janvier 19, 2021

The Walking Dead Saison 7

D’après une idée de : Frank Darabont d’après le comics de Robert Kirkman et Charlie Adlard

Avec Andrew Lincoln, Jeffrey Dean Morgan, Norman Reedus, Chandler Riggs

Pays : Etats-Unis

Genre : Drame, Horreur

Nombre d’épisodes : 16

Résumé :

Après une apocalypse ayant transformé la quasi-totalité de la population en zombies, un groupe d’hommes et de femmes mené par l’officier Rick Grimes tente de survivre…

Avis :

On dit souvent que les jours se suivent et se ressemblent et cet adage colle parfaitement à la série The Walking Dead. Car si l’on excepte les deux premières saisons dû au fait de leur fraîcheur et de leur fidélité au comics de Charlie Adlard, à partir de la troisième saison, les choses ont commencé à sentir le vinaigre, pour ne pas dire le rance. Voulant s’émanciper du format papier, le show télévisé a cru bon de faire comme bon lui semblait avec les personnages, mais aussi et surtout l’intrigue principale. Et s’il faut saluer cet esprit ingénieux de faire deux univers distincts pour satisfaire tous les fans, la série va rapidement pêcher par ses mauvais choix scénaristiques et surtout par sa propension à faire trainer les choses. D’un format de seize épisodes à chaque saison, The Walking Dead fait à chaque fois les mêmes erreurs, à savoir deux premiers épisodes tonitruants pour accrocher le spectateur, puis plus rien jusqu’au milieu de saison qui annonce la trêve hivernale, avec une reprise plaisante puis plus rien jusqu’au dernier épisode qui enchaine toutes les péripéties comme un collier de perles. Et cette septième saison ne fait pas exception à la règle.

Le principal problème qui ressort de cette saison et qui est finalement symptomatique de toute la série, c’est que les scénaristes n’arrivent pas à choisir entre partir dans quelque chose de complètement différent par rapport aux comics ou de rester fidèle à l’œuvre papier. En choisissant de proposer l’entre-deux, la série n’arrive jamais à satisfaire les lecteurs, tout comme ceux qui suivent la série sans lire les comics. La preuve en est dès le début de la saison. La série fait le double choix de la surprise pour les lecteurs et de la fidélité avec la mort d’un personnage emblématique. Cependant, à faire ce choix, on sent que les scénaristes ne prennent pas de risque. Ils décident de tuer le même que dans le comics, ce qui annihile tout effet de surprise, mais aussi un personnage secondaire qui prenait de l’importance, mais qui finalement se révélait assez anecdotique (à noter que ce personnage était déjà mort depuis longtemps dans le comics). Et ça va être comme cela tout au long de l’aventure, jusqu’au final qui ne touchera pas grand-monde. Fonctionnant comme au début, il fallait aussi la mort d’un personnage plus ou moins important, et la façon dont s’est amenée ne surprend pas et finalement, avec le personnage choisi, la fibre émotionnelle ne bouge pas d’un fil.

Mais le pire dans tout cela, c’est que cette saison promet beaucoup, mais n’arrive pas à se dépêtrer de tous ses personnages. Il y en a tellement que les scénaristes sont obligés de découper chaque épisode en se focalisant sur seulement deux ou trois personnages. A titre d’exemple, on peut citer l’épisode avec Sasha et Rosita, ou encore le moment entre Morgan et Ezekiel. On a la désagréable sensation que la multitude de personnages nuit à la série et que les scénaristes ne se concentrent que sur des relations binaires, ou parfois des relations qui n’avancent pas, comme Rick et son fils ou encore Daryl qui reste le chien fou du groupe. Avec un montage d’épisodes comme cela, il manque une réelle cohésion au sein de l’équipe, que l’on retrouve sur le dernier épisode, mais qui manque encore une fois d’épique.

Et puis il y a les méchants. Alors Negan reste le bon point de la série. Si certains se plaignent du surjeu de Jeffrey Dean Morgan, le personnage dans le comics est exactement comme cela, même s’il est physiquement plus imposant. L’acteur se régale et à chaque apparition, il est vraiment intéressant car il demeure imprévisible, faisant de l’ombre à tout le reste du casting qui se contente de faire la tronche ou de surjouer sur certaines émotions, comme ce pauvre Andrew Lincoln qui semble avoir les yeux embués depuis la saison trois, comme si jouer dans cette série était une souffrance. Seulement, ce n’est pas le seul méchant dans la série et les autres sont complètement à côté de la plaque, notamment la communauté des Eboueurs, qui sont mal présentés, qui sortent d’on ne sait où et qui sont absolument détestables. D’ailleurs, l’actrice qui joue la chef de cette communauté est d’une rigidité hideuse.

Enfin, il semble bon de parler un peu du rythme de la série et de son sujet principal, les zombies. Alors certes, il est vrai qu’ils sont maintenant au second plan, la série mettant un point d’orgue à parler des différends entre humains débiles, mais ils sont trop peu représentés et ne sont même plus une menace omniprésente. Facile à buter, presque invisible, les zombies sont devenus une espèce en voie d’extinction dans la série (alors que dans le comics ils reviennent en force) et cela enlève clairement de l’intérêt. Fort heureusement, le peu que l’on voit sont plutôt bien faits et les effets spéciaux, du moins dans les maquillages (ne parlons pas des inserts dégueulasses en CGI digne des productions Asylum) sont convaincants. Et la série semble aller au rythme pantelant des zomblards. En seize épisodes, il ne se passe pas grand-chose et surtout, il faut un temps fou pour préparer un semblant de bataille qui sera tuée dans l’œuf avec une invraisemblance fulgurante. C’est non seulement improbable, mais surtout, ça joue constamment sur le personnage qui risque de mourir et on n’y croit pas une seule seconde. Bref, c’est mal foutu et surtout, c’est tout le temps la même mécanique.

Au final, The Walking Dead saison 7 est encore une fois une belle déception. Si le grand méchant reste plaisant et charismatique (bien que l’on peut faire beaucoup mieux), c’est bien le rythme et le fil rouge qui sont au centre des problèmes de cette série. C’est long, c’est lent, ce n’est pas toujours logique, et surtout, surtout, il manque un semblant de cohérence entre les personnages et leurs réactions. Alors pourquoi continuer à regarder me direz-vous ? On se pose encore la question…

Note : 07/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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