mai 18, 2026

Teenage Mutant Ninja Turtles – Shredder’s Revenge

Résumé :

Teenage Mutant Ninja Turtles: Créé par les experts du beat ’em up de chez Dotemu (Streets of Rage 4) et Tribute Games, Shredder’s Revenge propose un gameplay révolutionnaire agrémenté de mécaniques classiques du jeu de combat. 

Vous incarnerez Leonardo, Michelangelo, Donatello et Raphael pour affronter Shredder et le Clan des Foot, en solo ou jusqu’à quatre joueurs en simultané !

Dans la même veine que la légendaire série de 1987 et véritable hommage aux jeux vidéo mettant en scène les Tortues ninja comme Turtles In Time, cet opus vous donnera une bonne dose de nostalgie en pixel art magnifique.

Avis :

Le rétrogaming est revenu à la mode de manière fulgurante. Outre le fait que maintenant, les vieux jeux coûtent un bras et demi, on retrouve sur les consoles nouvelle génération des softs qui font appel à notre nostalgie. Soit ce sont des rééditions de vieux jeux qui reviennent, soit ce sont carrément de nouveaux jeux, mais avec des graphismes en pixels art. De plus, si certains jeux épousent volontairement le RPG pour renouer avec des Secret of Mana et autres Final Fantasy de la belle époque, on retrouve de plus en plus des beat ‘em all, c’est-à-dire des jeux d’action d’arcade, où on peut avancer une fois que l’on a buter tous les ennemis présents à l’écran. C’est dans cette veine que s’inscrit Teenage Mutant Ninja Turtles Shredder’s Revenge. Un titre à rallonge pour un jeu court (environ 3h) mais qui flirte constamment avec nos bas instincts de quarantenaires geeks.

Ici, point de scénario, sinon un lien en filigrane entre les tableaux, où l’on voit des ennemis embarquer le corps du futur boss de fin, à savoir le robot dans lequel se réfugie Crank. Dès le début, le ton est donné, on peut choisir le mode histoire, le mode arcade ou le mode survie, et ils se ressemblent un petit peu. Si le mode histoire suit les tableaux dans l’ordre pour avoir un semblant de scénario, avec la version arcade, c’est la même chose, mais avec des vies limitées, et c’est encore plus dur dans le mode survie, puisque le jeu s’arrête dès que l’on meurt une première fois. Ce n’est clairement pas dans sa narration que le jeu gagne ses galons, ni même dans sa durée de vie, puisqu’il faut environ trois heures pour conclure les seize tableaux. C’est court, mais c’est aussi fidèle à l’esprit de l’arcade.

Là où le jeu fait de gros efforts, c’est sur ses graphismes et la fluidité de son gameplay. Le premier constat que l’on peut fait, c’est que c’est beau. Même si c’est en pixel art, c’est vraiment très joli, et le rendu sur grand écran reste très joli à regarder. Les niveaux ne se ressemblent pas, il y a une vraie volonté de rendre l’arrière-plan vivant, parfois un peu trop. On passe de la rue aux égouts, en passant par une chaîne de fabrication, un zoo, et bien entendu une planète extraterrestre. Le seul défaut graphique que l’on puisse faire, c’est qu’il n’y a pas d’animations dans les « cinématiques ». On a droit à des plans fixes avec les voix en anglais, et il aurait été plus sympa d’avoir de l’animation, ou des extraits du dessin-animé des années 80.

Par contre, le gameplay répond au doigt et à l’œil. C’est bien simple, c’est d’une belle fluidité et les techniques de combat sont assez nombreuses. Certes, il suffit souvent de marteler une touche pour faire des attaques basiques, mais on peut aussi déclencher des super-attaques après avoir fait quelques combos. Il y a une possibilité de déclencher un mode super-ninja aussi, qui facilite les combos et les combats contre des méchants un peu plus retors. Le plus pénible reste tout de même les niveaux en véhicule, où la profondeur et la hauteur des ennemis n’est pas très lisible. Mais cela reste un détail. Et comme il y a une pléthore de personnages jouables (les quatre tortues, April, Casey Jones après une première partie, Splinter, et des personnages que l’on peut acheter), on a bien envie de recommencer le jeu.

D’ailleurs, question rejouabilité, le soft en impose, notamment pour ceux qui aiment les difficultés élevées et qui veulent platiner à fond leurs jeux. Chaque tableau propose des objets à trouver, ou encore des défis à réaliser, comme ne pas se faire toucher, ou faire un combo spécial à un moment précis. Il y a un système de scoring qui permet aux joueurs de se tirer la bourre, malgré le côté coopératif. Et puis il y a le plaisir de jouer jusqu’à six en simultanée. Même si la visibilité n’est parfois pas optimale, cela reste une grosse fête. Une fête qui n’est pas gâchée par une difficulté excessive. Le jeu n’est pas punitif, les boss ne sont pas très durs, et de ce fait, le soft peut s’adresser à toute la famille. D’ailleurs, les ennemis sont nombreux, les boss sont beaux, et on retrouve tout un univers familier.

Au final, Teenage Mutant Ninja Turtles Shredder’s Revenge est un jeu court fort sympathique, mais pas forcément indispensable, surtout à ceux qui cherchent des jeux longs et avec une narration poussée. Ici, on fait face à un « petit » jeu d’arcade qui jouit d’une bonne production, d’un effet nostalgique fort et d’une rejouabilité infinie, grâce à son multijoueur et son aspect scoring. Il n’en demeure pas moins qu’il faut savoir dans quoi on met les pieds, et que le mode histoire se termine très, très, rapidement.

Note : 14/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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