février 9, 2023

Nude Nuns with Big Guns

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De : Joseph Guzman

Avec Asun Ortega, David Castro III, Perry D’Marco

Année: 2010

Pays: Etats-Unis

Genre : Action

Résumé:

Témoin d’un meurtre occasionné par un prêtre, Soeur Sarah est droguée puis violée. Laissée pour morte, elle reçoit un message divin lui ordonnant de se venger de ses tortionnaires. Lourdement armée, la jeune femme les prend en chasse. L’Église engage alors une armée de motards pour l’arrêter…

Avis :

Il est très difficile de se faire un nom dans l’industrie du cinéma, surtout si l’on n’a pas le budget et si nos idées sont très mauvaises. C’est un peu le cas avec Joseph Guzman qui est le réalisateur de ce film. Estampillé Grindhouse, le film se veut être un hommage aux films de Robert Rodriguez et Quentin Tarantino, à savoir Boulevard de la Mort et Planète Terreur, dans lesquels, le budget était plus que limité et qui étaient eux-mêmes, des hommages aux vieux films d’horreur fait avec trois bouts de ficelle et des idées saugrenues. Sauf qu’il y a des idées vintages mais puissantes et des idées vintages mais complètement nulles. Nude Nuns with Big Guns fait partie de la deuxième catégorie, c’est-à-dire des films pauvres, mais dans tous les sens du terme. Avec un titre fait pour appâter le chaland, Joseph Guzman espère honteusement tromper les acheteurs de son DVD et propose un spectacle bête, mal joué, mal torché et qui donne envie de se cogner la tête contre les murs. Mais pourquoi tant de haine ? Pour le savoir, gringo, il va falloir se taper la suite, et si tu aimes les nichons, tu seras servi !

Le scénario de ce film (et encore, je ne sais pas si on peut appeler cela un film !) est d’un basique incroyable. On évolue au milieu des nonnes et des curés. Le film nous montre dès le départ des bonnes sœurs à poil, sauf la toque, qui prépare de la drogue. On devine rapidement que les églises produisent de la drogue et que cette drogue sert à des bikers ultra violents qui sont les gardes du corps des curetons. Pendant un transfert, une bonne sœur tente de voler un sac et cela met très en colère le chef des bikers, qui les bute les unes après les autres, n’en laissant qu’une vivante, pour faire la pute dans une maison close cradingue. Elle réussit à s’échapper et quand elle était droguée, Dieu lui aurait dit de se venger de tous ces connards. Ce qu’elle va faire en deux léchage de tétons. Car oui, Nude Nuns with Big Guns est un film d’action à la saveur érotico lesbienne du plus mauvais gout. Nunsploitation jusqu’au bout, ce film ne possède aucun intérêt scénaristique. Il n’est là que pour montrer des nichons, des nonnes à poil et des gunfights d’une pauvreté anémique. D’ailleurs, on remarquera l’agilité incroyable de la tueuse, qui vise tout le temps entre les deux yeux, même à deux cents mètres de distance. Mais le pire, c’est que même le réalisateur ne sait pas quoi faire pour combler ses une heure et demi et donc, il nous plante des plans nichons, avec des putes qui dansent derrière une vitre ou deux nanas qui se lèchent le minou. Mais alors attention, le film n’est pas un film de boules, à part des nichons et deux chattes, on ne voit rien de sexuel, il n’y a pas de pénétrations ou autres, ou tout du moins, ce n’est pas montrer en gros plan. La réalisation est exaspérante. Les plans sont mauvais, l’image, volontairement salie et jaunie, ne rend pas bien, et certains passages sont totalement gratuits. Il faut croire que Guzman a voulu faire un documentaire sur les différentes formes de nibards et qu’il s’est égaré en route en mettant un scénario à la va-vite inutile et débile.

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Attends, j’appelle mon frère, Gustavo Kuerten !

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Bien évidemment, comme le budget est très serré, les acteurs sont de seconde zone, voir pire. Je pense qu’ils ont du recruter dans les pires bouges des States pour trouver des pétasses qui acceptent de montrer leurs nichons pour pas un rond. Enfin, ceux qui sont en manque de tétons et de mamelles seront forcément comblés, cela leur évitera de payer une tournée dans le premier bar à putes. Alors on va commencer avec l’héroïne, sœur Sarah qui est jouée par Asun Ortega. Elle fait ce qu’elle peut avec ce qu’elle a, mais force est de constater que ce n’est pas terrible comme jeu d’actrice. Son seul intérêt c’est de voir ses nichons et sa chatte. Après, pour le reste, elle reste trop frêle pour incarner une tueuse et la mise en scène ne la met pas vraiment en valeur. Mais finalement, ce n’est pas elle le ou la pire du film. Je pense que le plus lourd, c’est vraiment le grand méchant, qui est le sosie du tennisman Gustavo Kuerten. Très méchant et très bête, il a un charisme qui lui permettrait de passer à Confessions Intimes sans aucun problème. Mais au-delà de ça, il joue mal et n’est même pas drôle. A ses côtés, il possède toute une bande de joyeux fêtards, avec Marteau-Piqueur, un gros black baraqué qui nique tout ce qui bouge, même les vieilles nonnes de 80 ans et le Bâtard, un mexicain des plus débiles. Bien évidemment, tout ce beau monde joue mal et n’est pas du tout crédible. Tout comme Père Carlittos qui demeure un modèle en matière de surjeu et de bêtise ! Il faut aussi rajouter une actrice qui joue la copine nonne de la tueuse et avec qui elle se lèche le minou mais qui est d’une mocheté effroyable et on a à peu près le tableau des personnages. C’est mauvais d’un bout à l’autre et on se fait chier durant tout le métrage. La bande son es omniprésente et remplit le vide du métrage, mais au bout d’un moment, elle tape vraiment sur les nerfs. Je ne parle même pas des quelques effets de présentation avec des logos, des arrêts sur image et les noms qui s’affichent en gros plan, mais putain, c’est vu, revu et éculé…

Au final, Nude Nuns with Big Guns est une arnaque en bonne et due forme. Avec un titre racoleur et un film qui ne montre que des seins, seuls les vieux garçons rabougris qui rêvent de se taper une bonne sœur en levrette dans un confessionnal seront ravis. Le problème, c’est qu’ils ne doivent pas être nombreux. Bref, un scénario atrophié, des acteurs recrutés à Pole Emploi et une réalisation fainéante sont le résultat de ce film qui n’a comme seule volonté celui de surfer sur la vague Grindhouse comme Une Nuit en Enfer ou Planète Terreur. Bien entendu, ma note correspond au nombre de seins que possède une femme… enfin, normalement…

Note : 02/20

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AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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