août 18, 2022

Masters of Sex Saison 1

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D’Après une Idée de : Michelle Ashford

Avec Michael Sheen, Lizzy Caplan, Caitlin Fitzgerald, Teddy Sears

Pays: Etats-Unis

Genre: Drame

Nombr d’Episodes: 12

Résumé :

La vie et les amours de William Masters et Virginia Johnson, deux chercheurs spécialisés dans l’étude des comportements sexuels…

Avis :

Première saison pour « Masters Of Sex » qui est une nouvelle série pour le moins très intéressante, divertissante, audacieuse, car elle touche à un sujet délicat, le sexe sous toutes ses formes et qui est une belle bouffée d’air frais dans l’immense paysage des séries qui ne cesse de s’étoffer d’année en année.

Aimant beaucoup Michael Sheen, j’en attendais beaucoup de cette série et elle m’a offert tout ce que j’avais envie de voir, entre délicatesse, pudeur et comédie, j’ai passé un super moment devant cette première saison et je suis très curieux de voir la seconde.

Episode 102

Les années 50, Bill Masters est un obstétricien mondialement connu qui travaille dans le service de gynécologie d’un prestigieux établissement. Bill a une obsession dans la vie, le sexe et surtout ce qui se passe à l’intérieur du corps quand ont fait l’amour. Il a le projet de faire une étude sur le sujet, car pour l’instant, il fait ses expérimentations en dehors de l’hôpital et pendant son temps libre.

Sa rencontre avec Virginia Johnson, une jeune femme à la recherche d’un emploi, va changer beaucoup de choses pour lui. Et ensemble, ils vont affronter les tabous et œuvrer pour la science et livrer une étude intense sur le corps humain et faire tomber beaucoup de clichés sur la sexualité des hommes, des femmes, à deux ou seul…

Bienvenue tout le monde dans les années 50. Cette époque où Elvis Presley est numéro 1, où Marilyn Monroe fait fantasmer le monde, où l’Amérique est en pleine guerre froide, ou Marty a essayé de faire rencontrer ses parents et surtout la sexualité est un sujet des plus tabous…

Au milieu de cette époque merveilleuse, un homme a décidé de savoir ce qui se passe en chacun de nous pendant l’acte sexuel. Cet homme, c’est Bill Masters qui a travaillé sur l’étude de la sexualité des années 50 aux années 90, aidé par Virginia Johnson, qui était au départ sa secrétaire avant d’être sa partenaire d’étude.

Showtime, la chaîne à qui l’on doit « Dexter« , ou bien « Queer as folk » se lance donc dans un nouveau défi et décide de rentre hommage à ces deux scientifiques de renom. Avec « Masters of Sex » la chaîne américaine va aborder la sexualité de plein fouet, avec ses non-dits, ses tabous, ses fantasmes inavouables, et nous offrir une petite perle d’humour et de pudeur. Sur la base de douze épisodes d’une cinquantaine de minutes chacun, « Masters Of Sex » nous permet une immersion totale dans cette époque. La série est, d’emblée, plaisante en nous présentant un personnage à la fois drôle et complexe. On a envie de suivre Bill Masters dans cette étude, il a quelque chose de coincé, de frustré, de curieux et de révolutionnaire qui se confronte en lui et le personnage, malgré son arrogance agaçante parfois, est très attachant.

Le scénario de la série est très bien pensé et la série pose un regard très intéressant sur cet univers, ces personnages, ces pratiques et ces lois. C’est avec beaucoup de finesse, sans voyeurisme et une belle touche d’humour que la série va aborder une multitude de thèmes, qu’elle va traiter tout au long de cette première saison. Ainsi, le docteur Masters va nous parler au travers des cobayes de son étude, des hommes et des femmes, de ce qui les rassemble et les sépare. Du désir aussi, de la naissance du désir, de l’orgasme, de la masturbation, la fellation, de l’ignorance des gens, de l’information, de la pornographie, de la liberté d’esprit, de penser et d’aimer. Du corps, et de ce qui s’y passe, de l’éjaculation, est-ce que la taille compte ? Mais, il n’y aura pas que ça puisque au travers de la vie des personnages on pourra aussi parler de l’homosexualité (oh grand sujet tabou à l’époque), de ces traitements difficiles, de l’infidélité, la routine, la solitude, l’infécondité, de la place de la femme dans la société, la série est tellement riche, bien écrite, bien pensée que c’est presque impossible à tout citer. Et ces douze épisodes vont être captivants, de bout en bout, donnant l’envie de savoir la suite à chaque fin épisode, de voir jusqu’où et comment le Docteur Masters et Virginia vont pouvoir aller dans leur étude du corps.

La série a beaucoup de charme. C’est très bien filmé pour une série télé, c’est ambitieux. L’époque est bien reconstituée, les costumes sont beaux, la série dégage une belle identité et un sacré souci du détail dans les différents appareils chirurgicaux, les électrodes, les machines pour capter la moindres de nos pulsations, ou bien les caméras pour filmer ce que les autres appelleront de la pornographie et Masters de la science. Je suis sous le charme de cette série.

J’ai beaucoup aimé aussi comment la série filmait le sexe. Elle reste en retrait, mais en même temps, est très présente, on ne donne pas dans le voyeurisme et c’est érotique, mais aussi médical et les deux se mélangent parfaitement.

La série doit aussi beaucoup à son duo de charme. Bill Masters est divinement incarné par Michael Sheen qui est tout juste excellent dans la peau de Masters. L’acteur le joue de manière froide, détachée, mais il est très touchant et malgré l’arrogance dont il peut faire preuve, c’est un portrait très humain qu’on a là. Pour lui faire face, c’est la belle Lizzy Caplan qui se glisse dans la peau de Virginia et pour ma part l’actrice est une très belle découverte. Elle est irrésistible, on aime ce personnage, quelque peu mère courage, trop investi dans son travail. C’est en partie grâce à son personnage que la série peut aborder la vision de la femme dans le milieu médical. Le regard des hommes sur elle, qui à cause d’une sexualité un peu trop libre, peut très vite faire peur et subir des conséquences méprisantes.

Episode 109

Dans les personnages récurrents de la série on pourra compter sur Ethan Hass, un jeune médecin formidablement joué par Nicholas D’agosto. Et à travers ce personnage la série aborde encore une fois beaucoup de thèmes. C’est un personnage touchant qui ne va cesser d’évoluer. Il y a aussi Hélène Yorke qui joue une secrétaire hilarante. Très touchante aussi, c’est Caitlin Fitzgerald qui joue la femme de Bill. C’est un personnage que j’ai adoré et une bonne actrice que je viens de découvrir. Beau Bridges est très bon à son tour en parton de Masters, son personnage nous réserve bien des surprises. Mais la série en a encore beaucoup d’autres en réserve avec de bons acteurs comme Teddy Sears , Allison Janney, Margo Martindale, Julianne Nicholson vraiment touchante…

« Masters Of Sex« , pour cette première saison est donc une très bonne série qui sort de l’ordinaire et que je conseille pour passer un bon moment. C’est une série qui m’a fait sourire, qui m’a beaucoup diverti, devant laquelle j’ai passé un bon moment et qui m’a instruit aussi, c’est très intéressant de voir ce choc des cultures, des époques et des choses qui sont normales aujourd’hui et qui n’étaient même pas avouable à l’époque. « Masters Of Sex » est une belle réussite dans tous les domaines et je suis impatient de voir la suite.

Note : 16/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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