juin 23, 2021

Katy Perry – Prism

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Avis :

Le monde de la musique réserve bien des surprises. On sait tous que c’est un monde de chacals qui est en train de se casser la gueule à cause d’un monopole évident des grandes boîtes et d’une consommation fast-food des hits qui vont rapporter gros. Bien souvent, si l’on veut trouver quelque chose d’original, il faut creuser sur internet ou dans les bacs des magasins spécialisés. Et puis parfois, le monde de la musique est tellement une chienne que ça transforme des artistes pourtant talentueux à la base. Prenons le cas Katy Perry. La charmante jeune femme, originaire de Californie, née au sein d’une famille de pasteurs. Très tôt elle se dirige vers une musique gospel, puis, vers ses 15 ans, vers quelque chose de plus proche de la country. Elle apprend même à jouer de la guitare. D’ailleurs, elle va sortir un album de gospel en 2001 sous le pseudonyme Katy Hudson mais ne rencontrera pas le succès. Chose incroyable, elle apparaît alors dans des clips de métal et notamment celui de Goodbye for Now de P.O.D. Après quelques déboires avec des maisons de disques, la belle sort en 2008 son premier tube, I Kissed a Girl, et ce sera un immense carton. Si le morceau reste écoutable et indéniablement sexy, la musique qu’elle opère est vraiment commerciale et annonce clairement un plan de carrière sans envergure ni originalité. En 2013, elle est toujours là et sort même un troisième album sobrement intitulé Prism. Que vaut-il ?

Autant le dire de suite, l’album ne brillera pas son originalité et encore moins pas la lumière qui le traverse. C’est bien gentil de nous faire un album avec 16 morceaux, encore faut-il que certains se détachent du lot, parce que là, aucun titre n’est mémorisable, les rythmiques sont du vu et revu et on s’emmerde sec durant plus de 60 minutes. Comment peut-on se prostituer à ce point alors qu’à la base on a plutôt bon gout ? Le skeud commence avec le titre phare, Roar, et on touche déjà le fond. C’est mou, sans surprise, le refrain est d’une grande débilité, bref tout est réuni pour en faire le premier tube. Surtout que le clip est malin, montrant une Katy Perry avec une tenue sexy. D’autres titre dans la même veine viendront au fil de l’album comme This is How We Do ou encore International Smile ou bien Ghost. Après, la chanteuse essaye vainement de varier ses boîtes à rythme sans réel succès. Legendary Lovers s’appuie sur quelque chose de plus hip-hop tout en gardant la ligne de conduite pop, et ça ressemble beaucoup à ce que fait Gwen Stefani en solo. On retrouvera cet aspect plus rap sur des morceaux comme Dark House et son featuring avec Juicy J et ça reste d’un classicisme qui frôle le plagiat. Bref, rien de bien folichon à se mettre la dent. Pire que cela, on a l’impression qu’aucun morceau fort ne parsème le skeud et que l’on est face à un pur produit fat à la va-vite pour concurrencer toutes les nanas qui surfent sur ce genre comme Rihanna ou Miley Cyrus.

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Bien évidemment, Katy Perry est maline et n’oublie les jeunes adolescentes qui écoutent sa musique. En grande priorité, on retrouve des titres qui se veulent émouvants, mais qui sont encore une fois d’une mollesse et d’une grande inutilité. Entre un Unconditionally braillard au possible dans les refrains, un Double Rainbow pénible au possible sans variations ou encore un By the Grace of God qui se sert d’un piano pour attendrir, on est devant des titres sans envergures et qui ne possède aucune personnalité. D’autant plus que la chanteuse ne possède pas non plus un organe extraordinaire. Elle a une jolie voix, mais pas de quoi sauter au plafond. Et puis parfois, on a aussi des morceaux qui essayent de faire comme dans années 80/90 avec une dance entrainante. Seulement, si cela marchait dans ces années-là, on se retrouve avec quelque chose de déjà entendu et ça ennuie. Walking on Air en est le parfait exemple ou encore This Moment dans un genre plus lent. Mais alors tout l’album est mauvais ? Presque ! Une chanson sort du lot pour moi, et même si elle n’est pas innovante, elle demeure entrainante. Birthday est un morceau qui rappelle la pop soul des années 70 avec un soupçon de musique électro. On dirait un Katy Perry du précédent album, notamment le titre Last Friday Night et c’est agréable à défaut d’être exceptionnel.

Au final, Prism, le dernier album de Katy Perry est presque une purge infâme. Délaissant son âme au diable de l’industrie pop, Katy Perry propose un album fade sans couleurs et qui contentera seulement ceux qui ne font pas attention à ce qu’ils écoutent, ceux qui écoutent la radio ou ceux qui ont mauvais gout.

  1. Roar
  2. Legendary Lovers
  3. Birthday
  4. Walking on Air
  5. Unconditionally
  6. Dark House feat Juicy J
  7. This is How we Do
  8. International Smile
  9. Ghost
  10. Love Me
  11. This Moment
  12. Double Rainbow
  13. By the Grace of God
  14. Spiritual
  15. Its Takes Two
  16. Choose Your Battles

Note : 04/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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