octobre 26, 2020

Pour l’Amour du Jeu

Titre Original : For Love of the Game

De: Sam Raimi

Avec Kevin Costner, Kelly Preston, John C. Reilly, Jena Malone

Année: 1999

Pays: Etats-Unis

Genre: Romance

Résumé:

Désemparé, angoissé, mais bien décidé à triompher, Billy Chapel aborde un tournant de sa vie privée et professionnelle. Lanceur vedette des Tigres de Détroit, il a été pendant vingt ans le pilier et l’âme de cette brillante équipe de base-ball où il a connu la gloire et les honneurs réservés réservés aux plus grands sportifs. Mais après avoir donné tout son temps et toute son énergie au sport, Billy se voit transféré par les propriétaires de son équipe – échangé comme une vulgaire marchandise – sans avoir son mot à dire. A cette cuisante humiliation s’ajoute un drame personnel encore plus imprévu et plus douloureux : Jane, sa compagne qu’il aime plus que tout au monde, s’apprête à le quitter.

Sous le regard de milliers de fans, venus assister à la rencontre historique des Tigres et des Yankees, Billy fait le bilan de sa vie et se prépare à un choix décisif.

Avis:

Sam Raimi est un réalisateur qu’on ne présente plus tant il est une institution à lui tout seul. Commençant dans les années 80, s’imposant et enrichissant comme jamais le genre du film d’horreur et fantastique, Raimi a changé de cap dans les années 90 s’essayant à plusieurs styles de films. Ainsi, le western, le polar, le thriller ou encore la romance sportive ont fait l’objet d’un film signé Sam Raimi.

Après avoir conclu ses années 90 d’excellente manière avec le polar « Un plan simple« , Sam Raimi change encore de cap et se lance dans un film qui mélange la romance et le monde du baseball avec « Pour l’amour du jeu« , film qui a connu un échec cuisant lors de sa sortie en salle et qui fait partie aujourd’hui des oubliés du réalisateur. Franchement, quand je suis tombé dessus, je ne savais même pas que ce film existait, pensant que Raimi était passé de « Un plan simple » à « Intuition » d’un coup. Et non, entre les deux, il y a ce mélo entre Kevin Costner et Kelly Preston. Avec « Pour l’amour du jeu« , Sam Raimi entre dans les années 2000 de manière assez mitigée, dont on peine à comprendre pourquoi Sam Raimi a eu envie de se lancer dans ce pari. Sans être mauvais, « Pour l’amour du jeu » ressemble à un gros téléfilm au budget de quatre-vingts millions de dollars.

Billy Chapel est le lanceur vedette de l’équipe de Detroit et il a passé toute sa vie à jouer au baseball. Aujourd’hui, son équipe affronte les Yankees de New York et si pour tous c’est un match comme un autre, pour Billy, ce match est bien plus que ça, car depuis quelques temps l’amour n’est plus aussi fort qu’avant et surtout, il a appris que la femme de sa vie, qu’il a laissé partir, emménage à Londres. Là, sous le feu des projecteurs, au milieu de la foule, Billy se remémore sa vie, et à la fin de la partie, il aura pris une décision importante.

Dans beaucoup de carrières, il y a des films qui sont oubliés et j’avoue avoir un petit faible pour découvrir ces films-là, qui bien souvent sont de jolies surprises. Chez Sam Raimi, quand on jette un œil sur sa carrière, ce fameux film oublié a bien l’air d’être celui-ci.

Mélo sportif, « Pour l’amour du jeu« , c’est l’un des gros échecs de la carrière de Sam Raimi. C’est le genre de film qui a coûté le double de ce qu’il a rapporté, ce qui expliquerait dans un sens qu’il soit passé vingt ans après sa sortie à la trappe. Sans être incroyable, mais sans être mauvais non plus, « Pour l’amour du jeu« , c’est le genre de film honnête, sympathique et tenu par un bon casting, mais malheureusement aussi « Pour l’amour du jeu« , c’est le genre de film qu’on connaît par cœur, et ça, même s’il tient en son cœur de bonnes idées.

« Pour l’amour du jeu« , c’est un très gros téléfilm de deux heures et quart, sur un joueur de baseball qui se remet en question. Sam Raimi est un grand réalisateur, et même dans un gros téléfilm comme celui-là, il y a toujours quelque chose d’intéressant qui s’échappe de ses images et de son intrigue. Ici, on sera assez surpris de la manière dont Sam Raimi filme ce match de baseball. Le réalisateur arrive à capturer une tension et un effort qu’on n’a pas l’habitude de voir. On sent que Raimi adore son sujet, enfin son match, et il dynamise tout ceci. Pour donner vie à son joueur, Sam Raimi a engagé Kevin Costner qui incarne donc un joueur au crépuscule de sa carrière. Costner comme toujours est très bon, et il trouve un personnage attachant, qu’on aime suivre, aussi bien sur le terrain que dans ses flashbacks qui nous racontent sa vie et surtout sa dernière relation amoureuse, celle qu’il n’avait pas vu arriver et qu’il a gâchée.

Si les séquences de match sont intéressantes, car comme je le disais, on sent Sam Raimi très impliqué dans sa réalisation, voulant absolument nous entraîner au plus près du terrain, au plus près de l’ambiance et surtout au plus près de son personnage, pour le reste, « Pour l’amour du jeu » demeure un film dont on connaît tous les rouages par cœur et qui m’apporte pas vraiment de surprise. On peut même dire qu’il a tendance à se faire long, et cette romance, aussi jolie soit-elle, demeure pépère, sans vraiment de relief et surtout, elle est connue de tous, ce qui a tendance à tuer tout suspens d’un côté, toute émotion de l’autre, et surtout, ça casse le rythme du film, car on passe de séquences très intéressantes et pleines, à quelque chose de plus classique et convenu.

« Pour l’amour du jeu » est donc une déception, car il est loin de ce que Sam Raimi nous a habitués. Sur l’ensemble, le film se laisse regarder, on peut même dire que malgré ses défauts, on passe un moment agréable, mais il est vrai qu’on a tendance à attendre bien plus de la part de Sam Raimi qu’un film qui pourrait être un téléfilm TF1 d’un soir de semaine. Dispensable donc, le film vaut toujours le coup d’œil pour les curieux, ne serait-ce que pour les scènes de match où Sam Raimi propose quelque chose de différent.

Note : 11/20

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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