juillet 19, 2024

La Fureur de Vaincre

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Titre Original : Tang Shan Da Xiong

De : Lo Wei

Avec Bruce Lee, Maria Yi, James Tien, Ying-Chieh Han

Année : 1971

Pays : Hong-Kong

Genre : Arts Martiaux

Résumé :

Le meilleur élève d’une école d’arts martiaux de Shanghai décide de venger la mort de son maître disparu dans des circonstances mystérieuses.

Avis :

Pour tous les fans de films d’arts martiaux, il y a un maître, un taulier qui remporte toujours la palme du meilleur combattant. Bruce Lee est rapidement devenu une légende dans les films d’action alors qu’il n’en a pas fait énormément avant de décéder tragiquement. Attiré dès son plus jeune âge par les arts martiaux, il va tomber dans la petite délinquance et ses parents vont l’envoyer aux States. Il va continuer son apprentissage des arts martiaux et même fonder une école de combat dont il est le créateur du style que l’on y enseigne. Il subit de graves blessures lors d’affrontements et il va petit à petit côtoyer les salles de cinéma, jusqu’à l’obtention du rôle de sidekick dans Le Frelon Vert (1966). Après une apparition dans La Valse des Truands, il obtient son premier rôle en 1971 dans La Fureur de Vaincre. Il va alors faire étalage de tout ce qu’il sait faire pour n film qui va devenir quasiment culte pour toute une génération de fan de film de combat. Mais plus de quarante ans après, le film est-il toujours efficace ?

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Attention… Chandelle !

L’histoire est très simple. Le maître d’école en arts martiaux de Bruce Lee meurt dans des conditions mystérieuses. Pendant la cérémonie funéraire, une école japonaise rivale vient faire irruption et sème le trouble dans l’assistance, narguant les élèves et les provoquant. Voulant venger la mort de son maître, notre héros va mener l’enquête et tuer tous ceux qui sont impliqués dans l’affaire. A partir de ce postulat, le film est très simple à suivre. On est face à une histoire de vengeance tout ce qu’il y a de plus basique. Mais le film dénote par deux choses très importantes.

La première chose est la violence du métrage. En effet, il serait impossible de sortir le film aujourd’hui, tout simplement parce qu’il prône la justice par soi-même, la vigilance. On va donc voir le héros de l’histoire complètement ravagé par la mort de son maître et sa réponse à cette violence sera la violence. Il va tuer à mains nues sans hésitation les membres de l’école rivale et il n’aura aucun remord. C’est très dur et assez amoral quand on y pense, mais ça fait du bien de voir des films aussi couillus. Du point de vue des combats, il y en a suffisamment pour que l’on ne s’ennuie pas. Les coups pleuvent, les combats sont dynamiques et on verra toute la palette de coups de notre acteur fétiche. Seulement, le film possède un gros défaut, il est affreusement kitsch dans sa réalisation. Si les bagarres sont bien chorégraphiées, on aura parfois du mal à rentrer dans le combat à cause de certaines accélérations qui tâchent et qui donnent un aspect comique non voulu. Car le film ne possède pas une once d’humour et se veut très sérieux, jusque dans l’histoire d’amour qui lie Bruce Lee à une autre élève de la même école.

La deuxième chose est que le film va plus loin que la simple vengeance et résonne comme une allégorie au joug japonais. Car le film se veut aussi un poil historique. Nous avons d’un côté les japonais et de l’autre les chinois. Ces derniers sont assez brimés par les japonais et on ressent un vif racisme entre les deux nations. La scène du parc est assez équivoque, où Bruce Lee fracasse des japonais qui lui ont manqué de respect. On retrouve ce racisme jusque dans la police et la scène tragique de fin. Ainsi, le film va au-delà du simple métrage de kung-fu, en dénonçant ouvertement une question politique et une période difficile pour les chinois. Le problème pour nous, c’est que l’on aura du mal à faire la différence entre les deux nations tant les personnages se ressemblent. Ainsi, on sera parfois perdus pour savoir qui est qui et de quel côté il est.

En termes d’acteurs et de direction, c’est la douche froide. Si Bruce Lee est assez charismatique, on ne peut pas dire qu’il soit un comédien hors pair. Surjouant très souvent les émotions, il ne fait pas dans la demi-mesure et est sauvé par son dynamisme et sa maitrise au combat. Pour le reste, c’est du même acabit, mais avec des personnages secondaires très peu travaillés. On retrouvera certains personnages propres au genre comme le petit comique, l’homme à tout faire, le russe super fort, etc… La fin est assez surprenante et bien nihiliste, rajoutant un sentiment d’impuissance pour la Chine. Sans trop en dévoiler, on ne s’attend pas à une fin comme celle-ci et c’est plutôt bien vu et bien loin du sempiternel happy-end.

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Mes pied, je les mets où je veux… et c’est souvent dans la gueule !

Au final, La Fureur de Vaincre est un film toujours aussi plaisant. Bruce Lee y dévoile toute sa palette de coups pour faire saliver le spectateur. Néanmoins, certains moments sont vraiment kitschs, comme les accélérations dans les combat pour dynamiser le tout et l’histoire d’amour impossible qui plombe l’ambiance et ralentit grandement l’histoire. Bref, un film agréable mais qui ne semble pas être le meilleur de sa trop courte carrière.

Note : 13/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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