octobre 22, 2021

Tera Volts – Black Hole

Avis :

Parfois, une pochette vous tape dans l’œil et vous donne envie d’écouter le contenu. C’est un peu ce qu’il s’est passé avec Tera Volts (même si en vrai, on a pioché ça au hasard sur le net). Groupe avec des informations au compte-gouttes sur le web, il est assez complexe d’aborder ce groupe. Ou plutôt ce One Woman Metal Band. Car oui, Tera Volts est un projet solo de Gabriela Espinoza Vazquez, qui est, comme son nom l’indique, néerlandaise. Oui, on n’est pas à une surprise près avec cet album et cette artiste. Membre du groupe Teca Sikiri (inconnu au bataillon), la jeune femme a voulu se lancer dans un projet solo et a connu un petit succès avec son single Slave. Depuis cela, peu de nouvelles, si ce n’est l’arrivée de son premier album, Black Hole, en 2018. Se nommant elle-même Heavy Metal Diva, voyons donc ce projet.

La première surprise va venir dès le premier titre. Avec une telle pochette, un tel nom de groupe et un tel titre d’album, on aurait pu s’attendre à du lourd. Et ce n’est pas vraiment ce que l’on va avoir. Hop on This Train est d’une pauvreté assez incroyable. Le rythme est mou du genou, il n’y a pas de basse et cela s’entend, et la production est faible. Mais bon, on reste dans un album assez confidentiel et donc, il est presque logique que la production ne soit pas au niveau. Mais le pire dans tout ça reste la voix de la chanteuse qui est une calamité. On a l’impression qu’elle ne fait aucun effort et que de temps en temps, elle s’essaye au growl, mais sans aucune conviction ni puissance. On frôle très souvent le ridicule.

Alors oui, d’un point de vue technique, ce n’est pas trop mal et la chanteuse se débrouille avec sa gratte, mais ça reste un maigre lot de consolation. Et surtout, cette mise en bouche ne donne absolument pas envie d’écouter la suite. Silencio s’affiche comme un titre étrange. Le démarrage est pénible, avec un petit son qui ne reviendra pas, puis on se retrouve face à un titre qui se veut Heavy mais qui n’a aucune vigueur. Non seulement il manque de punch, mais en plus de cela, le chant n’est pas en adéquation avec le reste. L’accent espagnol aurait pu être sympathique, mais il ne sied ni au rythme, ni à l’ambiance. En fait, il ne sort rien de ce morceau qui semble aussi anecdotique que le premier titre. Pire, il est aussi pénible, mentant sur sa marchandise, nous vendant du Heavy et offrant un pseudo hard déjà fatigué.

On aura un éclair de lucidité sur Hey. Le début est prometteur, le rythme est sympathique et surtout, les riffs donnent envie de bouger un peu plus. Malheureusement, cela sera plombé par un chant qui s’en bat les couilles. Et cet adage va revenir très souvent. On a l’impression que la chanteuse ne donne pas tout ce qu’elle a et se contente de réciter des paroles, en espagnol pour le coup, et parfois en anglais. De ce fait, le morceau manque de hargne, de nerfs. Baby Blues se lance comme une ballade et suivra un encéphalogramme plat du début à la fin. Le problème avec ce titre, qui reste maîtrisé, c’est qu’il n’a pas d’impact, la faute à des morceaux précédents qui ne marquent pas et qui sont mous du gland. Avec des titres plus pêchus, le break balancé par ce titre aurait été plus important.

Mais on demande peut-être un trop de chose. Car la suite n’est clairement pas folichonne. On slalome entre des titres anecdotiques et des navets purs et simples. Black Hole se veut un peu bluesy, mais il est d’un classicisme qui ne marque pas et empêche vraiment de plonge dedans. Calabozo est d’une nullité affligeante, mettant en avant des breaks pop rétrogrades et sans aucun intérêt. On pourrait presque se croire devant un concert à Six-Fours les Plages… C’est dire la nullité du morceau. Et puis la suite restera dans les annales de l’oubli volontaire. Don’t Say est long et lent. Dime Si ressemble à de la pop des années 90 en provenance des pays de l’Est. Whisky Groove tente un début alléchant pour sombrer dans les rouages factices de la médiocrité. Et I Feel Good nous fera nous sentir mal… Bref, le supplice semble avoir trouvé un nom…

Au final, Black Hole, le premier album de Tera Volts, est un ratage complet et total. Se vendant comme du Heavy, la jeune femme trompe tout le monde en faisant un mélange désagréable de tout et n’importe quoi. Outre une production lamentable, aucun morceau ne fonctionne vraiment et la voix de la chanteuse est tout simplement insupportable. Se définir comme une Heavy Metal Diva et chanter comme une casserole, c’est tout de même un sacré comble. Bref, rares sont les albums estampillés métal qui déçoivent, mais celui-ci tient le haut du panier.

  • Hop on This Train
  • Silencio
  • Hey
  • Baby Blues
  • Black Hole
  • Calabozo
  • Don’t Say
  • Dime Si
  • Whisky Groove
  • I Feel Good

Note : 04/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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