novembre 28, 2021

Alaska

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De : Claudio Cupellini

Avec Elio Germano, Astrid Bergès-Frisbey, Valerio Binasco, Elena Radonicich

Année: 2016

Pays: Italie, France

Genre: Drame

Résumé:

Fausto est italien, mais il vit à Paris et travaille comme serveur dans un grand hôtel. Nadine est une jeune Française de 20 ans, à la fois fragile et déterminée. Lorsque les deux jeunes gens se rencontrent par hasard sur un toit, ils se reconnaissent : fragiles, seuls et obsédés par une idée du bonheur qui semble inatteignable. Ils ne soupçonnent pas encore qu’ils vont s’aimer, se perdre, souffrir, se retrouver.

Avis:

Ayant l’envie de découvrir un peu plus le cinéma italien, je m’arrête aujourd’hui sur le cas de Claudio Cupellini, dont « Alaska » est le premier film que je vois de ce cinéaste. Réalisateur italien, il débute sa carrière en 1999 avec le court-métrage « Le Diable au vélo« . En 1999 et 2006, il va réaliser deux autres courts-métrages, ce qui va lui ouvrir des portes pour réaliser un épisode de la série « 4-4-2 – Il gioco più bello del mondo« . Depuis, Claudio Cupellini a réalisé trois films, dont « Alaska« .

La bande-annonce laissait présager une belle histoire d’amour avec ses hauts et ses bas. Un film qui avait du charme, même si l’intrigue avec l’air déjà-vu et ce constat sera aussi bien la force comme la faiblesse du nouveau film de Claudio Cupellini. Porté par un beau couple de cinéma, le réalisateur nous entraîne dans une belle histoire d’amour. Une histoire d’amour touchante, mais qui s’étire vers sa fin, ce qui fera retomber quelque peu le plaisir et tout le bien qu’on pensait de ce film.

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Fausto est un jeune italien vivant à Paris. Il travaille comme serveur dans un hôtel de luxe parisien. Un jour, il fait connaissance de Nadine, une jeune fille qui a tout juste vingt ans. Nadine est venue passer un casting de mannequinat dans l’hôtel où travaille Fausto. Très vite les deux jeunes gens se plaisent. Une alchimie, un charme, un sentiment se dégagent d’eux. Tous les deux sont à la recherche du bonheur, mais ils étaient loin d’imaginer que cette rencontre faite par hasard sur le toit d’un hôtel parisien allait changer leur vie à jamais.

Quand on commence « Alaska« , on se dit que le film de Claudio Cupellini a tout pour être la romance italienne de cette année. Une rencontre pleine de charme et de drame. Une histoire qui vire peu à peu à l’époque romantique et romanesque. Un scénario riche, construit, fourni qui s’évade sur plus de deux heures qu’on espère bouleversantes. Et dans les grandes lignes, le film de Claudio Cupellini va tenir toutes ses promesses. L’intrigue est belle et a tout de l’époque romantique. L’histoire oscille entre la passion amoureuse, l’intense découverte, les drames, les ruptures, les coups de la vie, les réconciliations, les prises de bec, la réalité, la fatalité… Bref, « Alaska » nous emporte dans un tourbillon d’amour et de sentiments.

Mais voilà, à force de faire une trop grande histoire d’amour, le réalisateur finit parfois par se noyer. Si le début est beau, tendre et touchant, si l’on entre très facilement dans son intrigue, auprès de ces deux écorchés qui vont apprendre à se connaître, si l’intrigue nous touche pendant un très bon moment, « Alaska » finir par lasser après une bonne heure et demi. Sans que ce soit mauvais, on sent que le réalisateur est hésitant et son histoire, partagée entre les « -je t’aime » et les « -moi non », a plus tendance à tourner en rond pour finalement pas grand-chose. Alors on attend que ça se passe, voulant pardonner cette petite embuche, car on a vraiment apprécié le film jusqu’à ce moment-là et l’on se dit que la suite et la conclusion seront bien. Et même si le final est beau, quoi qu’un peu convenu, le film va hésiter pendant un bon moment, avant de trouver la recette pour aller à ce final.

Et c’est d’autant plus dommage que ce relâchement se fait aussi sentir dans la mise en scène de Claudio Cupellini. Le film dégage un vrai charme et nous fait voyager de Paris en Italie. Le réalisateur film très bien cette rencontre. Il tire de belles choses de ces deux comédiens. La française Astrid Bergès-Frisbey et l’italien Elio Germano forment un beau couple de cinéma. C’est le genre de couple qu’on aime adorer. Mais dès que le réalisateur hésite, tout en étant joli, le film manque d’émotions et de profondeur.

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Malgré tout, j’ai passé un petit moment sympathique devant le nouveau film de Claudio Cupellini. Bien entendu, on reste un peu déçu, dans le sens où il était si bien parti, et même si le réalisateur se rattrape avec ce final, ce petit sentiment amer reste présent. « Alaska » n’est pas l’un des essentiels de ce début d’année, mais il reste un film intéressant à voir au moins une fois, ne serait-ce que pour le charme de sa rencontre et de ce couple ou encore de ces deux acteurs qui sont investis et passionnés dans leur rôle.

Note : 12,5/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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