mai 16, 2021

Dora et la Cité Perdue

Titre Original : Dora and the Lost City of Gold

De: James Bobin

Avec Isabela Moner, Michael Pena, Eva Longoria, Adriana Barraza

Année : 2019

Pays : Etats-Unis, Australie

Genre : Aventure

Résumé :

Après des années à explorer la jungle avec ses parents, Dora se prépare à vivre l’épreuve la plus difficile de sa vie : l’entrée au lycée ! Son âme d’exploratrice ressurgit quand elle doit voler à la rescousse de ses parents en danger.
Accompagnée de son fidèle singe Babouche, de son cousin Diego et de nouveaux amis hauts en couleur, Dora embarque dans une folle aventure qui l’amènera à percer le mystère de la Cité d’or perdue.

Avis :

James Bobin est un réalisateur américain qui commence sa carrière à la télévision pour plusieurs séries et autres shows. Parmi les titres, on trouve « The 11 O’Clock Show« , « Da Ali G Show  » ou encore récemment « Enlightened« . James Bobin passe à la réalisation de long-métrage en 2011 avec « Les Muppets, le retour » et sa suite « Opération Muppets« . Faisant son petit effet auprès des studios, James Bobin se retrouve alors aux commandes de la suite de « Alice au pays des merveilles« . Même si ce second opus n’a pas reçu le succès escompté, il a toutefois permis à James Bobin de poursuivre son parcours.

Et ce parcours nous entraîne vers l’un des projets les plus « fuckés » d’Hollywood, puisque l’on va parler de l’adaptation de « Dora l’exploratrice« . Je ne sais pas pour vous, mais parfois, il y a des projets qui sentent tellement l’improbable, pour ne pas être plus vulgaire, qu’ils finissent par donner envie de les voir, juste pour voir le rendu et clairement « Dora et la cité perdue » fait partie de ceux-là. On peut même dire qu’il faisait partie du haut du panier, tant l’idée de passer « Dora l’exploratrice » en images réelles n’avait aucun sens.

Dora habite dans la jungle depuis toujours. Dora fait partie d’une famille d’explorateurs et avec ses parents, elle cherche la cité perdue de Parapata, mystérieuse cité d’or que personne n’a jamais pu localiser. Enfin ça, c’était jusqu’à ce que Dora trouve une relique qui contient un plan qui devrait mener à Parapata. La jugeant trop jeune, ses parents décident de l’envoyer alors chercher sa tante à Los Angeles afin qu’elle puisse se sociabiliser et se faire des amis de son âge. Peu de temps après son arrivée, ses parents cessent de communiquer et bientôt Dora, mais aussi ses nouveaux amis, se font enlever par des mercenaires.

« Dora et la cité perdue« , autant dire que s’il y a bien un projet dont je ne pensais pas qu’il existerait un jour, c’est bien celui-là. Alors catastrophe totale ou plutôt bonne surprise ? La réponse va être assez étonnante puisqu’en fait, le film n’est ni l’un ni l’autre.

« Dora et la cité perdue« , c’est un film qui fut difficile à aborder, car l’adulte n’est clairement pas sa cible. D’ailleurs, si on le regarde avec ses yeux d’adulte, le film est totalement « débilisant », car entre ses répliques bien pauvres, ses messages niais et prêchant la bonne parole, ses chansons qui nous catastrophent (Le film fait une chanson sur le caca… Doit-on aller plus loin ?), et ces moments totalement improbables et l’on ne parlera pas des effets spéciaux, assez affreux dans leur genre… il y a vraiment de quoi se poser beaucoup de questions devant « Dora … », à commencer par, pourquoi ?

Mais voilà, comme je le disais, le film est destiné aux enfants et dans un sens, ça passe pour les enfants. L’aventure est là, et si on ne se concentre que sur cette dernière, alors cette version enfantine d’un « Indiana Jones » n’est pas si mal que ça. Le rythme est bon, le film enchaîne les rebondissements et les mystères qui lui donnent un certain suspens, même si on ne va pas le nier non plus, tout reste très prévisible en même temps, et le scénario en lui-même ne vole pas bien haut, on peut même dire qu’il rase le sol. Mais bon, l’ensemble tient la route et il en ressort même des éléments assez appréciables, comme l’autodérision dont fait preuve le film. James Bobin et ses scénaristes s’amusent bien avec l’idée que l’on peut avoir d’une adaptation de « Dora l’exploratrice » et parfois, c’est tellement décalé que ça en est franchement drôle (quand d’autres fois ça tombe totalement à côté).

Visuellement, le film n’est pas incroyable. Comme je le disais, les effets sont affreux (chipper et babouche, beaucoup des décors sentent le fond vert et le studio à plein nez, mais là encore, si on se place du point de vue des gamins, le spectacle est là et il est honnête). James Bobin utilise tous les codes du film d’aventures et d’exploration archéologique. On aura même quelques bonnes surprises avec notamment une séquence en animation plutôt bien vue et bienvenue.

Enfin, avec ce film, il faut saluer la prestation de la jeune Isabela Moner qu’on avait déjà remarqué dans la suite de « Sicario« . La jeune comédienne s’en sort étonnement bien pour un rôle tellement barré qu’il s’avère une épreuve à lui seul. Une prestation qu’on salue encore un peu plus quand on voit le reste du casting qui fait le strict minimum.

« Dora et la cité perdue » n’est donc pas une catastrophe absolue. Non, c’est juste un film destiné aux plus petits. Si l’on a certes déjà vu mieux, avec tous ses défauts et ses quelques qualités, « Dora et la cité perdue« , à la seule condition que l’adulte mette en off son cerveau, peut alors se laisser regarder.

Note : 8,5/20

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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