Première Année – Docteur Maboul

De : Thomas Lilti

Avec Vincent Lacoste, William Lebghil, Michel Lerousseau, Darina Al Joundi

Année : 2018

Pays : France

Genre : Comédie, Drame

Résumé :

Antoine entame sa première année de médecine pour la troisième fois. Benjamin arrive directement du lycée, mais il réalise rapidement que cette année ne sera pas une promenade de santé. Dans un environnement compétitif violent, avec des journées de cours ardues et des nuits dédiées aux révisions plutôt qu’à la fête, les deux étudiants devront s’acharner et trouver un juste équilibre entre les épreuves d’aujourd’hui et les espérances de demain.

Avis :

C’est avec « Hippocrate« , son deuxième film, que le réalisateur et médecin Thomas Lilti a été révélé dans le paysage du cinéma français. Abordant un milieu qu’il connaît très bien, le réalisateur a su faire un film simple et efficace. Un film qui ne tombait pas dans le spectaculaire du drame. Trouvant son succès, et aimant parler de ce milieu, Thomas Lilti est revenu deux ans plus tard en 2016 avec « Médecin de campagne« , qui fut là encore un joli film qui a trouvé son succès. Et voilà que jamais deux sans trois, puisque encore une fois, deux ans plus tard, on retrouve Thomas Lilti aux commandes d’un film qui aborde la médecine. Après le premier stage d’interne, après le surmenage des médecins de campagne, voici que le réalisateur aborde la première année d’étude de médecine.

Loin des films comme « La crème de la crème« , ou la vie des étudiants n’est que sexe, alcool et décadence, avec « Première année« , Thomas Lilti met en images la pression affolante que ces étudiants de première année peuvent subir. Encore une fois, bercé dans le réalisme, Thomas Lilti livre un film intéressant, très agréable à suivre, et même touchant. Un film qui sait de quoi il parle. Un film qui connaît son sujet. Bref un film de Thomas Lilti, comme on l’attendait !

Antoine a toujours rêvé d’être médecin et il s’accroche, puisqu’il entame sa troisième première année de médecine. Benjamin, lui, vient de finir le lycée et il a choisi médecine plus pour attirer le regard de son père que par véritable vocation. Les deux garçons vont se lier d’amitié et ainsi se soutenir tout au long de l’année afin de passer cette première année qui broie tant de jeunes étudiants. L’année sera longue, difficile, et il faudra mettre sa vie entre parenthèses, mais les deux jeunes y sont préparés… Ou du moins le croit-il…

Parlerait-on désormais de la trilogie de la médecine par Thomas Lilti ? Il se pourrait bien, puisque le réalisateur nous offre un troisième essai sur le sujet et comme à son habitude, tout ici fonctionne parfaitement et nous entraîne dans un film simple, mais vrai.

Pour son troisième sujet, le réalisateur s’attaque cette fois à la difficulté de devenir médecin. Le parcours est semé d’embûches et bien souvent les étudiants ou les internes finissent par craquer et ce parcours si difficile commence dès la première année de médecine. Une première année que le réalisateur va mettre parfaitement en scène. Alors comme je l’ai dit plus haut, si vous cherchiez un film qui donnerait dans la fête, passez votre chemin, car « Première année » est loin de tout ça. « Première année » est un film sérieux. On peut même dire que « Première année » est un combat de tous les jours.

Le parcours est difficile et encore une fois, c’est sans spectaculaire, mais tout en ayant le goût du divertissement, que Thomas Lilti nous approche au plus près de ces étudiants et décrit un monde où l’esprit de compétition règne. Un monde personnel, individualiste, un monde qui donne parfois des frissons dans le dos.

Le scénario, toujours écrit par Lilti, est riche. Il va droit au but et aborde tout un tas de sujets intéressants. Au programme, des épreuves, des séances d’études, des séances à la bibliothèque, des remises en question, des burn-out, des examens très surveillés, des doutes, du suspens, des rêves et forcément des déceptions. Bref, cette première année de médecine est sévère et son réalisateur en parle sans caricature. Parfois, on va sourire devant certaines théories et autres méthodes et moyens mnémotechniques pour apprendre, quand d’autrefois, on va être touché par ces jeunes qui cravachent comme des dingues pour atteindre leur but. Et d’ailleurs soit dit en passant, ça fait du bien de voir un film sur une jeunesse qui taf, qui sait ce qu’elle veut (ou non pour quelques personnages) et qui met tout en œuvre pour y arriver.

De plus, cette « Première année » est tenu par un duo irrésistible. Vincent Lacoste qui retrouve Thomas Lilti quatre ans après « Hippocrate« , tient un beau rôle qui ira même jusqu’à nous offrir de nouvelles facettes de son talent. Ce qui est drôle, c’est que si le personnage avait porté le même nom que dans « Hippocrate« , on aurait presque pu croire à un préquel. Mais bon, là, je pars un peu loin… En face de lui, on trouve William Lebghil, qui après « Chercher la femme« , « Ami Ami » ou encore « Le sens de la fête » s’éloigne de plus en plus de « Soda » et s’inscrit peu à peu comme un bel espoir du cinéma français. Ensemble, les deux comédiens sont aussi drôles (malgré leurs personnages), qu’ils sont touchants et surtout attachants.

En conclusion, Thomas Lilti a encore une fois réussi son coup. Joliment filmé, bien mis en scène, du rythme, des émotions, parfois même du suspens, puis tenu par un excellent duo d’acteurs, « Première année » s’inscrit parfaitement la filmographie de Thomas Lilti. On attend maintenant le suivant avec curiosité.

Note : 14,5/20

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Par Cinéted

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