Monsters and Men

De : Reinaldo Marcus Green

Avec Kelvin Harrison Jr., John David Washington, Anthony Ramos, Chanté Adams

Année: 2018

Pays: Etats-Unis

Genre: Drame

Résumé :

Un jeune homme noir est abattu par la police. Trois témoins du crime – un passant qui a filmé la scène avec son téléphone, un policier afro-américain et un lycéen – se retrouvent face à un dilemme : garder le silence pour s’éviter des ennuis ou s’impliquer personnellement pour réparer une terrible injustice.

Avis :

Cette année à Deauville, on dirait bien que le festival a décidé de mettre en avant des réalisateurs qui viennent du documentaire et dont c’est le premier film. Bon si, Reinaldo Marcus Green ne vient pas vraiment du documentaire, il y est toutefois passé l’espace d’un court-métrage sur les sept qu’il a réalisé.

« Monsters and men » est donc le premier film du jeune réalisateur et pour sa première proposition, Reinaldo Marcus Green a choisi un sujet plutôt brûlant, parler du racisme sous plusieurs formes aux Etats-Unis à travers plusieurs personnages qui vont se croiser. Avec un sujet pareil, « Monsters and men » aurait dû être intéressant, mais finalement, ce premier essai déçoit et ennuie. Il ennuie parce qu’il se fait longuet, il ennuie car il ne va jamais au bout de ses personnages qu’on finit par quitter de manière floue. Et enfin, il ennuie parce que malgré les belles propositions de son réalisateur qui aborde parfois très bien certains aspects, sur le tout, « Monsters and men » ne prend pas.

Brooklyn, un homme noir est abattu par la police. Un jeune filme cette bavure avec son portable. Cet acte va alors changer sa vie, mais aussi celle d’un policier afro-américain et d’un étudiant. Chacun d’eux devra s’interroger sur lui-même et sa façon de réagir face à cette injustice. Vont-ils se taire ou bien se manifester pour rétablir la vérité ?

La déception ! Quelle déception ! Je ne peux pas dire que j’attendais « Monsters and men » avec une impatience folle, je peux même avouer qu’avant le festival, je n’avais jamais entendu parler de ce film, et pourtant, malgré ça, le film de Reinaldo Marcus Green est une déception parce qu’avec un sujet pareil, le réalisateur arrive à s’embourber dans un film qui ne raconte finalement pas grand-chose, n’osant prendre de vraies décisions et n’aboutissant pas ses personnages.

Sur le papier, « Monsters and men » est un film qui a de vrais sujets, car en plus du racisme, Reinaldo Marcus Green souhaite aborder le racisme dans la police, les pressions policières, les tensions entre la police et une certaine population. Le réalisateur va aborder l’injustice, les réseaux sociaux. Il parlera aussi de choix humains, de justice et bien sûr d’injustice. Bref, autant de sujets qui font envie. Mais ça, c’est juste sur le papier, car une fois passé à l’image, le résultat n’est pas du tout le même. Brouillon, confus, long, ennuyant, peu touchant, « Monsters and men » arrivera en l’espace de quelques instants à retenir l’attention de son spectateur sur quelques sujets, mais la plupart du temps, on reste dans le questionnement et surtout dans l’attente que le film commence vraiment. Pourquoi Reinaldo Marcus Green a-t-il choisi de parler de la sorte de son sujet ? Pourquoi nous présente-il des personnages si c’est pour finalement ne rien dire sur eux. Car oui, mis à part les réflexions parfaites pour le coup du policier américain, les deux personnages sont sous exploités, notamment le premier personnage qu’on quitte de manière assez incroyable, mais pas dans le bon sens du terme. C’est bien simple, on n’y croit pas et l’on va passer notre temps à attendre que le réalisateur revienne sur lui et finalement, on finit par croire qu’il a carrément oublié son personnage.

Le réalisateur aurait pu se rattraper avec son casting, mais là encore, ce n’est pas ça. Non pas que les comédiens soient mauvais en soi, ce n’est pas le cas. Non, ce qui ne va pas, c’est que comme on passe au-dessus de leur personnage, finalement, même si les acteurs donnent le meilleur d’eux-mêmes, on ne s’accroche pas aux personnages et du coup, là aussi on attend que quelque chose se passe.

Ce premier film est donc une belle déception alors qu’il avait beaucoup de cartes en main pour faire un bon film. Finalement, Reinaldo Marcus Green livre un film ennuyant à tous les points de vue et c’est bien dommage.

Note : 07/20

Image de prévisualisation YouTube

Par Cinéted

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Facebook : Lavisqteam.fr – Contact: lavisqteam@laposte.net