Imaginarium

Fiche technique :

Auteurs : Bruno Cathala et Florian Sirieix

Joueurs : 2 à 5

Durée : 1h30 à 2h

Type : Gestion

Age : 14

Mécaniques : Gestion de ressources, choix d’actions, placement de mise.

Première parution : 2018

But du jeu :

Utilisez au mieux vos machines farfelues dans le but de récolter des ressources, remplir des objectifs et remporter des points de victoire !

Règles :

Chaque joueur incarne un bricoleur qui retape des machines étranges et loufoques dans le but d’amasser des matériaux pour réparer de plus en plus de machines.

Chaque tour de jeu se déroule en plusieurs étapes. Tout d’abord, dans l’ordre du tour, chaque joueur va se placer sur le marché, chaque emplacement présentant un coût différent. En face de chaque emplacement se trouve une Carte Machine, possédant un prix correspondant à son niveau. Il existe également des emplacements ne coûtant rien et permettant d’obtenir du Charbonium mais pas de Carte Machine.

Une fois que tout le monde a choisi, en commençant par le joueur s’étant placé à l’endroit le plus cher du marché, chacun peut jouer son tour. Il commence par utiliser ses machines, qui produisent du Charbonium, du Bois, du Cuivre ou du Cristal, ou qui peuvent convertir des ressources en d’autres. Puis il paye sa Carte Machine le cas échéant, dont le montant est égal à la somme du niveau de la carte et de l’emplacement du Marché. Cette machine n’est pas opérationnelle et n’arrive pas encore dans son atelier, il doit d’abord la réparer pour pouvoir l’utiliser.

Deux des machines de production. La jauge à droite indique avec quelles machines elles peuvent être combinées, chacune possédant un code. A gauche, le coût en ressources, en haut à gauche le niveau.

 

Puis il effectue une paire d’actions parmi :

  • Réparer une machine et échanger des Ressources
  • Echanger des ressources et démonter une machine
  • Démonter une machine et réarranger son atelier
  • Réarranger son atelier et recruter un assistant
  • Recruter un assistant et extraire du Charbonium
  • Extraire du Charbonium et réparer une machine

Il est interdit de choisir la même paire deux fois d’affilée, et il est possible de ne faire qu’une seule des deux actions voire aucune.

Réparer une machine permet de bénéficier de sa capacité, à savoir, produire ou transformer des ressources, voire voler des ressources adverses ou se défendre contre des attaques.

Recruter un assistant donne la possibilité d’obtenir un personnage offrant des bonus pendant la partie.

Réarranger l’atelier permet de combiner les Cartes Machines pour augmenter leur puissance et gagner de la place.

Démonter une machine permet de récolter des ressources ou des Points de Victoire (PV)

Le plateau individuel : l’atelier avec les actions, les assistants et les machines.

Ensuite, il vérifie s’il remplit les conditions pour valider un projet, et son tour se termine. Le suivant dans l’ordre du tour peut alors utiliser ses machines, payer sa carte, etc.

Une fois que tout le monde a joué, on vérifie si un joueur possède au moins 20 PV. Si c’est le cas il est obligé de le signaler et celui qui en possède le plus remporte la partie ! Dans le cas contraire, l’on défausse la Carte Machine de l’emplacement le plus faible encore présente, puis on remplit le Marché et les assistants le cas échéant. Un nouveau tour démarre.

Avis :

Le moins que l’on puisse dire dans les jeux dans lesquels Bruno Cathala apparaît, c’est qu’ils font largement parler d’eux. Ce nouveau titre, de et d’après une idée originale de Florian Sirieix (auquel monsieur Cathala s’est greffé), est-il aussi bon que le reste de la ludothèque du meilleur auteur français ?

Déjà oui, je parle de meilleur auteur français car il a remporté le Tric Trac d’Or trois années d’affilée (récompense mise en place par le site Tric Trac, référence francophone du jeu de société) dans la catégorie Auteur. Ses jeux ne sont pas tous des hits mais la plupart se hissent à une place plus que convenable sur différents podiums de différents prix. En l’occurrence, Imaginarium n’a pas encore eu ce privilège puisqu’il sort en boutique courant avril, mais il était possible de l’acheter en avant-première lors du Festival International des Jeux de Cannes 2018. Est-ce qu’il mérite d’obtenir des prix ?

Le plateau dans son ensemble. Les ressources au centre, le Marché en bas, les assistants à recruter en haut à droite, et les Objectifs en haut à gauche.

La première chose qui frappe lorsque l’on regarde le matériel est le design général. Le jeu, anciennement baptisé « Steamers » lors des phases prototypes, mettait l’accent sur le côté étrange et biscornu de la faune qui peuple ses cartes. Toutes les machines sont représentées par des mélanges d’animaux et de bouts de métal, ce qui donne au titre un aspect très singulier mais rappelant fortement le mouvement Steampunk ou Rétrofuturiste, mouvement vestimentaire (mais pas que) largement inspiré par les écrits de Jules Verne. Que l’on aime ou non, l’on ne peut y être indifférent. De plus, les figurines représentant les personnages sont très bien réalisées. Il est simplement dommage qu’elles ne soient pas très utiles (des pions ou des meeples auraient fait l’affaire). Côté design toujours, il faut un petit temps d’adaptation pour comprendre les symboles présents sur notre plateau mais après quelques tours tout devient parfaitement clair. En revanche, les assistants et les tuiles de projets possèdent une signalétique un peu différente qui aurait mérité un petit récapitulatif pour ne pas avoir à compulser les règles toutes les 30 secondes. Et puisque l’on parle des mauvais points, le Bois et le Cuivre se ressemblent parfois trop et peuvent être confondus, ce qui est dommage étant donné qu’il n’y a que 3 ressources principales. En revanche, la présence d’un rack de rangement pour lesdites ressources, qui en plus de cela s’inclut parfaitement dans le plateau, est très pratique est très appréciable.

Les interactions ne sont pas très nombreuses, même si elles le sont plus que dans d’autres jeux de gestion. En effet, les joueurs vont d’abord pouvoir se gêner lors de la phase de placement, puisque c’est premier arrivé et premier servi. Ensuite, quelques machines permettent de voler des ressources aux autres, et enfin les projets valent plus de points si l’on est le premier à s’y placer. Il va donc falloir miser astucieusement pour jouer avant les autres et obtenir certaines faveurs tout en faisant attention à bien avoir assez de ressources pour acheter les cartes. Sans entrer dans les détails, se placer à côté d’une machine sans avoir les moyens de l’acquérir est très pénalisant, même si cela permettrait de coiffer au poteau un adversaire.

Les 5 figurines du jeu.

Le tout peut parfois manquer de fluidité. Le placement est plutôt rapide mais les phases individuelles n’impliquent que très peu les opposants, comme on l’a vu. Fort heureusement chacun ne peut faire que deux actions, et peut réfléchir à son tour pendant celui des autres. Les différentes cartes ne sont pas très nombreuses mais suffisantes pour qu’une partie ne ressemble pas à une autre. De plus, la présence des projets à valider (un certain nombre est tiré au début parmi la totalité) permet d’orienter son jeu différemment à chaque partie en fonction.

Imaginarium est un jeu assez simple à prendre en main, plutôt familial malgré des règles qui semblent complexes de prime abord et des possibilités qui semblent vastes. Mais il n’en est rien, il peut être un bon jeu d’entrée de gamme aux jeux de gestions plus poussés. Son design en séduira plus d’un et ne laissera personne indifférent. Restent les deux-trois petits bémols mais qui n’enlèvent rien au plaisir de jeu.

Note: 15/20

Par Flippy Who

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