décembre 8, 2022

Les Tuche 2 – Le Rêve Américain – Le Cauchemar Français

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De : Olivier Baroux

Avec Jean-Paul Rouve, Isabelle Nanty, Claire Nadeau, Sarah Stern

Année : 2016

Pays : France

Genre : Comédie

Résumé :

À l’occasion de l’anniversaire de « coin-coin », le benjamin de la fratrie, la famille Tuche part le retrouver aux États-Unis : les choses ne vont pas se passer comme prévu, mais alors pas du tout.

Avis :

Il y a cinq ans, Olivier Baroux oubliait son pote Kad Merad pour s’amuser de la famille bidochon avec « Les Tuches« . Le réalisateur avait trouvé un joli succès puisque son film avait ramené en salle un peu plus d’un million cinq cent mille spectateurs. Un joli score pour une comédie qui sans être extraordinaire avait de bons arguments et le moment passé devant n’avait pas été si mal que ça. Mais voilà, depuis ces « Tuche » Olivier Baroux retombe et peine à ramener du monde en salle. Il faut dire que ses films ne donnent pas vraiment envie, puisqu’il a proposé « Mais qui a re-tué Pamela Rose ?« , « On a marché sur Bangkok« , dont personne ou presque ne se souvient, et son dernier en date, « Entre amis » qui était loin de donner envie…

Alors pour retrouver « l’amour » du public et peut-être la voie du succès, Olivier Baroux a décidé de ressortir l’un de ses plus gros succès pour en faire une suite. L’idée de faire une suite au « Tuche » était plutôt bonne, dans le sens où il y avait de quoi faire avec cette famille dysfonctionnelle. Mais voilà, pour faire une suite, et une bonne suite, il ne suffira pas de nous ressortir des personnages qu’ont avaient apprécié, il faut faire du neuf et c’est ce qui manque cruellement à ces « Tuche » qui ne vont rien faire d’autre que ce que le premier avait fait. Mais là où le premier avait été une petite surprise, ici, peu de choses fonctionnent, et surtout, tout ou presque sent le réchauffé…

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Quelques années se sont écoulées depuis que les Tuche ont décidé de quitter Monaco et de revenir vivre à Bouzolles. Et d’ailleurs beaucoup de choses ont changé dans la petite ville. Jeff, le père Tuche, a racheté l’entreprise de la ville et maintenant, arriver en avance est proscrit. Dans la famille, Donald, le plus jeune, est parti en Amérique pour perfectionner son anglais. Il est à Los Angles et fréquente l’une des universités les plus huppées de la ville. Le jeune garçon s’y sent bien et il a même été pris sous l’aile de Monsieur Carrington, une figure influente de l’une des fratries de l’université. Donald a menti concernant ses parents, pensant que Monsieur Carrington ne les rencontrerait jamais, mais voilà, comme Donald ne peut pas être auprès des siens pour son seizième anniversaire, alors la famille vient à lui…

Si le « charme » avait opéré (Par miracle ?) sur le premier, ce n’est pas le cas ici et on s’en rend très vite compte. Ce second épisode reprend pourtant tous les ingrédients qu’on avait aimé, mais à la place de livrer une comédie amusante, le nouveau film d’Olivier Baroux n’arrive pas à retrouver la spontanéité, le ton assez juste de la caricature et surtout l’humour nul, mais bon, du premier. Ici, tout est comme dans le premier film, mais rien ou presque ne fonctionne et pour vraiment commencer à apprécier ce deuxième film, il va falloir attendre un trop long moment, car les passages vraiment drôles arriveront sur le dernier quart d’heure. Pour le reste, même si l’on sourit quand même un petit peu, on n’aura pas grand-chose à se mettre sous la dent.

Le scénario est quasi-inexistant (je vous rassure, c’était déjà un peu le cas dans le premier) et part dans du grand n’importe quoi pour essayer de faire de l’humour et surtout cacher son vide. Car, niveau vide, le film est quelque peu lamentable. Si dans le premier il y avait quelque chose qui fonctionnait, là, tout tombe à plat et les différents rebondissements qui arrivent à la famille sont plus désastreux qu’autre chose (la séquence du rêve « La petite maison dans la prairie« , on se demande encore pourquoi ?). Le film a tendance à partir dans tous les sens et n’arrive pas à se contrôler et l’on se demande bien où le réalisateur veut en venir et quand est-ce qu’il a trouvé ça vraiment drôle ? Bien entendu, on ne parlera même pas du grand nombre d’incohérences qui parcourt tout le film.

On pouvait peut-être alors espérer que le film se rattrape sur les personnages qu’on avait appréciés, mais là aussi, ça ne va pas. S’ils arrivent à nous faire sourire, notamment le fils ainé de la famille, sur la distance, ça ne tient pas et c’est lourd. Trop de caricature tue la caricature et ils sont franchement épuisants.

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Ce deuxième « Tuche » est donc une belle déception. Si le premier avait su créer la surprise, Olivier Baroux aurait dû s’arrêter là. Ce film démontre à Olivier Baroux qu’il ne suffit pas de passer la sauce au micro-onde pour que pour le plat ait toujours la même saveur, car ce rêve américain sent le réchauffé, aussi bien dans son intrigue que dans ses personnages et son humour et franchement, le goût est loin d’être le même… Dommage.

Note : 05/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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