Mortal Engines – Rébellion Adolescente

De : Christian Rivers

Avec Hera Hilmar, Robert Sheehan, Hugo Weaving, Jiahe

Année: 2018

Pays: Etats-Unis, Nouvelle-Zélande

Genre : Science-Fiction, Action, Aventure

Résumé :

Des centaines d’années après qu’un évènement apocalyptique a détruit la Terre, l’humanité s’est adaptée pour survivre en trouvant un nouveau mode de vie. Ainsi, de gigantesques villes mobiles errent sur Terre prenant sans pitié le pouvoir sur d’autres villes mobiles plus petites.
Tom Natsworthy – originaire du niveau inférieur de la grande ville mobile de Londres – se bat pour sa propre survie après sa mauvaise rencontre avec la dangereuse fugitive Hester Shaw. Deux personnages que tout oppose, qui n’étaient pas destinés à se croiser, vont alors former une alliance hors du commun, destinée à bouleverser le futur.  

Avis :

« Mortal Engines » est le premier long-métrage de Christian Rivers, après deux courts qu’il a tourné en 2015 et 2016. Si Christian Rivers n’a pas vraiment d’expérience en tant que réalisateur, il ne débute pas dans le cinéma. Fidèle de Peter Jackson qu’il accompagne sur tous les films du réalisateur depuis 1992 et le cultissime « Braindead« , Christian Rivers a donc eu le temps de se faire la patte, et même un nom, puisque son travail sur les effets spéciaux de « King Kong » en 2005 fut même récompensé par un Oscar.

Produit par Peter Jackson donc, Christian Rivers arrive sur les écrans avec un premier très gros film. Un film que les distributeurs ont essayé de faire passer pour un film de Peter Jackson, rappelant et martelant le nom du réalisateur en grand et partout, au point d’en faire disparaître le nom de Christian Rviers… Bref.

Film d’aventures à très grand spectacle, « Mortal Engines » a su créer la curiosité dès ses premières bandes-annonces qui vendaient du rêve, de l’originalité, de l’aventure et de l’inattendu, et alors que le film se fait descendre en flèche, je dois dire que j’ai été agréablement surpris. Alors non pas que ce soit le meilleur blockbuster de l’année, loin de là, d’ailleurs, le film a ses défauts, mais il demeure que « Mortal Engines » m’offert ce que j’étais venu chercher, de l’aventure, du visuel, et des personnages attachants. Christian Rivers n’a pas menti sur sa marchandise, et cette séance de cinéma fut agréable et plus, puisque j’ai vraiment été séduit par l’univers du film et toute sa richesse.

Il y a des milliers d’années de cela, la civilisation telle que nous la connaissons a été détruite en l’espace de soixante minutes. Ceux qui ont survécu ont dû s’adapter pour survivre. Aujourd’hui, plus personne n’est « sédentaire », les villes sont construites sur d’immenses machines à moteur et les plus grosses villes, appelées prédatrices, mangent littéralement les petites bourgades. Dans ce chaos, une jeune femme, Hester Shaw, cherche à se venger d’un homme haut placé qui a tué sa mère. Si sa première tentative d’assassinat échoue, elle va se retrouver accompagnée par un jeune Londonien désavoué, Tom Natsworthy, et ensemble, ils vont accomplir bien plus qu’une simple vengeance…

« Mortal Engines » est donc un bon, voire très bon, divertissement et j’insiste sur le mot divertissement ! Un divertissement pour son aventure, pour la découverte de son, ou plutôt ses, univers, et pour son visuel impeccable, qui offre du grand spectacle.

« Mortal Engines » est un film qui offre ce qu’il vend, et peut-être même un peu plus. Alors bien sûr, on pourra rester déçu par son manque d’explication sur le passé et le pourquoi de la naissance d’un tel monde. Il faut dire que c’est très vite expédié, et de ce côté-là, le film apporte plus de questions que de réponses, mais en contrepartie, le film de Christian Rivers arrive à surprendre dans ses sous-intrigues. Des sous-intrigues qui peuvent même être touchantes, je pense par exemple à celle qui est faite autour d’un tueur à gages, un ressuscité…

« Mortal Engines« , c’est un scénario qui est d’un côté bon, allant à l’essentiel, tout en faisant preuve d’originalité et de richesse dans la construction de ses mondes, mais d’un autre côté, « Mortal Engines« , c’est aussi un scénario qui fait de sacrés raccourcis dans l’intrigue, comme des retrouvailles ou des trouvailles qui arrivent comme un cheveu sur la soupe.

Du premier côté, « Mortal Engines » offre donc une aventure simple, précise, qui va droit au but. Une aventure qui ne « s’embarrasse pas » avec de quelconques messages politiques, environnementaux ou encore métaphoriques sur la société (d’où le fait qu’on lui reproche souvent d’être creux. Quoi que les petites bourgades qui se font littéralement manger par les mégalopoles, on peut y voir une certaine critique). Christian Rivers fait l’aventure avec comme fond une vengeance qui donnera naissance à plus. De plus, de ce côté-là, « Mortal Engines » respire le travail de création. Outre les effets spéciaux qui sont redoutables, Christian Rivers a créé à l’écran tout un univers, offrant plusieurs possibilités et l’on en prend plein les yeux et rien que pour cela, le film est plus qu’appréciable. De plus, son histoire principale se suit avec plaisir, offrant tous les codes du cahier des charges du film d’aventure, allant même chercher un petit côté archéologique.

Mais une fois qu’on a dit tout cela, on ne peut pas ne pas évoquer les coquilles, les trous, les « ça aurait dû être plus travaillé ». On sent qu’il y a des absances et qu’il y a dû avoir des coupes dans l’intrigue. Certains personnages apparaissent comme bien trop facile. L’intrigue va bien trop vite parfois. Le film détient son lot de clichés et de déjà-vu.

Entre son spectacle spectaculaire, ses nouveaux mondes à découvrir, ses personnages attachants tenus par des comédiens qui en font parfois un peu trop (quoi que j’adore Hugo Weaving quand il en fait trop !), j’ai finalement plutôt bien apprécié ce premier film de Christian Rivers. Bien sûr, le film méritait sûrement d’avoir plus de fond, plus de personnages à creuser, plus de réponses aux questions qu’on se pose sur l’état de ce monde, mais au final, en faisant le choix de l’aventure, la simple aventure, Christian Rivers offre un simple et bon divertissement et pour le coup, ça me suffit. Je n’en attendais pas plus, (même si j’y reviens, ce qui est fait autour du ressuscité m’a touché, emporté et surpris), pas moins.

Note : 13,5/20

Par Cinéted

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