Le Bazaar de l’Epouvante

Titre Original : Needful Things

De : Fraser Clarke Heston

Avec Ed Harris, Max Von Sydow, Bonnie Bedelia, Amanda Plummer

Année : 1994

Pays : Etats-Unis

Genre : Horreur

Résumé :

Dans l’échoppe de l’aimable Leland Gaunt, chacun peut y trouver ce dont il a toujours rêvé pour un prix dérisoire. Mais ces acquisitions sont empoisonnées et réveillent haines et jalousies. Les conflits insignifiants tournent au meurtre, à l’apocalypse. Seul le shérif Pangborn échappe aux ruses de celui qui pourrait bien être le Diable…

Avis :

Fils de l’immense Charleton Heston, Fraser Clarke Heston est un réalisateur et scénariste qui a eu pour le moins une carrière assez furtive, puisqu’on ne lui connaît que cinq films entre 1982 et 1996. Et parmi ses réalisations qui ont tendance à se faire oublier avec les années, il y aura vraiment que ce  » … Bazaar de l’épouvante » qui a trouvé son petit succès.

Encore une adaptation d’un roman de Stephen King, le troisième film de Fraser Clarke Heston s’avère être un bon petit film d’horreur qui, s’il a pris un coup de vieux, reste néanmoins agréable, divertissant, et détient même une certaine dose de fun. Avec un scénario tissé par le diable lui-même, le tout bercé dans une ambiance pour le moins malsaine, qui fait son petit effet, le film s’avère intéressant à plus d’un titre.

Leland Gaunt est un vieil homme qui vient d’ouvrir un Bazaar dans une petite ville où jamais rien ne se passe. Dans son bazaar, on peut y trouver ce que l’on veut et bien plus encore, car on peut trouver ce que l’on désire le plus. Les habitants viennent tous peu à peu dans le bazaar, et très vite, ils sont conquis par le vieil homme. Mais ce que les habitants ne savent pas, c’est que lorsqu’il accepte un cadeau du vieil homme, il y a un prix à payer. Et bientôt, cette petite ville côtière si tranquille va être le théâtre de bien des chamboulements. Des chamboulements qui iront jusqu’au meurtre…

Voilà donc le petit film qui, sans être phénoménal, arrive à marquer suffisamment les esprits pour qu’on ait envie de le retenir, et même le revoir. « Le bazaar de l’épouvante« , c’est avant tout un scénario bien ficelé qui s’amuse à manipuler ses personnages.

Dans ce film, c’est le diable en personne qui tire les ficelles et la ville devient peu à peu son jouet et il compte bien lui faire beaucoup de mal. Si le film peut paraître brouillon, allant ici et là, on va se rendre compte que tout aura un sens, et finalement, « Le bazaar de l’épouvante » ressemble à un puzzle, dont toutes les pièces se rejoignent peu à peu, pour amener à ce final, qui transforme quelque peu le ressenti qu’on avait pour le film.

Oui, si le film fut agréable jusque-là, il faut dire que les dernières minutes sont assez jubilatoires, allant même jusqu’au apporter un peu de fun avec les dernières répliques du diable. Un diable grandement incarné par l’immense Max von Sydow.

Ce qui est prenant avec ce film, c’est toute la réflexion sur le matérialisme des gens, sur cette envie qui les fait vendre leur âme au diable, alors qu’ils vivaient parfaitement sans, avant. « Le bazaar de l’épouvante » pose donc une bonne réflexion pertinente et cohérente qui elle aussi amènera jusqu’à cet excellent final.

« Le bazaar de l’épouvante« , comme je le disais, c’est aussi un film qui a vieilli. Si la mise en scène est terrifiante autour de Max von Sydow, si Fraser Clarke Heston a très bien su s’en tirer avec les diverses manipulations qu’on trouve dans le film sans nous embrouiller et en nous offrant toujours un suspens et une ambiance qui reste malsaine, on regrettera que le rythme ne soit pas vraiment soutenu, naviguant entre moments plats et moments plus forts. « Le bazaar de l’épouvante« , c’est aussi un film où l’on trouve peu d’effets spéciaux et c’est très bien comme ça, car le peu qu’on y trouve ici a mal vieillit. Alors oui, ça donne un côté rétro au film, qui n’est pas pour déplaire, mais ça se remarque aussi sur l’instant et l’espace d’un instant, ça nous sort du film.

« Le bazaar de l’épouvante » reste donc un bon petit film malgré le temps qui a passé, malgré les petits défauts. On prend plaisir à suivre cette immense machination malsaine et diabolique dont seul le diable peut en avoir le secret.

Note : 13/20

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Par Cinéted

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