décembre 10, 2022

Hunters Saison 1

D’Après une Idée de : David Weil

Avec Al Pacino, Logan Lerman, Jerrika Hinton, Lena Olin

Pays : Etats-Unis

Nombre d’Episodes : 10

Genre : Thriller, Drame

Résumé :

En 1977 à New York, une bande de chasseurs de nazis découvrent que des centaines de hauts dignitaires du régime déchu vivent incognito parmi eux et complotent pour instaurer un IVe Reich aux États-Unis. L’équipe hétéroclite de Hunters se lance alors dans une sanglante quête visant à faire traduire ces criminels en justice et à contrecarrer leur projet de génocide.

Avis :

Petit acteur à ses heures perdu, David Weil est tout nouveau tout neuf dans le paysage du cinéma américain. Il débute sa carrière en 2012. Après des années à concevoir le projet dans sa tête et sur le papier, David Weil a réussi a signé un contrat avec Amazon Prime pour que sa série voit le jour. Une série qu’il a écrit, comme un hommage à sa grand-mère, survivante des camps, qui, quand il était petit, lui racontait l’horreur de la guerre sur le ton d’une bande-dessinée.

« Hunters« , c’est le retour d’Al Pacino sur le petit écran, dix-sept ans après « Angels in America« . Plus que son idée de chasse aux nazis sur le sol américain, « Hunters« , c’est justement l’idée de voir Al Pacino en tête d’affiche d’une série qui m’a forcément donné envie de m’y arrêter. Sur la base de dix épisodes, David Weil livre-là un show original, violent, décalé, fun et sombre. Avec son idée de chasse à l’homme, « Hunters » se pose comme une bonne petite série. Une série qui décevra peut-être un peu, dans le sens où malgré les efforts du showrunner pour livrer une série folle, cette dernière trouve un ventre un peu mou, et elle se fait moins surprenante qu’au début, ou que dans son final. Malgré ça, on passe quand même un bon, voire très bon, moment, et il est clair que ces dix premiers épisodes se dégustent.

New York, 1977, Jonah, dix ans, vit avec sa grand-mère. Le jour où cette dernière est assassinée, sa vie bascule. Ainsi, Jonah fait la connaissance de Meyer Offerman, un vieil homme ami de sa grand-mère. Jonah va apprendre qu’avec Meyer, sa grand-mère avait monté une organisation qui avait pour but de traquer et liquider les hauts dignitaires du IIIe Reich qui ont trouvé refuge aux Etats-Unis de manière incognito. Animé par un désir de vengeance, Jonah rejoint l’équipe de Meyer. La chasse de Jonah commence alors !

Ils sont parmi nous, ils mènent des vies normales à la vue de tous, les nazis sont en Amérique, et ils comptent bien y rester. « Hunters« , première série signée David Weil, est ce que l’on peut appeler un bon petit show. Partant sur une idée originale, offrant des moments de cinéma vraiment sympas et quelques punchlines qui valent à elles seules le coup d’œil, « Hunters » ne restera pas comme une grande série de 2020, mais il est sûr qu’elle se pose comme un bon divertissement, comme une bonne idée, et comme une bonne enquête qui nous réserve son lot de surprises et de petites déceptions.

« Hunters« , c’est une série qui dans ce qu’elle raconte, a du bon, du très bon, du génial, mais aussi du moins bon, voire même de l’absurde. Un absurde qui reste cool dans un sens, mais qui déçoit aussi dans le machiavélisme de son plan.

Ce qui est très bien avec « Hunters« , c’est son idée même, une traque de nazis sur le sol américain et les dix épisodes d’une heure à peu près que nous réserve cette première saison, ont de quoi nous tenir en alerte. Peuplée de personnages caricaturaux et géniaux à la fois, des personnages qui pour certains ont énormément de bagou, il est vrai qu’à leur découverte, on ne va pas bouder notre plaisir. Que ce soit la présentation des personnages, l’intrigue qui nous est présentée, ou encore les sous intrigues, même s’il est vrai que parfois, l’ensemble est un peu bordélique, il n’empêche que le tout se suit sans qu’on s’y perde et comme je le disais, le tout se suit aussi avec plaisir.

Comme je le disais, « Hunters » est une série qui a un ventre mou et qui surprend moins une fois l’effet de surprise passé, mais ce n’est pas non plus pour cela qu’elle ne reste pas un bon moment. Les six réalisateurs qui se succèdent nous livrent là un show assez jubilatoire. La série est généreuse en action, dans sa violence, elle est généreuse en drame, elle est généreuse dans le portrait de ses personnages ou encore dans son histoire, même quand cette dernière est un peu tirée par les cheveux. « Hunters » arrive à être déluré quand il le faut et touchant quand il faut aussi. Puis visuellement parlant, « Hunters » est une série très esthétisée. Que ce soit dans la reconstruction de l’Amérique des années 70 ou les moments où la série bascule dans les années 40 dans les camps, on sent qu’on a donné les moyens de ses ambitions à David Weil.

Après, comme je le disais plus haut, « Hunters« , c’est aussi le boxon dans le sens où beaucoup de flashbacks viennent s’imposer pour appuyer le présent et parfois, c’est un peu trop. Ca a tendance non pas à nous perdre, mais à se faire un peu lourd. Heureusement, il y a toujours un élément qui vient redonner du punch et du sens à la série.

Enfin, pour sa première série, David Weil a sorti les choses en grand et il nous offre l’un des plus beaux castings qui soit pour une série. Outre un très bon Al Pacino, il faut aussi compter sur Logan Lerman, Jerrika Hinton, Lena Olin, Saul Rubinek, Josh Radnor, Carol Kane, Dylan Baker qui trouvent tous des personnages intéressants et hauts en couleurs. On ajoutera à cela les révélations Kate Mulvany en bonne sœur vengeresse et trouble et Greg Austin en nazi américain terrifiant. À noter aussi ici et là les présences de Barbara Sukowa, James Le Gros et John Noble.

« Hunters » est une série inégale, mais elle demeure une bonne série qui avec ses défauts et ses qualités, ses moments jubilatoires et ses moments plus décevants, arrive à nous captiver sur son ensemble. On s’amuse, on rit, on est intrigué, on est curieux, et surtout, on adore ces personnages et ces acteurs. Et avec un final comme celui-là, on reste très désireux de voir la suite.

Note : 14/20

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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