juin 25, 2024

Certain Women

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De : Kelly Reichardt

Avec Kristen Stewart, Laura Dern, Michelle Williams, Jared Harris

Année: 2016

Pays: Etats-Unis

Genre: Drame

Résumé:

Les vies de trois femmes se croisent dans une petite ville d’Amérique, où chacune d’elles tentent de tracer sa voie…

Avis:

Cinéaste au cinéma minimaliste, Kelly Reichardt est une réalisatrice qui navigue à contre-courant. Depuis son premier film en 1995, Kelly Reichardt s’est peu à peu fait un joli nom dans le cinéma indépendant américain. Avec des films tels que « Wendy et Lucy » ou « La dernière piste » à force de caractère et de style, la réalisatrice s’est bâti son univers.

Son avant-dernier film, « Night Moves« , avait remporté le Grand Prix du festival de Deauville et revoici Kelly Reichardt de nouveau en sélection pour concourir au même prix. Si son film précédent avait conquis le festival et les festivaliers, « Certain women » va être très loin de connaitre le même destin. Malgré un très beau casting, le nouveau Kelly Reichardt est d’un chiant absolu. « Certain women » se pose comme le somnifère de la sélection. Présentant trois portraits de femmes, la réalisatrice n’arrivera jamais à faire décoller son film, ni même le rendre intéressant. On se retrouve devant un film qui n’en finit pas, tant les minutes passent comme des heures et une fois le générique final arrivé, on se sent comme délivré et l’on ne se fait pas prier pour quitter la salle.

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Quelque part perdu dans une Amérique profonde, dans une petite ville sans attrait, en plein hiver, trois femmes dont la vie est loin d’être excitante essayent tant bien que mal de trouver leur place. Si certaines y arriveront, d’autres iront de déconvenues en déconvenues.

Avec « Certain women« , on s’attendait à un joli film qui mettrait en lumière trois femmes de manière juste et touchante. On s’attendait à ce que la réalisatrice nous peigne une certaine réalité et filme avec conviction l’ennui ou encore la difficulté d’habiter des régions quasi-désertes dans cet immense pays qu’est les États-Unis.

Mais voilà, entre ce que l’on avait imaginé et ce que l’on va trouver, il y a bien plus qu’un état qui les séparent. Long, très long, trop long alors même que le film en lui-même demeure assez court, puisqu’il ne fait qu’une heure quarante. « Certain women » est un film qui est étiré jusqu’au bout de lui-même (une demie heure de film sur une femme qui achète des pierres…), il est silencieux, soporifique au possible, répétitif et j’en oublie. « Certain women » se pose comme une véritable prise d’otages devant laquelle on ne peut que s’ennuyer, tant on se sent si peu concerné par ces personnages et qu’en prime, dans ce que nous raconte sa réalisatrice, il ne se passe absolument rien.

Ne bénéficiant d’aucun scénario, ne racontant rien, n’apportant rien, absolument rien, aux portraits de femmes que la réalisatrice veut peindre, « Certain women » est simplement raté et l’on se demande bien comment un tel ennui a pu être validé. « Certain women » est un film de personnages, puisqu’il peint la vie de trois femmes, mais la réalisatrice rend ses personnages si peu attachants, qu’on se fiche royalement de ce qui peut leur arriver, et en l’occurrence, il ne leur arrivera rien du tout.

Bref, on a bien du mal à comprendre l’intérêt du film et de ces histoires. On ne comprend pas le pourquoi de ces histoires. Pourquoi nous montrer ces femmes à ces moments-là de leur vie ? Si on peut le comprendre pour le personnage que joue Laura Dern, dans le premier segment, car il se passe plus ou moins quelque chose dans sa vie, pour les deux autres, cela reste un profond mystère. On se demande aussi comment de telles actrices et acteurs comme Laura Dern, Michelle Williams (l’actrice fétiche de la réalisatrice), Kristen Stewart, James Le Gros ou Jared Harris sont venus se perdre dans un tel néant. D’ailleurs, ça se voit bien à l’écran que les acteurs composent avec ce qu’ils peuvent, car sans être mauvais non plus, leurs personnages sont si vides qu’on n’arrive même pas à leur trouver leur charme habituel.

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« Certain women » est donc le plus mauvais film du festival de Deauville cette année. Un film comme « Goat » d’Andrew Neel, même s’il reste répugnant dans sa morale, avait toutefois le mérite de nous faire réagir, en mal certes, mais il dégage une émotion. Il dégageait quelque chose qui malgré tout nous tenait. Ici, avec son film, Kelly Reichardt nous enlève toute vie, toute émotion, toute implication et finalement, on s’emmerde bien plus que ces personnages. Bref, un triste raté de bout en bout !

Note : 03/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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