octobre 29, 2020

Amityville, La Maison de Poupées

[MEGAUPLOAD] [DVDRIP] Amityville, la maison des poupées  [FRENCH]

Titre Original: Amityville: Dollhouse

De : Steve White

Avec Robin Thomas, Starr Andreeff, Allen Cutler, Rachel Duncan

Année: 1996

Pays: Etats-Unis

Genre : Horreur

Résumé:

Vingt ans après le massacre de la famille Defeo, les démons rodent toujours à Amityville. Désormais ils habitent une maison de poupée que Bill et Claire Martin offrent à leur petite fille, Jessica, pour son anniversaire.

Avis:

Avant d’écrire cette critique, je me dois de dire à tous les lecteurs que je n’ai pas vu l’intégralité des Amityville. En effet, je n’ai vu que le premier, son remake récent et celui-ci. Alors pourquoi je dis cela? Parce que ce Amityville est en fait le huitième opus de la saga de la maison hantée et que donc je ne peux faire aucun lien avec les autres épisodes car je ne les ai pas vus. Néanmoins, je pense que je peux en faire une petite critique en le prenant comme un film d’horreur normal et pas comme une énième suite d’une saga plus que douteuse. Le premier était sympathique mais un peu mou du genou. Son remake, bien que plus nerveux, ne m’a pas convaincu plus que ça. Alors qu’attendre de ce sixième film datant de 1996? La sauce prend-t-elle plus? Le film est-il encore moins réussi? L’ambiance de maison hantée est-il étouffant?

Le scénario de ce film ne correspond pas tellement au premier film et à l’histoire, soi-disant réelle, de la famille Lutz avec le père de famille, possédé par le diable qui a buté toute sa famille. Ici, on suit une famille recomposée, comme d’habitude, qui emménage dans une nouvelle maison entièrement construite par le papa. Sauf que le papa, en visitant une vieille réserve dans le jardin, trouve une maison de poupées qui est la reproduction de la maison du premier opus. Il va l’offrir à sa fille et de drôle d’évènements vont se produire dans la baraque. Enfin, drôle pour nous, mais pas pour la famille qui va essuyer incendies, monstres, blagues virant au cauchemar et pulsions sexuelles malsaines. Bizarrement, j’ai un peu eu l’impression de retrouver les mêmes ingrédients que dans le premier film et en ce sens, ça m’a un peu dérangé car arriver au sixième film de la saga et ne pas changer le scénario à part en mettant la maison sous la forme d’une maquette, c’est un peu du foutage de gueule.

Néanmoins, l’ambiance change complètement. Ici, la descente infernale du père est remplacée par des évènements touchant toute la famille et exploitant les failles de chaque membre. Par exemple, on a le grand frère téméraire qui fait des blagues et ces blagues font à chaque fois mal tourné, ou encore le petit frère qui a perdu son vrai père lors de la guerre et qui le voit sous la forme d’un zombie. Bref, cette fois-ci les hanteurs sont surement un peu plus omniprésents. Mais malheureusement, on aura bien du mal à apprécier les différents protagonistes qui ont tous leurs lots de défauts et qui sont parfois très pénibles. La petite fille toujours malade, le petit frère renfermé sur lui-même, le grand frère tyrannique, tout cela est assez cliché et ne met pas en valeur la technicité des comédiens.

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C’est drôle comme une hache à incendies n’aide pas beaucoup les grands brûlés pris dans un feu

Car le jeu des acteurs restent assez limite. Cela n’est surement pas dû à des acteurs de seconde zone, bien que je n’en connaisse aucun, mais surement à cause de la maigreur de leur personnage. Tout ce petit monde s’évertue à se détester et on a parfois du mal à comprendre pourquoi. Le père de famille joue assez bien, tout comme la mère de famille qui se tape un trip sur le fils ainé, mais les enfants restant relativement limite et donne au film une ambiance de série B qui ne va pas vraiment avec la volonté du réalisateur. Le ton se veut sérieux et les dommages dramatiques. Le pire étant le mari de la sœur du père de famille (en gros son beau-frère mais j’aime me prendre la tête), sorte de biker occulte qui va tenter de sauver la famille. On dirait qu’il sort d’un épisode de Supernatural mais depuis les années 90…

Bien évidemment, qui dit film de maison hantée ou de fantôme, dit peu ou pas d’effets gores. Et c’est encore le cas avec ce film qui ne comporte qu’une seule scène gore. Bon, elle est bien foutue et concerne surtout du maquillage puisqu’il s’agit d’un crâne brûlé. Sinon, c’est un peu le bide total. Niveau maquillage, le zombie est plutôt pas mal mais il fait tout de même plastique. Mais ceux qui font vraiment plastique, ce sont les trois pauvres démons de fin qui ressemble au petit bonhomme en mousse de Patrick Sébastien. D’ailleurs, on les voit à peine car ils sont dans le noir et seuls leurs yeux brillent. Pour les effets de peur, on reste dans du très conventionnel. De la fumée, des portes qui s’ouvre, des apparitions dans la cheminée, bref, rien de bien innovant ou de bien frissonnant. Par contre, certaines scènes sont ridicules comme le combat contre la guêpe qui rentre dans l’oreille du gars ou encore l’exorcisme de la poupée en chiffon.

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Papa, je peux sortir?
Tu sais ce qu’il te reste à faire…
Mais papa, elle a un gout de merde!
C’est normal, ton frère a voulu aller au cinéma…

Au final, Amityville la maison de poupées reste très gentil à bien des égards et c’est dommage. Si l’idée de faire une maquette hantée peut paraître saugrenue, il faut reconnaître que l’idée reste sympathique car beaucoup de petites filles ont des maisons de poupées. Malheureusement, le traitement est trop conventionnel, on sursaute très peu et on s’ennuie parfois. L’idée de hanter chaque personnage de la maison est bien trouvée mais, là aussi, mal exploitée car trop décousue et trop gentille. Il reste un film qui peine à avoir la moyenne mais qui peut valoir le coup d’œil pour ceux qui aiment les histoires de fantômes/démons et ceux qui apprécient la série des Amityville.

Note: 10/20

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Par AqME

HerschellNote de Herschell: 10/20

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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