octobre 28, 2020

Tank Girl

11292681_1092821097397965_1651532495_n

De : Rachel Talalay

Avec Lori Petty, Ice-T, Naomi Watts, Malcolm McDowell

Année : 1995

Pays : Etats-Unis

Genre : Science-Fiction, Action

Résumé :

En 2033, après une catastrophe d’ordre mondial, la Terre n’est plus qu’un immense désert et l’eau devient le trésor le plus convoité. Dans ce no man’s land peuplé de mutants, une jeune fille au look punk surnommée « Tank Girl », accompagnée de ses fidèles, tente de mettre à mal le système mis en place par un certain Kessler qui règne sur l’empire de l’eau et en gère la distribution à travers son entreprise « Water and Power »…

Avis :

Rachel Talalay est plus connue comme réalisatrice de série que pour ses films. Et oui, la réalisatrice, après trois films, dont l’infâme « Freddy, La fin de Freddy » (c’était son premier film), s’est redirigée vers la télé et elle a bien fait, puisqu’elle a travaillé sur une pelleté de séries telles que, « Ally McBeal« , « Preuve à l’appui« , « Supernatural« , « Dead Zone« , « XIII » et bien d’autres, elle n’a vraiment pas chômé, allant même jusqu’à réaliser des épisodes de la dernière saison de « Doctor Who« .

Mais bon revenons à « Tank Girl« , qui se trouve être le dernier film de la réalisatrice et elle aurait mieux fait de s’abstenir. La raison pour laquelle j’ai voulu me lancer dans ce « Tank Girl« , c’est la présence de Naomi Watts au casting. La belle Naomi est une actrice que j’aime tout particulièrement et l’envie de la voir dans l’un de ses premiers rôles m’était irrésistible, alors dès que j’ai pu mettre la main sur ce film, j’ai sauté dessus. Ne sachant pas où je mettais les pieds, j’attendais tout et rien. Enfin surtout une bonne comédie devant laquelle je pouvais m’amuser. Mais à la place de ça, j’ai trouvé une comédie pitoyable, mauvaise et insupportable, qui m’a vraiment agressé à chaque minute.

11292601_1092821254064616_801008480_n

Nous sommes en 2033 et la Terre n’est plus qu’un immense désert. Voilà des années, une comète a percuté la Terre de plein fouet apportant avec elle la désolation et surtout la sécheresse. Depuis, le monde survit comme il peut et une société s’est distinguée. Cette société, c’est « Eau et pouvoir » et elle contrôle l’eau et donc le monde. Des rebelles se sont insurgés contre cette dictature, mais ont fini par tomber. Une jeune punk a été arrêtée par les services militaires d’ »Eau et pouvoir » et mise au travail de force. Mais cette jeune fille, délurée, inconsciente et grande gueule va bien s’échapper en compagnie de Jet girl, une soldate qui a des doutes sur le bien-fondé de la société. Ensemble, elles vont essayer de faire tomber « Eau et Pouvoir » et ainsi libérer le monde.

OH BAS MERDE ! Ce sont les premiers mots qui m’ont échappé une fois le générique de fin lancé. Moi qui pensais m’amuser devant une petite comédie comme une autre, j’ai vraiment été surpris, mais dans le mauvais sens du terme.

Adapté d’une bande dessinée de Jamie Hewlett et Alan Martin, « Tank Girl » est sur le papier un univers ultra violent, punk, décalé et humoristique. Un univers qui pourrait bien se loger dans la lignée de « Mad Max« . Mais bon, si sur le papier c’est alléchant et ça fonctionne, à l’image, c’est une toute autre chanson. Je commence à en avoir vu des films auxquels je n’ai pas du tout accroché, je commence à avoir beaucoup trop d’heures au compteur passé devant des daubes, mais « Tank Girl« , malgré tout ce que le film peut avoir pour lui, dépasse et de très loin ce que j’ai pu voir dans le pitoyable.

Dès les premières images, je suis resté perplexe. « Tank Girl » affiche la couleur d’emblée et il faudra un temps d’adaptation tant l’univers surprend. Mais une fois que l’on s’y « fait », on peut se laisser tenter par l’ovni, surtout qu’il y a de l’idée. Mais la magie ne va opérer qu’une vingtaine de minutes … et encore, je ne suis pas bien sûr.

L’histoire ne tient clairement pas la route. C’est du grand n’importe quoi et franchement, on n’y croit pas une minute (Les kangourous mutants… POURQUOI ?). Mais bon, après, si c’est bien amené, on a déjà vu des films pas crédibles pour un sou nous faire passer de bons moments. Mais ici, ce n’est pas du tout le cas et « Tank Girl » fait un peu tout ce qui m’insupporte à l’écran.

Le principal défaut du film, c’est le traitement de son personnage principal. Excentrique, grande gueule, quelque peu inconsciente, complètement barjo, le personnage de « Tank Girl » aurait pu séduire et nous changer de notre train-train quotidien, mais voilà, le personnage est tout simplement insupportable. On dirait une gogole, complètement à côté de la plaque, qui n’a aucun sens des réalités, et croit que le monde et ses dangers sont une aire de jeux pour une gamine de deux ans et demi en mal de sensations fortes. C’est impossible un personnage comme ça, surtout que le film essaie de faire passer le moindre de ses actes pour du comique, alors que non, clairement non. Ce n’est pas parce que c’est débile que c’est forcément drôle, ça ne marche pas comme ça. Surtout que c’est très frustrant, car dans le montage de son film, la réalisatrice a eu l’idée d’incorporer des images et des animations de la BD originale et à la vue des dessins, on comprend que la vision du personnage n’est pas du tout la même. J’aime bien Lori Petty, mais là pour le coup, le personnage est si insupportable, qu’on a envie qu’elle se fasse descendre au plus vite pour qu’on abrège nos souffrances, chose qui bien sûr n’arrive pas malheureusement et on va la subir jusqu’à la fin.

Le scénario ressemble à une belle blague, qui part dans tous les sens et qui ne sait pas trop quel chemin emprunter pour arriver à sa chute. Entre l’histoire foireuse, des personnages hyper manichéens que ça en devient un concept et le visuel plus que kitsch (Le film a vraiment mal vieilli…), « Tank Girl » n’a vraiment pas grand-chose pour lui.

Car oui, malgré tout, derrière la souffrance que le film m’a infligé, je lui trouve quelques petites choses sympas. Premièrement, le concept en lui-même n’est pas trop mal. « Tank Girl« , est un film féministe, et l’idée (qui vient de la BD) de porter un film avec une sorte de Michonne de « The Walking Dead » (punk en prime) qui vient sauver le monde en pilotant un tank, dans un univers à la « Mad Max » avait de la gueule. Ensuite, je ne peux pas dire que le film soit mal filmé. S’il a vieilli, c’est dans ses décors et son visuel, sinon sa mise en scène est nerveuse, il y a de bonnes idées, même une scène en camions qui est vraiment prenante. Il y a la bande originale punk, cyber, électro qui fait du bien aux oreilles, enfin, quand elle n’est pas polluée par la crétinerie des dialogues. Puis il y a Naomi Watts. Clairement, l’actrice n’est pas terrible dedans, mais comparé à Lori Petty, elle est une bouffée de simplicité. Puis Iggy Pop est drôle.

koho

Bref, j’ai vraiment passé un sale moment devant ce film. Pour une comédie, je dois dire que je n’ai pas souri beaucoup, et pourtant, je suis bon public. L’univers aurait pu être génial, le concept terrible, s’il avait été pris au sérieux, mais là, ce n’est pas du tout le cas et « Tank Girl » sombre lamentablement au fur et à mesure que les minutes passent.

Note : 04/20

Image de prévisualisation YouTube

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

Voir tous les articles de AqME →

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.