octobre 29, 2020

Triad Princess Saison 1

D’Après une Idée de : Neal Wu

Avec Jasper Liu, Eugenie Liu, Amanda Liu, Tien Hsin

Pays : Taïwan, Chine

Nombre d’Episodes : 6

Genre : Comédie, Romance

Résumé :

Après avoir grandi dans l’ombre de son mafieux de père, Angie le défie en acceptant de jouer incognito les gardes du corps pour une célèbre actrice.

Avis :

Neal Wu est un réalisateur chinois qui est assez populaire chez lui. Réalisateur et écrivain, il a notamment écrit des romans qui sont de très gros succès. Neal Wu, en plus de raconter des histoires, a eu l’idée d’écrire tout un tas de chansons pour ses livres. Côté cinéma, il passe les années 2000 à explorer le court-métrage avant de signer un film qui sera là encore très populaire, « At cafe 6« , encore inédit chez nous. Après ce film, Neal Wu s’aventure sur un autre média, après les salles de cinéma, voici que trois ans après son film, le cinéaste revient avec une série qui est disponible sur Netflix chez nous.

Comme je suis curieux de beaucoup trop de choses, je suis parti voir ce que des séries autres que françaises ou américaines pouvaient donner. Ainsi, dans mes recherches, je suis tombé sur l’affiche et le titre de cette série chinoise en six épisodes. Piquant ma curiosité, je me suis laissé tenter et je ne sais pas si c’est parce que je ne suis pas habitué à la télévision chinoise, mais cette série s’est avérée être une catastrophe de tous les instants. Insupportable, mal filmé, mal mis en scène, mal joué, avec une intrigue du niveau d’une AB Production, je dois même avouer que j’ai eu bien du mal à arriver jusqu’au bout de ces six tous petits épisodes.

Angie est une jeune femme qui rêve d’indépendance. Malheureusement pour elle, elle est la fille d’un chef de triade, et ce dernier ne compte pas la laisser faire ce qu’elle veut. Qu’importe, Angie est en rébellion et elle décide de fuguer de chez elle. En secret, elle va alors être engagée par Sophia, un agent de stars, pour être le garde du corps d’une des actrices les plus populaires du pays. Actrice qui forme un couple parfait, mais fictif, avec Xu Yi, qui est lui aussi l’un des acteurs les plus connus et aimés du pays. Le truc, c’est qu’Angie est totalement fan de Xu Yi et plus elle le découvre, plus ces derniers vont se rapprocher.

Nom de Dieu !!!! Non mais nom de Dieu !!!! Bon vous me direz, avec cette affiche et ce titre, je pouvais déjà avoir une idée de là où je mettais les yeux, mais très sincèrement, je ne pouvais pas soupçonner que ce serait à ce point-là. « Triad Princess« , c’est le genre de série qui en fait des caisses et des caisses, c’est le genre de série qui n’a aucune limite, au point que son intrigue finit par s’écrouler sur elle-même tant elle n’a aucun sens et surtout tant elle ne tient pas la route. Mais bien au-delà de ce scénario foutraque, la première chose qu’on remarque avec « Triad Princess » et c’est peut-être ce qui va être le plus compliqué à accepter, c’est que la série est bien trop Kawaï. C’est bien simple, un menu maxi best of n’est pas aussi complet que ça. La série dégouline de tous les côtés, elle n’arrête pas une seconde, elle ne nous laisse pas de répit, au point d’en faire une overdose.

Cette histoire de jeune femme, fille de chef de triade qui veut s’émanciper et vivre pour elle aurait pu être intéressante, mais malheureusement, ce n’est pas le cas ici. Le scénario qui emprunte la voie de la comédie, devient très vite une belle connerie, dont finalement on ne comprend même plus les tenants et les aboutissants, tant la série part dans tous les sens. Une histoire d’amour impossible, un père qui cherche sa fille et qui est prêt à tout pour la retrouver, une histoire de chantage lié à un passé honteux, un mariage forcé, une tragédie familiale, une envie de célébrité, un mal vivre d’être célèbre, les réseaux sociaux, le mensonge, la dissimulation et puis cette histoire d’amour gay qui arrive n’importe comment… Bref, la série est ingérable, et comme pour son surplus de Kawaï, elle déborde de sujets, et voulant tellement en raconter, finalement, elle finit par ne rien raconter.

On ajoutera à cela le côté hystérique de la série, avec des personnages qui n’ont pas l’occasion d’être normaux une seconde. Du coup, en plus de peu croire aux personnages, on se retrouve avec des acteurs qui n’ont, eux aussi, aucune limite. Ils en font tellement, que parfois, le temps s’arrête, et l’on se demande vraiment ce que l’on est en train de regarder et pourquoi on est en train de le regarder. Seule l’héroïne principale s’en sort à peu près, parce qu’Eugenie Liu dégage quelque chose, elle se donne à fond pour son rôle, et l’on sent que mieux dirigée, la comédienne peut être excellente.

Enfin, la série aurait pu alors se rattraper avec sa mise en scène, et là encore, c’est une catastrophe. Très clipé au point de n’avoir aucun sens, tenant une photographie hideuse, en plus d’être n’importe quoi, parfois la lumière change en un champ/contre champ, c’est assez fascinant à regarder. Le rythme est étouffant, tant la série ne se pose que rarement, voulant là encore toujours en faire plus. Il y a bien quelques idées qui ressortent et quand elles sont là, elles font plaisir. On sent que par instant, Neal Wu a des éclairs de génie, mais très vite, la série le rattrape et l’on se retrouve avec des défauts sur des défauts.

Avec « Triad Princess« , je pensais passer un petit moment sympathique devant une petite romance peut-être kawaï (rien que l’affiche), mais qui serait m’emporter. À la place de ça, je me suis retrouvé devant un objet de cinéma incontrôlable, qui pousse et repousse toujours ses limites, au point que cette série arrive toujours à surprendre, dans le sens où quand on pense qu’on a atteint le fond du trou, Neal Wu nous prouve qu’on peut encore creuser. Et vous voulez savoir le truc le plus étrange dans tout ce désastre, c’est que je pensais trouver une mini-série, non pas une première saison, et alors même que le visionnage fut douloureux, cette saison se terminant sur un twist assez épique, on peut se dire qu’on regarderait bien la suite… Non mais n’importe quoi…

Note : 06/20

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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