Raptor

Fiche technique :

Auteur : Bruno Faidutti et Bruno Cathala

Joueurs : 2

Durée : 25 minutes

But du jeu :

Un joueur joue les scientifiques dont le but est soit de capturer trois bébés raptors, soit de tuer la mère. Un joueur joue les raptors et doit soit tuer tous les scientifiques du plateau, soit protéger trois de ses cinq bébés.

Règles :

Raptor est un jeu en duel dans lequel chaque joueur va avoir des missions différentes afin de remporter la partie. Il s’agit clairement d’un jeu stratégique avec des placements et des déplacements à faire de façon adéquate pour optimiser ses chances de gagner. Néanmoins, la chance peut sourire aux joueurs en fonction des cartes tirées.

Pour le joueur qui joue les scientifiques, il doit placer quatre scientifiques sur les bords du plateau de jeu. Il possède à côté de lui un deck de cartes avec des numéros et permettant diverses actions. Il en pioche trois.

Pour le joueur jouant les raptors, il pose les cinq bébés où il veut sur le plateau ainsi que la mère. De la même façon que le joueur adverse, il possède un deck avec des cartes ayant des numéros et des actions à faire. Il pioche trois cartes pour faire sa main.

Le déroulement du jeu est assez simple et se décompose de trois phases. En premier lieu, les joueurs choisissent une carte de leur et la révèle en même temps. Celui qui a la carte avec le plus petit numéro fait l’action de la carte. Ensuite, l’autre joueur possède autant d’action que la différence entre les deux cartes. Par exemple, si le premier joueur joue la carte action 3 et que l’autre joueur avait joué la 5, le premier joueur fait l’action de sa carte et le deuxième joueur a droit à deux actions (5-3).

Les actions sur les cartes sont différentes des actions à faire sans les cartes. Pour les scientifiques, les actions qui apparaissent que les cartes sont de placer un ou deux scientifiques, de déplacer un ou deux scientifiques de plusieurs cases, de tirer sur la mère en ligne droite. Pour les autres actions, c’est se déplacer d’une seule case, endormir un bébé raptor se situant sur une case adjacente, kidnapper un bébé endormi et d’autres. Pour le joueur jouant avec les dinosaures, c’est sensiblement la même chose avec quelques nuances dans les cartes. En effet, il y a une carte qui appelle les bébés raptors sur la tuile de la maman, une carte pour effrayer un ou deux scientifiques ou encore une carte qui fait sortir la maman raptor du board et de regarder la future carte de l’adversaire.

La partie s’arrête lorsque les scientifiques ont soit kidnapper trois bébés, soit tuer la mère ou lorsque la maman raptor a bouffé tous les scientifiques du plateau ou sauvé trois de ses bébés en les faisant sortir du plateau par les zones de sortie.

Avis :

Bruno Cathala est un auteur prolifique et surtout qualitatif. En effet, rares sont les jeux qui ont déçu le public venant de sa part et on peut être sûr qu’à chaque fois que l’on ouvre une boîte, le plaisir ludique sera présent. Associé à Bruno Faidutti, Raptor avait tous les ingrédients réunis pour devenir un grand jeu, un classique du placement stratégique avec une pointe de hasard. Et on n’est pas loin de la vérité.

Jeu en duel, Raptor a vraiment un caractère complexe quand on le regarde d’en haut. Non pas que les règles soient compliquées, mais surtout le nombre d’actions est important et il faut savoir faire les bons choix pour ne pas perdre de temps. Surtout dans les déplacements où le jeu peut se voir comme une partie d’échec où il faut anticiper les mouvements adverses et voir comment capturer ou échapper à un ennemi. C’est certainement la partie la plus difficile à appréhender et celle qui fait appel aux hardcore gamers. Fort heureusement, le plateau est très lisible avec des cases rondes parfaites pour ce genre de jeu.

Cependant, le jeu possède aussi un facteur chance qui n’est pas négligeable. En effet, il est fort possible qu’un joueur veuille faire l’action de sa carte, mais que lui est impossible car le joueur adverse à jouer une carte avec un coût plus petit. Et c’est là que le hasard e la pioche intervient, surtout vers la fin du jeu. Un top deck peut facilement amener à la victoire, alors que l’on avait une certaine longueur d’avance. Et si ce moment ne plait pas forcément aux grands stratèges, établissant parfois des mouvements plusieurs tours avant, c’est assez agréable pour les néophytes ou les joueurs qui apprécient les imprévus dans une partie.

L’autre point sympathique du jeu provient de son univers et de son matériel. Tout d’abord, la rejouabilité est importante. Outre le fait que l’on puisse jouer deux factions différentes aux gameplay proche mais aussi éloigné, le plateau modulable offre des possibilités infinies même si dans les faits, le jeu reste sensiblement le même. Au niveau du matériel, c’est du très bon ouvrage, avec des figurines en plastique de qualité que l’on pourra s’amuser à peindre et des dinosaures convaincants, en position agressive. L’univers, quant à lui, fait irrémédiablement penser à Jurassic Park et c’est certainement voulu. Le tout fonctionne parfaitement même si les illustrations des cartes auraient peut-être méritées un peu plus de différences pour rendre l’ensemble encore plus beau.

Au final, Raptor reste un jeu de stratégie efficace et prenant qui cherche le bon équilibre entre stratégie et chance. Un choix qui peut rebuter plus d’une personne, notamment les fins stratèges qui ne laissent aucune place à la chance, qui seront certainement frustrés de voir que parfois, une carte, ou une différence de points entre deux cartes, peut permettre à n’importe qui de remporter une partie. Bref, un bon jeu, mais qui ne satisfera pas tout le monde.

Note : 16/20

Par AqME

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