février 23, 2024

Goldeneye 007

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Résumé :

 

Revivez l’aventure du film Goldeneye.

 

Avis :

 

Certains noms suffisent à évoquer un univers, un genre, ainsi qu’une histoire (ou plusieurs, en l’occurrence). Des figures emblématiques qui appartiennent à l’imaginaire collectif dont la simple présentation paraît ridicule ou un véritable affront pour les fans. En toute logique, James Bond en fait partie. Précurseur du roman d’espionnage moderne, l’agent 007 a traversé les siècles en évoluant avec son temps, mais c’est surtout dans le cinéma qu’il s’illustre le mieux. Acteurs différents, époques différentes et médias différents, le plus célèbre agent britannique possède aussi ses adaptations vidéoludiques.

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Si certaines d’entre elles sont loin d’être glorieuses (007 racing…), on a également eu droit à de sympathiques surprises telles que Bons baisers de Russie. Mieux, Rareware nous offre en 1997 le meilleur opus de la franchise avec Goldeneye, une exclusivité de la Nintendo 64 qui s’impose encore de nos jours comme une référence du FPS. Après Goldeneye – Au service du mal, suite à moitié avouée des plus décevantes, les équipes d’Activision ont la lourde tâche de reprendre le flambeau non pour nous infliger une version remasterisée ou un remake bas de gamme (comme c’est si souvent le cas), mais un jeu à part entière.

Premier contact et premier choc avec le titre, point de Pierce Brosnan dans le rôle de Bond, mais Daniel Craig. Sans doute est-ce pour coller à l’actuel interprète de l’espion, toujours est-il que les puristes risquent de pester face à cette infidélité qui se vérifie également avec les intervenants secondaires. Aucun acteur du film de Martin Campbell ne répond présent. Une apparence néanmoins trompeuse, vu que la trame principale est respectée. Il n’est nul besoin de connaître l’histoire à l’avance pour se lancer. D’ailleurs, cela vous permettra d’apprécier avec une plus grande largesse les multiples rebondissements de l’intrigue.

En ce sens, la version 2010 de Goldeneye se rapproche davantage de son homologue cinématographique avec une mise en scène retravaillée pour nous immerger au plus près de l’action. Les nombreuses cut-scenes s’incorporent avec fluidité au sein des niveaux sans trancher avec un rythme nerveux. Entre quelques QTE assez faciles, des passages explosifs qui demanderont un minimum de sang-froid pour les traverser (la destruction du cargo à Dubaï…) et des cascades inconsidérées (et donc peu réalistes) en guise d’introduction ou de conclusion des missions, l’ambiance tient autant de l’univers de Bond (atmosphère musicale à l’appui) qu’aux références du FPS actuel (Call of duty, Battlefield…).

Pourtant, le gameplay ne se contente pas d’entraîner le joueur dans des environnements fermés, il propose un aspect bien trop rare ou mal développé chez la concurrence : l’infiltration. Hormis quelques exceptions, vous aurez la possibilité d’effectuer les niveaux en privilégiant la discrétion. Malgré un arsenal conséquent et éclectique, le pistolet silencieux sera votre meilleur allié pour ne pas vous faire repérer. Dans le cas contraire, il faut s’attendre à affronter pléthore d’ennemis avant de poursuivre. Le combat rapproché est également de mise pour les plus perfectionnistes. Ces manipulations basiques disposent de sympathiques chorégraphies lors des exécutions.

Le soft parvient à contenter (presque) tout le monde ; excepté les malentendants à cause de l’absence de sous-titres. L’on peut très bien jouer avec le combo classique Wiimote/Nunchuk, la manette Wii ou GameCube ou le Wii zapper selon les goûts ou les envies. On notera une optimisation des préférences dans les options. Toutefois, des problèmes de centrage de caméra sont à déplorer quand vous vous cachez à proximité d’un mur ou d’un obstacle. On a beau se pencher, la visée se montre des plus aléatoires et frustrante dans ces cas-là. Heureusement, cet écueil est évitable avec un minimum d’habitude. Difficile également d’effectuer des demi-tours rapides lorsque vos adversaires vous prennent à revers.

À ce titre, l’IA peut très bien côtoyer des sommets de stupidité ou des degrés d’excellence pour le moins surprenants. Changements de cachette, tentative de feintes, attaques par les flancs… Les stratégies exigent une attention de tous les instants. Seulement, certains comportements relèvent de l’idiotie pure et simple quand il s’agit de vous repérer ou de tuer un ennemi à proximité sans que son comparse (le dos tourné, le plus souvent) ne réagisse. À leur décharge, les morts disparaissent de l’écran en abandonnant leur arme. Une pratique désuète propre à masquer certaines limites techniques.

Pourtant, cette version Wii se révèle agréable à plus d’un titre avec des environnements variés qui alternent les paysages sauvages avec l’hostilité de l’urbanisme. Pour n’en citer que quelques-uns : Dubaï, Barcelone, Saint-Pétersbourg ou le Nigéria. Chaque niveau possède une véritable cohérence dans leur architecture sans jamais laisser l’impression de parcourir des couloirs de pixels sans vie. Ajoutons à cela des temps de chargement honnêtes avant d’entrer dans le vif du sujet et quasiment aucun ralentissement pour démontrer aux mauvaises langues que même la console de Nintendo peut accueillir des FPS de grande qualité sur la forme.

Quant à la rejouabilité du titre, on dispose de 14 missions solos demandant une dizaine d’heures pour en voir le bout. Cette moyenne du genre se démarque par quatre niveaux de difficulté (Recrue, Agent, 007, Classique 007). Rien de surprenant ? Pas si sûr. Outre la santé qui s’épuise plus vite ou ne se renouvelle pas du tout, les objectifs évoluent avec davantage de critères à satisfaire pour en venir à bout. On tient un contre-la-montre pour les speed-gamers, ainsi qu’un multijoueur online et offline pour prolonger le plaisir. Seul bémol, il manque un mode coopération pour compléter une durée de vie conséquente.

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Au final, Goldeneye 007 est un FPS aux qualités certaines. Grâce à une réalisation immersive, des choix de gameplay bien pensés ou des séquences à la diversité croissante, ce volet de James Bond se démarque très rapidement de l’étiquette « remake opportuniste » pour offrir une version à la fois respectueuse et novatrice de l’opus Nintendo 64. Malgré quelques maladresses au niveau de l’intelligence artificielle ou d’un doublage français en demi-teinte, l’ambiance propre aux James Bond répond à l’appel. Il allie l’efficacité d’une mise en scène nerveuse, la subtilité de l’infiltration, ainsi qu’une bande-son convaincante. Pas un chef d’œuvre, mais un titre soigné et jouissif.

Note : 15/20

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=j4_oPupX-pM[/youtube]

Par Dante

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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