mai 17, 2021

Des Lendemains qui Chantent

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De : Nicolas Castro

Avec Pio Marmaï, Ramzy Bedia, Laëtitia Casta, Gaspard Proust

Année : 2014

Pays : France

Genre : Comédie

Résumé :

Olivier et Léon, deux frères qui sont montés à Paris et que la vie a éloigné… Si le premier se voit comme un journaliste sans concessions, le second est un communicant ambitieux et opportuniste. Noémie, une charmante conseillère présidentielle, n’arrive pas, au fil des ans, à choisir entre eux. Sous le regard amusé de Sylvain, leur ami d’enfance, qui a fait fortune dans le minitel rose, leurs destins se croisent sur 20 ans, s’entremêlent, au cours d’une épopée drôle, tendre et nostalgique, dans les années 80/90.

Avis :

Après toute une série de documentaires sur les années 80 et le domaine du X, Nicolas Castro passe à la comédie. « Des lendemains qui chantent » s’annonçait original et divertissant. Et puis le film est emporté par des comédiens que j’aime bien, mais à la sortie de la salle, c’est un sentiment mitigé qui me reste sur le cœur. Si j’ai aimé et parfois beaucoup aimé plusieurs choses, j’avoue que le film m’a très vite lassé et je n’ai pas réussi à entrer dans son charme.

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10 Mai 1981, la France change de visage, et de couleur, François Mitterrand vient d’être élu quatrième président de Ve République française. Alors que beaucoup sont déçus, dans l’autre camp, c’est la fête. C’est ce soir-là que Léon, fervent défenseur de la gauche, va rencontrer Noémie une belle jeune femme. Ensemble, ils vont passer trois jours hors du commun. Puis ils se séparent, Noémie retournant d’où elle vient. Léon, lui, devient journaliste pour différents journaux et puis trois ans plus tard, il finit par rejoindre son frère sur Paris. Mais une fois sur place, rien ne se passe comme prévu. Des années 80 à l’élection de Jean-Marie Le Pen en 2002 comme deuxième candidat à l’élection présidentielle face à Jacques Chirac, la vie de Léon, mais aussi celles de Noémie, Olivier, le frère de Léon et Sylvain, un ami d’enfance, vont être plus que mouvementées.

C’est entre rêves et désillusions que Nicolas Castro place son premier film, qui va voir le parcours quelque peu chaotique des uns, et prétentieux pour certains, s’entremêler.

« Des lendemains qui chantent » est tout à fait le genre de film que j’aime bien. J’aime beaucoup ces moments de vie, où des personnages prennent des décisions qui vont faire changer les choses, petites ou grandes. J’aime quand ils font partie d’un tout et qu’ensemble, ils peuvent y arriver. Ce film avait donc tous les ingrédients en apparence pour me plaire, mais j’en ressors avec un gout amer dans la bouche.

J’ai apprécié beaucoup de choses dans ce film, comme par exemple, le fait qu’on revive vingt années de vie politique française à travers des images d’archives. J’ai découvert et redécouvert des moments plus ou moins importants de mon pays que j’ai trouvé intéressants (les interviews de François Mitterrand, ou bien Bernard Tapie sont terribles et j’ai vraiment apprécié découvrir ces choses-là). J’ai découvert l’euphorie et le sentiment d’unité quand la gauche a fini par succéder aux vingt-trois années de pouvoir de la droite, on sent vraiment que pour ces personnages cette victoire est un nouveau départ.

J’ai pris plaisir aussi à suivre toutes les évolutions de notre pays, des crises, des manipulations et des scandales. L’arrivée du minitel rose, les campagnes de pub pour les présidentielles, le marketing qui se développe autour, le fameux « Génération Mitterrand », même si c’est joué par des personnages fictifs, j’ai eu la bonne sensation d’en apprendre beaucoup et c’est très bien.

Mais devant tout ceci, il y a cette histoire de famille à laquelle j’ai vraiment eu du mal à accrocher. J’ai trouvé ça un peu gros que presque toute la vie politique du pays passe par eux. J’aurais aimé un regard plus neutre des personnages, enfin du moins un des deux frères. Et la relation entre les deux frères est vraiment stéréotypée au possible, c’est même avec ce côté-là du film où j’ai eu le plus de mal.

Puis j’ai trouvé les personnages peu sympathiques. Je n’ai pas réussi à accrocher avec eux, comme ils sont, ce dont ils parlent et avec ce qu’ils représentent. J’ai trouvé leurs parcours quelque peu clichés, faciles et puis certains moments faisaient vraiment trop gags. Il y a un souci d’écriture, je trouve.

Là où je suis déçu aussi, c’est avec le personnage d’André Dussolier. Acteur que j’adore, j’ai trouvé que son personnage ne servait pas à grand-chose et alors que le comédien est encore une fois terrible, son personnage apporte des longueurs, c’est vraiment dommage.

C’est d’autant plus dommage que le film est bourré de comédiens que j’apprécie comme Pio Marmai que j’ai trouvé assez fade ici. D’ordinaire, il m’entraîne toujours avec lui, mais là il est en dessous, sans vraiment s’impliquer. Laetitia Casta est sympathique, mais pour Pio Marmai, il manque quelque chose pour qu’on s’y attache. C’est dommage, car l’ouverture du film fonctionnait très bien.

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Par contre il n’y a rien à faire, je n’arrive avec Gaspard Proust. Je le trouve agaçant, hautain et prétentieux dans sa manière de jouer. La vraie surprise vient de Ramzy Bedia, qui, quand il ne fait pas le comique, se trouve être un acteur qui m’étonne beaucoup. Déjà remarqué dans le film de Jalil Lespert « des vents contraires« , il est encore une fois bon et s’avère être un bon comédien. C’est d’ailleurs le personnage le plus intéressant du film. Enfin celle qui m’aura fait sourire à chacune de ses apparitions, c’est Anne Brochet qui trouve un rôle à contre-emploi de ce qu’elle fait habituellement et elle est tordante.

Malgré toutes les qualités que j’ai pu citer plus haut, je reste déçu par ce film et c’est dommage, car il y a vraiment beaucoup de choses sympathiques dedans. Mais l’histoire des deux frangins ne m’a pas convaincue. Après, ce n’est pas un mauvais film, c’est simplement que je n’ai pas réussi à être charmé par l’intrigue.

Note : 10/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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