octobre 30, 2020

Riot – Enfermé Pour Tuer

Titre Original: Riot

De : John Lyde

Avec Matthew Reese, Dolph Lundgren, Chuck Liddel, Danielle Chuchran

Année: 2015

Pays: Etats-Unis

Genre: Action

Résumé:

Jack Stone orchestre délibérément un braquage de banque raté, afin d’être incarcéré et pouvoir infiltrer le gang de Balam, un caïd russe détenu dans une prison d’état. Balam est plus qu’un criminel psychopathe, il est la tête pensante d’une importante organisation criminelle. Chef intelligent et dangereux, il dirige son business illicite en contrôlant les forces de police corrompues.

Avis :

Dans le marché du DTV, il y a une règle assez simple qui consiste à mettre en avant les plus grosses stars du métrage afin d’attirer le chaland, flashant sur la jaquette. Et cela même si la ou les stars en question n’ont qu’un rôle mineur. Bien souvent, on retrouve cela dans des films d’action assez discrets où l’on va mettre une star des années 80, qui en général à retrouver un peu de notoriété grâce à Expendables. C’est tout à fait le cas de Riot – Enfermé Pour Tuer, puisque la jaquette vante la présence de Dolph Lundgren au métrage, promettant ainsi castagne dans un milieu carcéral. Mais est-ce vraiment le cas ? Pour la castagne, pas de soucis, on est clairement dans un film d’action, puisqu’en plus de cela, on retrouve Chuck Liddel, ancien champion de Free Fight. Mais Lundgren a-t-il un rôle important ? Non.

Riot est un film qui joue à fond la carte de sa mascotte sans pour autant l’afficher de suite. Si on voit de temps à autre la montagne allemande, il se fera discret et se posera comme un observateur de l’intrigue qui se déroule sous nos yeux. Le film va plutôt mettre en avant Matthew Reese, un acteur qui aime John Lyde, puisque c’est ensemble qu’ils ont fait l’ignoble Zombies Global Attack. Pour faire très rapide au niveau du pitch, Matthew Reese est donc un flic qui se fait volontairement incarcéré dans une prison bien précise pour pouvoir régler son compte à Balam, un dealer de drogue qui vit dans la prison comme un pacha, jouant avec les forces de l’ordre à grand renfort de corruption et de menaces. La base est posée dès le départ du film, mais Riot va essayer de se sortir de ce carcan médiocre des films d’action de base à petit budget pour jouer sur la narration. En effet, au début, le film se joue en flashback sur un casse qui tourne mal et qui va expliquer les raisons de la vengeance par le personnage de Matthew Reese. Un montage plutôt sympathique qui dynamite d’ailleurs la réalisation et permet d’accorder plus de crédit au personnage central.

D’ailleurs, Riot va même se hisser dans le haut du panier des films de ce genre grâce à une action non-stop, mais aussi et surtout des chorégraphies plutôt sympathiques. Alors oui, on est loin des films à gros budget avec des plans-séquences de fou furieux et des effets spéciaux convaincants sur les corps qui en prennent plein la couenne, mais Riot essaye de faire ce qu’il peut avec ce qu’il a. Parfois c’est un peu brouillon, ou les figurants font n’importe quoi (mention spéciale à ce figurant qui fait un plongeon avant pour attraper le héros mais qui se vautre lamentablement sur le sol en arrière-plan), mais ça reste lisible et assez surprenant pour un film comme celui-ci. On aura même droit à quelques séquences intéressantes entre trois femmes qui se bastonnent dans une cuisine et qui utilisent de façon optimale l’espace. Par contre, et pour en revenir à Dolph Lundgren, l’acteur fait le strict minimum, et doit distribuer trois paires de baffes en tout et pour tout dans le métrage. Mais qu’importe, le plaisir est bien présent.

Mais ce plaisir sera tout de même entaché par plusieurs petits points noirs. Tout d’abord, le jeu des acteurs est assez approximatif, notamment pour Chuck Liddel qui joue un bad guy inutile et plus risible qu’autre chose malgré sa masse musculaire. Ensuite, on sent que le budget était clairement limité. Les décors sont toujours les mêmes, on a parfois l’impression que les plans se répètent et la réalisation est quelconque. En fait, c’est là que l’on voit que le film ne pourra jamais sortir au cinéma, car il n’a pas d’amplitude dans sa mise en scène et se contente du minimum, c’est-à-dire un plan/une action sans jamais essayer de faire des plan-séquence ou des mouvements de caméra un peu plus couillus. C’est assez statique dans sa façon de faire et c’est bien dommage, car certains combats sont plutôt intéressants. Mais si on doit comparer, même une série comme Daredevil est au-dessus en termes de réalisation. Enfin, le scénario est assez catastrophique et peu probable. On en arrive même à un stade où l’on se pose des questions sur l’utilité de certaines séquences ou sur des interventions qui frôlent le ridicule. Le passage où la jolie Danielle Chuchran traine dans les conduits d’aération pour s’écrire sur le ventre est absolument incohérent et inutile. Néanmoins, encore une fois, le film s’en sort grâce à un humour parfois drôle, notamment lorsque le héros explique à une dizaine de gars pourquoi ça ne vaut pas le coup de se battre contre lui. Un humour un peu salvateur, donnant un poil plus d’épaisseur à son personnage central, pour lequel on éprouvera peu d’empathie, la faute à un acteur qui tient plus de l’acteur porno avec son plan sous la douche torse nu, que du vrai acteur.

Au final, Riot – Enfermé Pour Tuer n’est pas un mauvais film et on pourrait même dire qu’il tient la dragée haute à toutes les sorties DTV récentes en matière de film d’action. Si on retrouve toutes les scories du genre propre à un budget faiblard, John Lyde essaye de s’en sortir en peaufinant ses scènes de baston et en ne visant jamais plus haut que son cul pour fournir un film très moyen, mais honnête et c’est déjà pas si mal.

Note : 09/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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