Paul McCartney – New

Paul-McCartney-NEW-Deluxe-Edition

Avis :

On ne présente plus Paul McCartney. Né en 1942 à Liverpool, le chanteur et multi instrumentaliste va connaître la gloire avec The Beatles durant les années 60. Alors si vous ne connaissez pas les Beatles, c’est qu’il y a trois possibilités. Soit vous avez entre 0 et 5 ans et à ce moment-là, vous ne pouvez pas lire ce billet. Soit vous êtes un ermite éloigné de tout système de communication et à ce moment-là, vous ne pouvez pas lire ce billet et vous vous en battez les couilles. Soit vous êtes un extraterrestre colonisateur et vous ne pouvez pas lire ce billet, vous avez mieux à faire. Alors bassiste pour The Beatles, il fonde le groupe Wings avec sa femme en 1970 qui connait un franc succès, puis il se consacre à sa carrière solo depuis les années 80. Ne cessant de jouer depuis cette période, l’homme est le seul détenteur du disque de Rhodium, qui récompense ses 200 millions de vente d’albums. Il faut dire qu’il est l’un des musiciens les plus prolifiques du XXème siècle et qu’il possède un sacré talent. Chacune de ses apparitions est un succès phénoménal et chaque album est une vente assuré. New est le seizième album solo de l’artiste et on se demande bien ce qu’il peut inventer de plus.

On peut se dire qu’avec l’âge, Paul McCartney va fournir un album long et mou du genou. Ce qui est vrai pour la première hypothèse (la version deluxe dépasse allègrement les 60 minutes), n’est pas forcément vrai pour la deuxième. Save Us ouvre le bal sur un morceau purement rock, relativement rapide, toutes guitares dehors et on reste agréablement surpris par la légère hargne qui pointe son nez (bon, on n’est pas devant un groupe de métal non plus hein !). Alligator suit le même chemin, tout en étant plus complexe et un peu moins hargneuse. La chanson est très bonne tout de même et rappelle au bon vieux rock des années 70, avec un refrain bien entêtant. On My Way to Work ne déroge pas à la règle et profite d’une rupture très rock et surprenante, malgré la lenteur du titre dans sa globalité. C’est intéressant et très accrocheur. D’autres titres seront dans la même veine tout au long de l’album, comme Everybody Out There qui reste très rock teinté des années 60/70 ou encore I Can Bet, qui est surement l’un des meilleurs titres du skeud, entrainant, joyeux et positivement rock. Malheureusement, tout n’est pas rose dans l’album. Certains titres peinant à convaincre, soit par leur manque d’inspiration, soit par leur lenteur assez pénible. On peut parler de Queenie Eye et son piano redondant, un morceau franchement pénible et faussement rapide ou encore New qui est un morceau pop sans grand relief, ce qui est dommage. Après, il est assez difficile de faire 15 titres irréprochables et dans sa globalité, l’album s’en sort avec les honneurs.

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Quand on écoute plusieurs l’album, on se rend vite compte d’une chose, c’est que l’artiste s’en sort mieux sur des chansons calmes qui font écho au blues voire même à la folk anglaise et américaine. Par exemple, Get Me Out of Here est un sublime morceau avec une voix feutrée qui rappelle certains morceaux de Robert Johnson, le père fondateur du rock. Mais certains morceaux plus lents sont vraiment sympathiques, en témoignent Hosanna, une très belle chanson d’amour toute simple ou encore Early Days qui ressemble à certains morceaux d’un certain Bob Dylan (parfait inconnu lui aussi !). Mais en plus de cela, il y a un titre qui sort du lot grâce au culot de Paul McCartney. Appreciate est un morceau vraiment à part dans l‘album, hyper sensuel et sexuel, il fait penser à certains titres d’INXS et c’est vraiment bien foutu et accrocheur dans ce skeud. Mais, parce qu’il y a toujours un mais, le disque est vraiment trop long et possède un petit ventre mou qui fait que l’on ne se souvient pas forcément de certaines chansons. Il y a une petite pointe d’ennui qui se fait sentir et c’est assez désagréable comme sensation, surtout quand on sait que l’album est d’une très grande qualité.

Au final, New, le dernier album de Paul McCartney est plutôt un bon cru. Il est agréable de voir que le p’tit père a toujours la fougue de sa jeunesse et propose des titres rock à côté de titres plus intimes. Seulement, à vouloir trop bien faire, l’album tend à être un peu trop long et à vite lasser. Il n’en demeure pas moins un skeud sympathique qui montre que le papy du rock est toujours dans la place.

  1. Save Us
  2. Alligator
  3. On My Way To Work
  4. Queenie Eye
  5. Early Days
  6. New
  7. Appreciate
  8. Everybody Out There
  9. Hosanna
  10. I Can Bet
  11. Looking At Her
  12. Road
  13. Turned Out
  14. Get Me Out Of Here
  15. Scared

Note : 13/20

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Par AqME

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