octobre 18, 2021

La Ferme de la Terreur

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Titre Original: Deadly Blessing

De : Wes Craven

Avec Maren Jensen, Sharon Stone, Susan Buckner, Ernest Borgnine

Année: 1981

Pays: Etats-Unis

Genre: Horreur

Résumé:

A la suite de la mort suspecte de son mari, Martha Schmidt devient témoin de phénomènes de plus en plus inexpliqués et effrayants. Il est vrai qu’à proximité de chez elle s’est installée une étrange communauté religieuse: les Hittites. Ces derniers vivent en autarcie et refusent toute technologie moderne car ils y voient à la place des manifestations du Démon.

Avis :

C’est en 1984 que Wes Craven réalise un coup d’éclat qui va lui permettre de rayonner dans le domaine de l’horreur. Avec Les Griffes de la Nuit et son boogeyman emblématique, le cinéaste montre au monde entier qu’il est capable du meilleur et, malheureusement, comme du pire. Avant de se faire mousser avec Freddy Krueger, Wes Craven a réalisé six films qui sont devenus cultes grâce à leur remake ou qui sont tombés dans l’oubli le plus total. Si La Dernière Maison sur la Gauche et La Colline a des Yeux se sont vus rajeunir, ce n’est pas le cas de La Ferme de la Terreur, film qui nous préoccupe aujourd’hui et qui date de 1981 avec une toute jeune Sharon Stone. Alors pourquoi le film est-il tombé dans l’oubli ? Qu’est-ce qui fait que ce film n’est vraiment pas terrible ?

Borgnine Ferme de la terreur

Tu vas me couper ces cheveux ou je te mets toute la tartine dans la gueule !

L’histoire de ce film est très bizarre. Un charmant fermier vit avec sa femme sur un terrain qui jouxte celui d’une communauté qui ressemble aux amish. Fou de Dieu et refusant toute évolution technologique, on apprend que ce fermier était un membre de cette communauté et qu’il a décidé de la quitter pour vivre une vie plus normale. Le problème, c’est que cette secte voit en sa femme une succube qui l’a perverti. Lorsque le fermier meurt, tous les soupçons de la communauté pèsent sur la femme et lorsque les meurtres continuent et concernent les membres de cette communauté, la menace se fait plus présente. Si le pitch semble relativement simple, le film devient vite complexe à cause de quelques errances scénaristiques et de personnages qui ne servent à rien ou qui ressemblent trop à d’autres. On ne sait jamais si le film traite d’un tueur, d’une entité démoniaque ou alors d’une secte sataniste et c’est très pénible.

La construction narrative est très classique, mais le film ne fait pas du tout peur. C’est d’ailleurs assez bizarre d’avoir un film qui s’appelle La Ferme de la Terreur et qui ne suscite aucune sensation de peur. Les quelques passages qui auraient pu être stressant sont loupés ou montés de façon trop bizarre et presque improbable. Pour s’en rendre compte, il suffit de regarder la scène où Sharon Stone se retrouve enfermée dans la grange. On pense à une entité démoniaque, puis surgit un vieux type en imperméable que l’on devine par derrière. C’est assez dommage de voir que la plupart des meurtres sont ratés. Ils ne sont ni gore, ni impressionnant et laissent sur la faim. Même le passage où la voiture essaye d’échapper aux flammes est ridicule. Et puis a-t-on déjà vu une voiture explosée par le coffre ? Néanmoins, tout n’est pas si mauvais non plus. Le passage le plus dérangeant concerne une scène de rêve qui est reprise dans l’affiche du film. Le moment est surréaliste et les couleurs sont bien choisies pour susciter un petit peu l’intérêt. On notera aussi une scène sympathique avec un serpent dans une baignoire où l’héroïne se baigne. Le plus amusant, c’est que ces deux scènes seront reprises dans Les Griffes de la Nuit, comme si la réalisation de ce film était un terrain d’expérience pour Wes Craven.

En termes de casting, on retrouve deux grands acteurs qui auront des rôles secondaires. Sharon Stone ne sert absolument à rien dans le métrage, si ce n’est mettre quelques cauchemars et une jeune jolie blonde. Ernest Borgnine joue le père de famille amish et il le fait très bien. Complètement habité par son personnage, il en devient inquiétant et très rustique, collant parfaitement à l’image du film. Malheureusement, le reste du casting est assez anecdotique. La belle Maren Jensen montre volontiers son cul et ses nichons, mais elle n’attirera pas la sympathie du spectateur et c’est assez problématique puisqu’elle tient le rôle principal. Les autres personnages sont assez lisses et pas intéressants. On ressent vraiment un manque de profondeur dans chacun des protagonistes et c’est relativement pénible, rendant le film plat. La conclusion du métrage n’est pas glorieuse, avec une révélation bidon et surtout un twist ridicule et mal venu !

Capt_Image

On ne voit pas bien sur la photo mais le serpent bande.

Au final, La Ferme de la Terreur fait partie des films d’horreur oubliable de Wes Craven. Sans réelle ambiance, avec des scènes mal fichues qui côtoient des moments plus intéressants, le film ne trouve jamais son rythme et a pris un sacré coup de vieux derrière la nuque. Il aurait fallu se concentrer sur un style de frayeur, en jouant sur un seul tableau comme le slasher ou le démoniaque, mais brouiller les pistes en utilisant les deux n’était pas une bonne idée.

Note : 07/20

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=VUsx64R7iQk[/youtube]

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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