50/50

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De : Jonathan Levine

Avec Jospeh Gordon-Levitt, Seth Rogen, Anna Kendrick, Bryce Dallas Howard

Année: 2010

Pays: Etats-Unis

Genre: Comédie Dramatique

Résumé :

Le quotidien d’Adam, 27 ans, bascule le jour où il est diagnostiqué d’un cancer. Il l’annonce alors à sa petite amie, son meilleur ami et sa mère qui, tous trois, vont réagir différemment à la nouvelle et conduire le jeune homme à s’interroger sur la manière dont il veut vivre cette épreuve.

Avis :

« 50/50 » est le bon terme pour parler de ce film, car « 50/50 » c’est autant d’humour que d’émotion, c’est aussi triste que joyeux, c’est un film qui malgré son sujet assez dur nous met de bonne humeur et ne tombe pas dans la facilité. C’est un film bouleversant et juste, qui donne envie de profiter de chaque instant. C’est un très joli coup de cœur que j’ai pris plaisir à redécouvrir. Je ne l’avais pas revu depuis sa sortie au cinéma et c’est toujours aussi bon.

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Adam a vingt-sept ans, c’est un beau jeune homme bien dans sa vie et dans sa tête. Il est reporter à la radio, il a une magnifique copine qui est artiste peintre et puis il y a son pote Kyle, son meilleur ami avec qui il partage tout. Mais voilà, la vie d’Adam bascule le jour où il apprend qu’il a un cancer du dos très rare, surtout pour quelqu’un de son âge. Il va alors découvrir un nouveau monde, celui de la maladie, de la lutte et du doute.

Il l’annonce à sa petite amie Rachael, à son meilleur ami et à ses parents. Chacun va réagir à sa manière et chacun va devoir apprendre à vivre avec la maladie.

Rire du cancer, c’est un sujet plutôt casse gueule et qui n’est pas donné à tout le monde. Mais là où beaucoup d’autres sont tombés dans le sentimentalisme à deux francs et on fait un film mielleux qui tire trop sur les sentiments pour faire pleurer le spectateur, Jonathan Levine, lui, réalise un beau film, tendre, profondément touchant et humain dans sa manière d’aborder la maladie de ce jeune homme. Ici on préfère rire du cancer et le réalisateur n’en fait jamais trop, il est toujours très subtil, même si certaines scènes sont plus dramatiques, il arrive à éviter avec brio les mièvreries habituelles et faciles.

Le rythme est bon et c’est bien écrit, il est bien impossible de s’ennuyer devant ce petit bijou. Entre comédie et drame, le réalisateur ne choisit pas et nous fait passer d’un genre à l’autre avec aisance, parfois mélangeant les deux dans la même scène, c’est génial, car du coup l’expression passer du rire aux larmes prend tout son sens.

La mise en scène est sobre, mais de qualité avec une belle photographie. Le réalisateur nous réserve de jolies scènes toutes en silence et en émotion, s’appuyant sur la force de son histoire et le jeu extraordinaire de ses comédiens. On sent que le réalisateur a envie de nous faire un beau et bon film tout en simplicité, sans en faire des caisses que ce soit dans l’humour ou le drame. C’est rafraîchissant, léger, poignant et dur à la fois. Comme la première fois le film m’a laissé k.o à la fin.

Tous les acteurs sont formidables et à leur place dans ce film, à commencer par Joseph Gordon-Levitt qui trouve là l’un de ses plus beaux rôles. L’acteur est sincère et honnête, il joue un cancéreux sans jamais en rajouter, sans jamais qu’on ait l’impression qu’il joue un malade. Il est touchant et bluffant de sincérité. C’est un acteur que je trouve de plus en plus envoûtant.

Dans ce film j’ai envie de hurler au génie de Seth Rogen qui joue son meilleur ami. L’acteur est exceptionnel dans ce film, il est top et prenant. Personnellement, il me fait mourir de rire dans ce film (le voir se servir de la maladie de son pote pour amener des filles dans son lit, il le fait avec tant de classe et d’élégance) et d’un coup il est capable de me faire monter les larmes. C’est un personnage bien plus complexe qu’il n’en a l’air, d’ailleurs en une scène le réalisateur nous le fait comprendre sans rien dire. C’est un personnage que j’ai énormément aimé, peut-être plus que le personnage principal. J’aime sa façon de rester simple et entier par rapport à l’annonce de la maladie de son meilleur ami. Ça doit être difficile de réagir à une annonce pareille.

Il y a aussi Bryce Dallas Howard que je hais profondément dans ce rôle que je ne lui pardonnerais jamais. Anna Kendrick en psychiatre est toute mignonne, peut-être le seul rôle un peu cliché, mais ça fait aussi du bien de temps en temps ce genre de rôle, même si on voit la chose arriver et en même temps on a envie que ça se termine ici. C’est génial et ça fait plaisir de voir la trop rare Anjelica Huston en mère désespérée. L’actrice est capable de nous émouvoir en ne disant absolument rien.

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« 50/50 » est vraiment un excellent film qui ne vous lâchera pas du début à la fin. Le film de par son scénario si bien écrit nous tiens en haleine jusque la fin. Car, à aucun moment vous allez savoir si Adam survie ou pas, on espère bien sûr, mais on est dans le doute en permanence, c’est brillamment fait et pensé.

Le cinéma indépendant américain est décidément bien mieux que toutes les grosses productions Hollywoodiennes.

Avec « 50/50 » on passe un très très bon moment qui continuera de nous hanter un bout de temps après l’avoir vu.

Note : 17/20

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Par Cinéted

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