octobre 28, 2020

Inferno

De : Ron Howard

Avec Tom Hanks, Felicity Jones, Ben Foster, Omar Sy

Année: 2016

Pays: Etats-Unis

Genre: Thriller

Résumé:

Dans « Inferno », le célèbre expert en symbologie suit la piste d’indices liés au grand Dante lui-même. Robert Langdon se réveille dans un hôpital italien, frappé d’amnésie, et va devoir collaborer avec le docteur Sienna Brooks pour retrouver la mémoire. Tous deux vont sillonner l’Europe dans une course contre la montre pour déjouer un complot à l’échelle mondiale et empêcher le déchaînement de l’Enfer…

Avis:

Alors qu’à la fin des années 2000 et au début des années 2010 Ron Howard avait l’air d’avoir perdu de sa superbe, le réalisateur nous est revenu au détour d’un film que peu attendait et avait vu arriver. Ce film, c’est « Rush« . En un film, le réalisateur a réussi à nous faire oublier tous les films moyens qu’il a offerts avant et mieux encore, il nous a redonnés de l’espoir et de l’intérêt.

Après avoir adapté la légende de Moby Dick avec « Au cœur de l’océan » en 2015, Ron Howard revient cette année avec un projet auquel on a tendance à se méfier, tant il est marqué par les films passés et plus particulièrement son premier chapitre. Ce film, c’est « Inferno« , la suite de « Da Vinci Code » et « Anges & Démons« .

Si le film offre le plaisir de retrouver le personnage de Robert Landgon, toujours tenu par le culte Tom Hanks. Si le film se trouve être bien plus dans la lignée de « Anges & Démons« . S’il s’avère divertissant, il en ressort une histoire quelque peu floue et tirée par les chevaux lors de certaines révélations. Mais pourtant, malgré cela, l’histoire est intéressante, notamment sur le constat qu’elle dresse de l’humanité et son développement.

Robert Langdon se réveille dans un hôpital, blessé à la tête. Il est à Florence, alors que ses derniers souvenirs sont à Cambridge. Il ne sait pas comment et pourquoi il est en Italie. Mais ces questions, il va devoir y répondre plus tard, car très vite après son réveil, une policière italienne essaie de le tuer. Il réussit à s’enfuir de l’hôpital grâce à l’aide du docteur Sienna Brooks. Et c’est chez elle que Langdon va essayer de rassembler les pièces du puzzle. Des pièces qui vont l’emmener peu à peu sur la route de l’enfer de Dante. Un milliardaire faisant un constat sur l’espèce humaine s’apprête alors pour la sauver à libérer un virus mortel qui décimera la quasi-totalité de la population terrestre dans les semaines à venir. Robert, aidé du docteur Brooks, se lance alors dans un jeu de piste pour arrêter le projet du milliardaire, aujourd’hui décédé.

« Inferno » est un film qui laisse un sentiment mitigé, dans le sens où l’on va y trouver de très bons éléments, et d’autres qui vont avoir tendance à nous laisser bien plus dubitatifs, notamment dans les révélations que l’histoire nous fait et qui sont bien trop tirées par les cheveux pour que ça fonctionne pleinement.

Le scénario fonctionne sur le même processus. Le début est très prenant pour ne pas dire terrifiant quand il livre son constat sur le développement de l’espèce humaine. Le film nous plonge très vite dans l’action, dans cette enquête et quête. L’on apprécie être aussi perdu que le personnage joué par Tom Hanks. Ron Howard propose un opus plus sombre et plus violent que les deux précédents films, notamment dans les scènes apocalyptiques de rêve que subit Robert Langdon. « Inferno » offre une enquête et un divertissement qui fait très bien son travail. Comme pour les précédents, le film est un jeu de piste qui amènera peu à peu vers la cachette du virus. Encore une fois, du côté de la culture, le film est un plaisir, car on en apprend beaucoup, tout en étant pris dans l’intrigue. On appréciera de découvrir plusieurs choses sur le passé de Robert Langdon. Des éléments qui viennent enrichir l’univers de la saga.

Mais voilà, malgré tous les bons points que le film accumule, il n’en reste pas moins que le film n’est pas une grande réussite. Ici, Robert Langdon est pourchassé par plusieurs ennemis, mais une fois que le film fera des révélations sur l’un d’eux et les stratagèmes qu’il a mis en place pour « motiver » le personnage principal, le film devient flou sur les motivations de ces derniers. Pour le dire plus vulgairement, il se complique bien trop la vie pour une aide qui est déjà acquise. Et cette révélation a tendance à faire sourire et anéantir une bonne partie de la trame, car elle rend le tout incohérent avec son personnage.

« Inferno« , c’est aussi un film qui même s’il arrive à être intéressant, voire même captivant par moments, n’arrive jamais à installer un suspens. Le final est très prévisible et l’on sait très bien que « l’on ne risque rien ». Le fil rouge est très passif, même si l’on ne verra pas venir un élément ce qui redonne d’ailleurs un souffle au film en son milieu.

Mais malgré ça, à aucun moment on ne craint pour les personnages par exemple. D’ailleurs, certaines facilités scénaristiques poussent très vite dans ce sens. Ron Howard aurait gagné à faire un film bien plus vif, surprenant et incontrôlable, à l’image de son ennemi.

La bande originale est toujours signée Hans Zimmer, mais le compositeur s’y fait moins marquant que dans les autres films. Une BO qui reprend certains thèmes de manière décalée, ce qui offre quelque chose d’étrange à l’image et l’on reste dubitatif et partagé.

Comme pour les précédents films, Ron Howard s’est très bien entouré. Tom Hanks retrouve Robert Langdon et c’est surement ce qui fait que le film soit aussi divertissant, car le comédien est très bon dans le rôle qu’il connaît très bien. La compagne de Langdon cette fois, c’est la belle Felicity Jones qui est décidément de tous les coups. La comédienne qui a le vent en poupe s’en sort haut la main, évitant même de faire potiche. Le film offre aussi des rôles intéressants pour Ben Foster, notre Omar Sy ou encore l’excellente Sidse Babett Knudsen, qui tient un rôle génialement ambigu.

« Inferno« , malgré ses défauts et ses incohérences, n’est pas raté, mais il est loin d’être excellent. Ron Howard nous offre un petit moment de cinéma sympathique. Un petit moment qui divertit, qui peut même surprendre par la noirceur des rêves de Tom Hanks. Un moment qui nous emmène dans son enquête, mais qui ne restera pas dans les mémoires.

Note : 13/20

Image de prévisualisation YouTube

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

Voir tous les articles de AqME →

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.