juin 24, 2024

The Faculty

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De : Robert Rodriguez

Avec Josh Hartnett, Elijah Wood, Jordana Brewster, Clea DuVall

Année: 1998

Pays: Etats-Unis

Genre: Fantastique

Résumé:

Herrington High est une école comme les autres. Ses murs sont devenus peu à peu crasseux, ses manuels scolaires périmés, ses professeurs paraissent usés bien avant la retraite, ses élèves, cerveaux et crétins, sérieux ou cancres notoires, affrontent des parents qui ne les comprennent plus et des professeurs qui ne les ont jamais compris. Mais les adolescents de Herrington High se heurtent à un problème inédit. Un de leurs professeurs est tellement bizarre et inquiétant qu’ils le soupçonnent d’appartenir à une autre espèce, de venir d’une autre planète…

Avis :

À la fin des années 90 et au début des années 2000, les cinémas ont vu arriver tout un tas de films plus ou moins gores et violents et qui ont marqué pour beaucoup toute une époque. Pour rappel, je pense à des films tels que la trilogie « Scream« , même si le troisième est vraiment naze, je pense à « Souviens-toi l’été dernier« , à « Urban legend« , « La maison de l’horreur« , « Hantise« , « Halloween, 20 ans après« , « Sexcrimes » et bien d’autres encore. Et au milieu de tout ceci est arrivé un jour de juin 1999, « The Faculty » du cinglé et jubilatoire Robert Rodriguez. Un film différent et qui pourtant s’inscrit directement dans ce style particulier de cette époque.

« The Faculty« , c’est un peu le film de mon adolescence, c’est un film que j’aime, dont je n’arrive pas me lasser et que je dois, à force, connaître par cœur au dialogue près. Avec ce film, Robert Rodriguez nous offre un film dingue et complètement dans la caricature assumée. Un film imprévisible, comme sa conception, qui est porté par une bande d’acteurs très efficace et une bande originale à tomber par terre, tant elle est presque aussi culte que le film lui-même.

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Herrington High, c’est un peu la zone comme lycée. Des trafics en tout genre s’y passent. Les professeurs ont bien du mal à se faire respecter et la loi du plus fort est bien souvent appliquée. La plupart des élèves qui peuplent le lycée n’iront pas bien loin dans les études et Madame la proviseure a bien du mal à joindre les deux bouts pour maintenir son établissement sur les rails. C’est dans ce lycée misérable que se rend tous les jours Casey Connor, un jeune homme introverti, timide et maladroit. Un jour, alors qu’il vient de finir son casse-croûte, près du stade du lycée, il trouve par terre une bestiole bizarre. Très vite son professeur le soupçonne d’avoir trouvé une nouvelle espèce. Mais peu après cette découverte étrange, des événements bizarres commencent à se produire et peu à peu, la cohue et le bordel laissent place au calme. Quelque chose a changé à Herrington High et Casey avec plusieurs de ses camarades de classe commencent à se demander si le lycée ne serait pas envahi par des extraterrestres…

« Si t’avais le projet de conquérir le monde, tu ferais sauter la maison blanche façon « Independance day » ou tu préférerais te glisser par la porte de service ? »

« Défonce garantie, cocktail qui décoiffe ! »

« Casey, comment t’as fait pour devenir Sigourney Weaver ? »

Rien qu’à l’entente de ces répliques, mon cœur s’emballe tant je considère « The Faculty » comme du bonheur à l’état pur. Alors pour ce petit texte, je tiens d’abord à m’excuser pour le manque flagrant d’objectivité qui va s’ensuivre.

Alors « The Faculty » c’est un trip de Robert Rodriguez, qui part d’une idée aussi « nulle » qu’elle est terrible, surtout quand on s’appelle Robert Rodriguez justement. Une invasion d’extraterrestres dans un lycée, il fallait oser le faire, et surtout avoir une idée de comment bien s’y prendre, car avec un tel pitch, on peut dire que si le sujet n’est pas maîtrisé, le piège du nanar n’est pas très loin. Sur un scénario de Kevin Williamson, scénariste de « Scream » ou encore le créateur de la série « The Following« , Robert Rodriguez va nous tisser un film complément décomplexé, absurde, très fun et multi-référentiel. L’histoire est farfelue, mais pourtant, elle fonctionne très bien. Le film oscille à la perfection entre thriller, enquête, suspens, gore, comédie et science-fiction, le réalisateur mélange tous les genres, mais à aucun moment se retrouve submergé ou perdu dans son film. Il tient la barre jusqu’au bout et nous offre un film simplement jubilatoire. L’action est bien menée, on reste accroché tout le temps, même dans les moments plus cools, quand c’est la comédie qui prend le relais. Le scénario est génial aussi bien dans ces personnages, qui sont tous sans exception une caricature d’un genre (le nerd, le beau gosse, la gothique, le prof de sport démoniaque, le sportif intello, la cheerleader, la nouvelle, etc) que dans son déroulement. Le film enchaîne mystères, angoisse, suspens et va au bout de lui-même, nous offrant un final de toute beauté. La réalisation de Robert Rodriguez a de la gueule, le film est énergique, il n’hésite pas à être gore pas moments et les effets spéciaux tiennent encore la route. « The Faculty« , c’est aussi un film qui est truffé de références et autre clins d’œil à tout ce qui touche à la science-fiction, en particulier dans les dialogues, puisque les personnages auront à plusieurs moments des conversations sur des scénarios possibles tirés de films SF. Ainsi, on entend parler de « L’invasion des profanateurs de sépultures« , d’ »Indepence Day« , de « X-Files« , de « Men In Black« , de « E.T« , et il y en a d’autres encore. Serait-ce un des clins d’œil fétiches du scénariste, puisque dans « Scream« , il nous avait déjà fait le coup ?

Puis pour finir, « The Faculty » c’est une leçon de casting et de direction d’acteurs. Emporté par un tout jeune Elijah Wood, parfait dans le rôle de ce garçon timide qui va évoluer pendant tout le film, il sera accompagné par le beau gosse de l’époque Josh Hartnett, par Clea Duvall excellente dans le rôle de Stokley, par le talentueux et trop rare Shawn Hatosy, par la douce Laura Harris et l’intéressée Jordana Brewster, par l’ovni Usher et puis ces professeurs possédés incarnés par l’habitué Salma Hayek, Famke Janssen, Robert Patrick en prof de sport, Bebe Neuwirth, Piper Laurie. Ce casting est presque interminable, car chaque tête est connu et tout le monde est bien à sa place.

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« The Faculty » ne se prend pas au sérieux, il reste fun à 2000 %, l’intrigue est aussi absurde qu’elle est cool. C’est un film que j’aime pour bien des raisons. C’est un film qui s’inscrit tellement dans son époque avec sa bande son portée par The Offspring, Garbage ou Sheryl Crow. Puis c’est ce casting de folie, des jeunes acteurs bourrés de talents qui s’éclatent. Franchement, Merci Robert Rodriguez pour ces 1h40 de bonheur qui m’accompagnent maintenant depuis seize ans.

Note : 18/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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