octobre 26, 2020

La Planète des Singes les Origines

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Titre Original : Rise of the Planet of the Apes

De: Rupert Wyatt

Avec James Franco, Freida Pinto, John Lithgow, Brian Cox

Année: 2011

Pays: Etats-Unis

Genre : Science-Fiction

Résumé :

Dans un laboratoire, des scientifiques expérimentent un traitement sur des singes pour vaincre la maladie d’Alzheimer. Mais leurs essais ont des effets secondaires inattendus : ils découvrent que la substance utilisée permet d’augmenter radicalement l’activité cérébrale de leurs sujets. César, est alors le premier jeune chimpanzé faisant preuve d’une intelligence remarquable. Mais trahi par les humains qui l’entourent et en qui il avait confiance, il va mener le soulèvement de toute son espèce contre l’Homme dans un combat spectaculaire.

Avis :

Parmi les sommets de la science-fiction, on peut citer notamment La Planète des Singes, dont le premier opus date de 1968. Profondément marquant encore aujourd’hui, cette saga bénéficie d’un climax puissant, puisqu’il voit notre planète dominée par des singes et les humains réduits en esclavage. Fort de son succès mérité, le film va dégainer trois suites et un remake réalisé par le grand Tim Burton. Malheureusement, ce dernier sera très mal accueilli, notamment à cause des choix de son réalisateur sur les décors mais aussi et surtout pour son histoire en général. Ce n’est que bien plus tard, en 2011, que la Planète des Singes signe son grand retour avec une préquelle. Mais qu’elle est l’utilité de faire ça sur un film qui a plus de 40 ans ? L’utilité est bien entendue de relancer une franchise et de faire tourner la roue du pognon, mais force est de constater que des blockbusters aussi intelligents, c’est assez rare d’en voir et ce n’est Michael Bay qui va nous contredire. Parce que La Planète des Singes les Origines est un gros film, il en a toutes les caractéristiques, mais il contient aussi suffisamment d’émotion et de double lecture pour en faire un métrage intelligent et bien plus fin qu’il n’y parait.

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Non, ce ne sont pas eux les singes…

Will est un chercheur qui tente de percer les mystères du cerveau et de créer une molécule capable de restructurer les cellules afin de combattre certaines maladies comme Alzheimer. Et cela lui tient particulièrement à cœur car son père est atteint de cette maladie. Pour tester son produit, il l’injecte à des cobayes, des chimpanzés. Alors que les résultats sont concluants, un problème survient, Will est remercié et il rentre chez lui avec un bébé singe. Il se rend compte alors que le bébé singe possède sa molécule et est plus intelligent que la moyenne. Mais suite à un incident, César le singe est placé dans une prison pour primates et il va monter une rébellion contre l’espèce humaine qui l’a trahie. Le pitch est suffisamment intéressant pour susciter de la curiosité. Si le contraste d’époque entre le premier film et cette préquelle est flagrant, on ressent tout de même une volonté de rester fidèle à la saga, avec plusieurs clins d’œil, comme le voyage sur Mars. Mais ce qu’attend le spectateur, c’est de voir comment César est devenu intelligent et c’est là qu’intervient le premier petit point faible du film et va chercher ses raisons dans la recherche et les tests sur cobayes. C’est un peu facile déjà vu, mais cela reste bien fait et tient la route.

Le plus important dans ce film, c’est la puissance émotionnelle et les niveaux de lecture. Pour un blockbuster, on survolera rapidement l’histoire d’amour pour se focaliser sur les relations. Will, alors froid et distant au début devient un homme chaleureux avec son singe. On ressent de l’empathie pour lui grâce à sa relation avec le singe mais aussi avec son père, alors gravement malade. Mais on ressent aussi et surtout de l’empathie pour César, le singe numérique, qui demeure vraiment touchant et d’une grande beauté. Les effets spéciaux pour son visage sont superbes et on voit passer toutes les émotions, de la tristesse à la colère en passant par l’amusement. Le déchirement entre Will et César est très dur et constitue le point d’orgue du film, changeant alors le singe, le rendant plus agressif, plus sauvage. Bien sûr, le film possède plusieurs niveaux de lecture et il faut voir au-delà du simple film d’action/science-fiction. On peut y voir une réflexion sur la nature qui reprend ses droits, essayant le plus possible d’échapper à l’homme qui est presque une maladie. On peut aussi y voir un pamphlet écologique, avec la déformation, parfois néfaste (avec le singe méchant), de la nature et de sa vengeance sur l’homme. C’est assez intéressant de constater cela dans un blockbuster qui mixe assez bien les phases intimistes avec les phases plus épiques comme l’attaque sur le pont. Encore une fois James Franco est excellent dans un rôle qui évolue rapidement, passant de l’ambition personnelle et professionnelle à l’homme qui tient à son animal et qui devient très humain et très touchant. John Lithgow, jouant le rôle du père malade est d’une grande justesse et on ressent une forte empathie pour son personnage et cela dès le départ. On notera par contre l’inutilité du personnage de Freida Pinto qui est juste l’atout féminin du métrage et qui n’est pas assez exploitée.

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Je refuse d’avoir ce bâton dans le cul !

Au final, La Planète des Singes les Origines est un bon film, qui a le mérite de s’éloigner de la norme des blockbusters actuels. Plus intelligent dans son discours et plus fin, le film n’est pas avare d’effets spéciaux, mais n’en fait pas des caisses non plus. On regrette peut-être la fin ouverte, mais touchante et l’inutilité de certains personnages, ainsi qu’une réalisation peut-être un poil trop conventionnelle. Il n’en demeure pas moins que le film est un excellent divertissement, mais aussi un métrage plus intellectuel qui en a bien plus dans la caboche que certains films robotiques.

Note : 15/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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