Spaced Saison 1

D’Après une Idée de : Simon Pegg et Jessica Stevenson

Avec Simon Pegg, Jessica Stevenson, Julia Deakin, Mark Heap

Pays: Angleterre

Nombre d’Episodes: 7

Genre: Comédie

Résumé:

Tim et Daisy sont deux losers complètement paumés. Décidés à se serrer les coudes pour s’en sortir, ils se font passer pour un couple honnête sous tous rapports afin de trouver un logement. Ils réussissent à convaincre Marsha Klein de leur louer un appartement dans une pension. C’est le début des ennuis…

Avis:

Simon Pegg, Nick Frost, Edgar Wright, trio culte qu’on adore. Ce trio culte qui nous a offert « Shaun of the dead« , « Hot Fuzz« , « Le dernier pub avant la fin du monde« , prend ses racines ici, avec les deux saisons qu’a duré « Spaced« . Sans « Spaced« , pas de trilogie Cornetto et rien que pour cela, la série doit être vue et portée au plus grand jour.

Sortie en 1999, la première saison de « Spaced » est un beau moment d’humour complétement « Allumés » (pour reprendre le titre de la série en français) qui fait plaisir à suivre.

Partant sur sept épisodes d’une vingtaine de minutes, « Spaced » se mange sans aucune retenue. Un épisode appelant l’autre et c’est entre culture pop, amour du cinéma des années 80 et 90, un excellent humour, une réalisation pêchue et rythmée qui caractérise si bien le cinéma d’Edgar Wright et tous ces acteurs anglais, encore quasi-inconnus à l’époque, qui sont aujourd’hui des piliers, que « Spaced » nous amuse, nous éclate et parfois même nous fait halluciner. Et le tout fait avec peu de moyens !

Tim et Daisy sont deux personnes dont la vie n’a pas été tendre ces derniers temps. Chacun d’eux s’est fait larguer, et chacun d’eux survit comme il le peut. Chacun, de leur côté, cherche un appartement, mais ils ne trouvent rien. Puis un matin, un appartement correspond à ce qu’ils cherchent. Le souci, la propriétaire n’acceptera qu’un couple… Ce n’est pas très grave, Tim et Daisy décident de se faire passer pour un couple. C’est le début d’une incroyable colocation.

« Spaced« , c’est donc la banale histoire d’une colocation improbable. Et si la série, dans son ensemble, ne racontera rien de vraiment extraordinaire, elle va se faire très attachante dans la relation qu’elle développe entre ces deux compères.

Amusante tout le temps, « Spaced » est une série de punchlines, de culture et de réalisation. C’est le mélange de ces trois arguments qui fait que cette série, si banale dans son histoire, soit si excellente, tordante, et même passionnante quand on la suit.

Les dialogues et les vannes sont bien souvent hilarants, détenant du piquant, et un certain « je m’en foutisme » génialement so Bristh. On saluera bien entendu Simon Pegg et Jessica Stevenson qui en plus de créer la série, d’en écrire les dialogues, tiennent aussi les premiers rôles et ils vont si bien ensemble. Leur amitié transparaît à l’écran et c’est génial. Les deux sont soutenus par des acteurs tous aussi géniaux (Nick Frost est incroyable, Julia Deakin est mon petit best of avec ses problèmes avec sa fille, Mark Heap, Katy Carmichael, Peter Serafinowicz) et tiennent des personnages hauts en couleurs qui frôlent bien souvent le ridicule, pour le meilleur comme pour le pire. On sent vraiment que chacun s’éclate avec ces rôles en or.

La culture, parce que « Spaced » est un déluge de références culturelles que ce soit dans le cinéma, les séries, la musique ou encore les jeux vidéo. « Spaced » est une série geek et s’assume comme telle. Et mieux encore, puisque la série déclare son amour à cette culture, chacune de ses références (et encore, il y a en tant qu’on en découvrira sûrement d’autre au cours des autres visionnages de la série) est un véritable plaisir à voir ou débusquer.

Puis enfin, « Spaced » est une série de réalisation, car si le format est court, Edgar Wright fait preuve d’une grande originalité. Chacun épisode est dynamique, chaque épisode tient son lot d’idées. Chaque épisode essaie quelque chose, même si parfois certaines choses peuvent tomber à l’eau. Avec ces sept premiers épisodes, Edgar Wright fait des « merveilles », alors qu’il a très peu de moyens. D’ailleurs, ça se ressent parfois, mais ce n’est pas grave, car c’est avec tant de générosité et de cœur ! Puis la patte d’Edgar Wright est déjà présente, et rien que ça, avec zéro moyen, ça fait plaisir à voir.

Ces sept premiers épisodes de « Spaced » sont donc un joli cru. Cette brochette de personnages, tous plus décalés, pour ne pas dire tarés, les uns que les autres, est un vrai plaisir à suivre, et ça, même quand la série se relâche ou tombe à l’eau.

Note : 15/20

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Par Cinéted

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