèle, L’Exorciste de William Friedkin. En effet, depuis 1973, rares sont les films de possession à avoir suscité un enthousiasme de tous les diables. Certes, il y a eu quelques bons films, mais rien de transcendant ou donnant un nouvel élan au genre. Et pourtant, il faut croire que la possession plait à beaucoup de monde puisque chaque année on a droit à notre lot de sorties horrifiques avec des personnes complètement maboules. At the Devil’s Door, sorti directement en DVD chez nous signe-t-il un quelconque renouveau?

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Leigh est une jeune agente immobilière qui a de l’ambition et qui veut gagner de l’argent. On sent que les fins de mois sont difficiles, mais elle vient de tomber sur une maison à vendre et elle voit en elle la poule aux œufs d’or. Alors qu’elle visite la maison, elle tombe sur une jeune fille muette assez inquiétante. Voulant se rendre au vernissage de sa sœur, elle va être confrontée à une force obscure et mystérieuse.

Scénario plus que convenu, At the Devil’s Door ne brille pas forcément par son contenu et c’est le moins que l’on puisse dire. Reprenant tous les poncifs du genre sans jamais essayer de s’en affranchir, le film pédale dans la semoule durant tout son long. En fait, le spectateur rompu à ce genre de film ne sera nullement surpris par les partis pris du scénario et ce qui devait être une surprise à la fin n’est qu’un petit feu de paille. D’autant plus que le film baigne dans un constat social un peu lourdingue et qui dessert le film. Déjà que le rythme est lent, il est encore plus alourdi pour les quelques connotations sociales qui n’apportent absolument rien à l’histoire. Et c’est un petit problème que d’insérer des plans qui ne font pas avancer l’histoire, tout ça pour parler de la pauvreté, ce qui est hors de propos.

Néanmoins, le film possède quelques bonnes idées, comme par exemple la narration. Le film s’efforce de faire des flashbacks afin de raconter l’histoire de la première possédée et c’est plutôt bien foutu, car cela apporte de la réflexion au métrage. Autre point intéressant, la mise en scène de Nicholas McCarthy est très sympathique, offrant des plans assez effrayants (comme ce plan dans le miroir) et les effets spéciaux sont plutôt aboutis, consistant surtout à faire voler les gens en l’air, comme tout bon vieux film de possession. La créature, quant à elle, que l’on ne fait que deviner, est plutôt dérangeante mais on ne la voit pas assez. Enfin, on peut aussi citer de la relation entre les deux sœurs qui est un atout pour le film mais qui reste trop survolée et pas assez approfondie.

Le plus gros défaut avec ce film est finalement son incapacité à susciter de la peur. Alors certes, c’est bien fichu, ça tient bien la route en matière de réalisation, mais il manque l’ingrédient qui ferait prendre le tout. Si The Pact, le premier film de Nicholas McCarthy, montait crescendo pour un final ahurissant, At the Devil’s Door reste tout le temps sur le même rythme et aura tendance à ennuyer le spectateur plus qu’à lui faire peur. La faute bien évidemment à des personnages peu exploités, un peu trop lisse et ne donnant pas de pistes à la volonté première du démon. La fin du film, quant à elle, est un peu surprenante mais dénote tout de même du début du film et de ce qui est dit, ce qui laisse un gout amer en bouche. Les amateurs de tripaille resteront sur leur faim avec cette fin.

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Au final, At the Devil’s Door est une petite déception. Sans être une purge infâme, le film se laissant regarder, il pêche tout de même par des personnages trop superficiels et des relations intéressantes mais trop peu exploitées. Fort heureusement, la narration est plutôt pas mal et surtout, la réalisation est au top, ce qui est rare dans une époque où l’on se gargarise devant le premier found-footage venu. Convenu, maîtrisé mais aussi soporifique, At the Devil’s Door reste un film de possession lambda mais qui devrait contenter certains fans.

Note: 08/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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