Avenged Sevenfold – Hail to the King

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Avis :

Le métal est encore un style de musique assez peu diffusé. A l’instar du rap ou de la pop qui ont pignon sur rue sur les radios et dans la culture populaire, le métal est encore en marge de ce système. Alors cela a deux effets. Certains groupes essayent de faire du commercial pour se faire connaître et finissent bouffer par le système ou se retrouvent dans l’oubli (sauf des fans et des accros à ce genre de musique) un peu comme Stone Sour après Through Glasses qui continue à fournir de la qualité mais qui ne passe plus sur les ondes. Et puis il y a des groupes qui restent dans le métal underground et restent fidèles à leur image et leur crédo. Avenged Sevenfold fait partie de la première catégorie, essayant depuis leur troisième album d’accrocher l’oreille des moins ardus. Fondé en 1999 par M. Shadows, Zack Vengeance, The Rev et Mike Wendt, le groupe se taille une belle réputation underground avec un son très metalcore. Malheureusement, le chanteur se fait opérer de la gorge et doit plus ou moins abandonner le chant crié. Du coup, le groupe laisse de côté le metalcore pour fournir un métal plus conventionnel, fusion entre le heavy et le hard rock. Le premier ressort, c’est que cela leur permet de se faire connaître des grands groupes et de se forger une belle réputation. En 2010 sort Nightmare, et il fait suite au décès tragique du batteur du groupe, qui était aussi l’un des principaux auteurs. L’album est nommé album métal de l’année et le groupe devient une tête de liste dans les différents festivals qu’ils font. C’est en aout 2013 qu’est sorti Hail to the King, le sixième skeud du groupe. Que vaut-il ?

Bien évidemment, après le carton mérité de Nightmare, on attendait beaucoup de choses de Hail to the King. Et le titre éponyme que l’on pouvait entendre depuis un petit moment était bien sympa et dans la veine de ce que fait déjà le groupe depuis un petit moment. Une introduction sympathique, un refrain simple et qui entre bien dans la tête et un solo monstrueux de la part de Synyster Gate. Le skeud s’ouvre sur Sheperd of Fire et on sent un léger tournant dans la direction prise par le groupe. On sent un léger vent d’héroic-fantasy dans le titre avec des bruitages qui viennent compléter le morceau. Mais on ressent cela dans tout l’album. En effet, Requiem se dote d’une introduction en latin, chantée par des chœurs, avant de partir vers une puissance que l’on connait déjà. On peut aussi entendre des trompettes et autres instruments à vent dans les morceaux Planets ou Acid Rain, et quelques clavecins dans le titre Heretic. Tout cela change l’image du groupe, qui essaye de faire dans la grandiloquence en copiant Black Sabbath, selon les dires du leader du groupe. Oui, le groupe ne voit pas les choses en petit. Mais ce n’est pas la seule référence du groupe et on le sent pertinemment avec le morceau This Means War qui est la presque copie exacte de Sad But True de Metallica. Si les références sont splendides, les morceaux sont sympas mais on a toujours l’impression d’écouter quelque chose de déjà entendu. Heureusement, les solos sont remarquables et certains titres sont vraiment entrainants et puissants comme Coming Home ou encore la très belle ballade Crimson Day. On peut aussi noter Doing Times qui fait office de retour aux sources pour le groupe, représentant ce que faisait la bande lors du deuxième et troisième album, avec un morceau plus court mais aussi très rock.

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Au niveau de la voix du chanteur, on sent que ce dernier évite de trop pousser et ne growl plus depuis un bon moment. Néanmoins, il possède un timbre assez intéressant qu’il arrive à moduler suivant des morceaux différents. Par exemple, sur Doing Times, il aura une voix plus nasillarde et plus rapide, alors que sur un morceau comme Hail to the King, son timbre sera plus granuleux et le rythme plus lent. On sent qu’il y a vraiment un travail derrière tout ça et cela permet une belle variation suivant les morceaux. Mais le plus intéressant, c’est ce son si particulier qu’il arrive à sortir quand il crie un peu plus, comme un raclement qui rajoute un petit quelque chose assez agressif. On peut entendre cela sur le refrain de Planets, lorsqu’il chante le refrain. Enfin, autre nouveauté mais cette fois dans le skeud en général, il n’y a pas de point faible. D’habitude, chaque album de Avenged Sevenfold possède des titres un peu bouche-trous qui marquent moins, surtout en deuxième moitié d’album. Ici, ce n’est pas le cas, l’album trouve un bon équilibre et chaque titre est relativement homogène, ce qui est un plus indéniable, rajoutant du liant entre les titres et donc de la cohésion.

Au final, Hail to the King, le dernier album de Avenged Sevenfold est forcément moins bien que l’album précédent, mais il reste bien différent. Sans révolutionner son style pour ne pas choquer les nombreux fans, le groupe semble avoir trouvé son style et annonce un changement en douceur, s’orientant vraiment vers un heavy plus commercial tout en gardant de puissants solos. Cet album reste tout de même de très bonne facture et montre que le groupe fait partie des grands dans le domaine du métal.

  1. Sheperd of Fire
  2. Hail to the King
  3. Doing Times
  4. This Means War
  5. Requiem
  6. Crimson Day
  7. Heretic
  8. Coming Home
  9. Planets
  10. Acid Rain

Note : 15/20

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Par AqME

Casey SlybackNote de Casey Slyback: 15/20 Du riff qui déchire, du solo endiablé, un album moins sombre que le précédent (Nightmare) mais tout aussi efficace !

MickeyNote de Mickey: 16/20 Un album plus Heavy que le précédent, mais toujours aussi prenant!

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