Ben-Hur

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De : William Wyler

Avec Charlton Heston, Stephen Boyd, Jack Hawkins, Haya Harareet

Année: 1959

Pays: Etats-Unis

Genre: Péplum

Résumé:

Judas Ben-Hur, prince de Judée, retrouve son ami d’enfance Messala, venu prendre la tête de la garnison de Jérusalem. Mais leur amitié ne peut résister à leurs caractères différents.
Alors qu’une pierre tombe du balcon de la maison familiale de Ben-Hur, manquant de tuer le gouverneur qui paradait plus bas, Messala trahit son ami qu’il sait innocent en l’envoyant aux galères et en jetant en prison sa mère et sa sœur. Ben-Hur jure alors de reconquérir sa liberté et prépare sa vengeance.

Avis:

Tiens et si on s’attaquait à un gros film mythique? Le genre de film que quand tu tapes les mots que tu es en train d’écrire, tu trembles parce que tu es sûr de dire des conneries et que l’on ne rigole pas avec ce genre de métrage. Mais bon, après tout, on s’en fout, on est encore qu’un petit site, les gens ne lisent pas trop et les conneries passeront entre les mailles du filet. Ou pas. Enfin, bon, on va quand même essayer de faire ça bien. Parce que Ben-Hur le mérite. Le premier film qui a obtenu 11 oscars alors qu’il était  nommé dans 12 catégories et qui ne fut rejoint que bien des années plus tard par Titanic et par Le Seigneur des Anneaux Le Retour du Roi. Ce n’est pas rien tout de même. Et puis il a aussi eu 4 Golden Globes, ça force le respect. Bref, Ben-Hur, c’est l’arme de destruction massive. C’est un char d’assaut (poussé par des chevaux, d’accord) qui a mis tout le monde d’accord à Hollywood. Mais ce film mérite-t-il toutes ces récompenses? A-t-il pris un coup de vieux plus de 50 ans plus tard? Ramons!

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Arrête ton char, Ben-Hur.

L’histoire du film, tout le monde la connait. L’empire romain est en pleine expansion et essaye tant bien que mal d’assouvir le peuple de Judée. Alors que le Christ né, un jeune romain est mis à la tête de la garnison en Judée, Messala. Juda Ben-Hur est alors un prince dans son pays et on apprend qu’il a vécu une partie de sa jeunesse avec Messala. Les retrouvailles sont heureuses, jusqu’à ce que  le fougueux romain demande à Ben-Hur de trahir son peuple, en le persuadant d’accepter le peuple romain et sa toute puissance. Ce dernier refuse et les deux se brouillent méchamment. Alors que le nouveau consul arrive en Judée, la sœur de Ben-Hur, par inadvertance, fait tomber une tuile. Messala y voit alors une opportunité de se venger. Il jette Ben-Hur aux galères et sa mère et sa sœur en prison. Ben-Hur promet de revenir et de se venger. Il va bien entendu s’ensuivre une tonne d’aventures pour notre héros. Avec nos yeux d’aujourd’hui, on pourrait croire que le film a pris un coup de vieux, et c’est le cas sur certaines scènes, comme lorsque la galère coule ou encore sur certaines phases de la course de chars. Mais le film est un putain de chef d’œuvre! Oui, lançons des injures même dans une critique où le Christ est présent, nous ne craignons la colère de Dieu! Exemplaire en termes de réalisation, le film, durant pourtant 3h30 n’est pas du tout ennuyeux! La retranscription historique est grandiose, avec des décors sublimes et des moments grandiloquents (la fameuse course de chars) côtoient des moments plus intimes (le dialogue entre Esther et Ben-Hur). Ainsi, grâce à une alternance des phases intimistes et des phases plus nerveuses, le film assure un spectacle de tous les instants. On ne passera pas à côté de la scène de course de chars, qui reste un modèle du genre, à la fois violente et passionnante. Bref, une vraie fresque dantesque.

Bien entendu, ce film doit aussi son succès à l’acteur principal. Charlton Heston est éblouissant dans le rôle de Juda Ben-Hur, donnant une ampleur incroyable au personnage. Entre un jeu très juste, un regard touchant et un physique parfait  pour le rôle, il incarne le héros dans toute sa splendeur. Quand on pense qu’il n’était que le quatrième acteur sur la liste, après Paul Newman (qui a dit que se jambes n’allaient pas avec la tunique), Burt Lancaster (qui n’était pas en accord avec la violence morale du film) et Rock Hudson, on peut se dire que les choses sont bien faites. A ses côté, Stephen Boyd, jouant Messala est excellent. On voit d’entrée de jeu que c’est un connard dévoué à Rome, mais on voit une lueur d’espoir lorsqu’il voit Ben-Hur, mais il incarne vraiment bien cet homme ambitieux et qui est prêt à tout sacrifier pour briller aux yeux de César. Le reste du casting est relativement brillant, de Jack Hawkins interprétant Arrius, donnant une seconde chance à Ben-Hur ou encore Haya Harareet dans le rôle de l’amour de Ben-Hur. Bref, le casting est parfait et même aujourd’hui, lorsque les émotions sont exacerbées, avec des mouvements théâtraux, cela ne fait pas ridicule, bien au contraire.

Il y a autre chose de très frappant dans ce film, c’est la présence d’une violence très forte et très présente. Une violence morale bien sûr, avec les prisonniers qui ne boivent pas ou très peu, ou encore dans les galères, avec un romain très dur qui fait trimer les rameurs jusqu’à épuisement. Mais il y a surtout une violence physique incroyable, qui est très prégnante dans le course de char, avec les différentes chutes et notamment les deux écrasés, avec de très bons effets spéciaux. C’est spectaculaire et cela fait grincer des dents. On passera aisément sur les bondieuseries du film et la fin un peu trop improbable, mais Wyler a la décence de ne pas montrer le visage du Christ, laissant planer un doute et une bonne dose de mystère.

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Bois, et change de slip, ça commence à sentir la saumure!

Au final, Ben-Hur est une œuvre majeure du septième art, un incunable sous péloche qu’il faut absolument voir pour sa culture cinématographique. Entre des scènes grandioses, une aventure passionnante et une réalisation incroyable, ainsi qu’une musique parfaite, le film n’a pas volé ses 11 oscars et même aujourd’hui, il est toujours aussi fort et puissant. Bref, un grand film, tout simplement, nom de Dieu!

Note: 19/20

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Par AqME

ServalNote de Serval: 18/20

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