novembre 26, 2020

Sans Issue

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Titre Original : Black Moon Rising

De : Harley Cokeliss

Avec Tommy Lee Jones, Linda Hamilton, Richard Jaeckel, William Sanderson

Année: 1985

Pays: Etats-Unis

Genre: Policier

Résumé:

Quint, séduisant voleur professionnel dérobe pour le compte du gouvernement, en échange de son impunité, une cassette d’ordinateur contenant des informations du plus haut intérêt. Poursuivi, il cache la précieuse cassette dans une voiture extraordinaire construite par un trio de Texans. Mais la voiture est elle-même volée par la non moins séduisante Linda…

Avis:

Harley Cokeliss fait partie de ces réalisateurs qui tournent depuis bons nombres d’années, mais qui n’ont jamais réussi à se faire un nom. Variant entre la télévision et le cinéma, le réalisateur américain a réalisé dix longs-métrages entre 1971 et 2010. On pourra aussi ajouter à son CV, alors qu’il a déjà quatre longs à son actif, que George Lucas l’engage comme second réalisateur sur l’indémodable « L’Empire contre-attaque« .

Envie de retrouver le fun des années 80 ? « Sans issue » est un film qui sur le papier réunissait énormément d’éléments pour retrouver une saveur oubliée. Imaginez un petit peu, un film de cambriolage avec des bagnoles qui ne sortent que des années 80, écrit par John Carpenter et qui met en vedette Tommy Lee Jones, Linda Hamilton et Robert Vaughn. Franchement que demander de plus, si ce n’est que l’expérience soit aussi bonne que les promesses qu’elles offrent. Mais malheureusement, ça ne va pas être le cas, et l’expérience va se transformer en un film peu convaincant, peu passionnant, cliché et qui a terriblement mal vieilli.

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Quint est un cambrioleur de haut niveau. Un soir, il vole une cassette audio qui contient des informations de la plus haute importance, dans un entrepôt, mais se fait surprendre par les gardes sur place. Prenant la fuite, il est toutefois reconnu par l’un d’eux. Peu de temps après, Quint est retrouvé par les gardes. Quint cache alors la cassette dans un prototype de voiture. Mais ce que Quint n’avait pas prévu, c’est que le prototype en question allait être volé par Nina, une voleuse de bagnoles qui travaille pour le compte d’Ed Ryland.

Les années 80 ont une folie et une honnêteté qui fait que bien souvent, elles arrivent encore aujourd’hui à nous faire apprécier les films les plus déjantés qui peuvent ne rimer à rien. Mais malgré tout l’amour que l’on porte à cette décennie si particulière et unique, il y a certains films devant lesquels on reste en dehors et ça, malgré les envies et les bonnes volontés. Et ce film de Harley Cokeliss fait malheureusement partie de ceux-là.

L’énorme problème qu’a ce film, c’est son scénario qui ne fonctionne pas. Même avec la meilleure des volontés, on a bien du mal à croire en cette histoire et surtout la direction dans laquelle le réalisateur veut l’emmener. Le scénario est très brouillon ce qui est terriblement étonnant venant de la part de John Carpenter qui a est là dans sa meilleure époque. Quand on suit le film, on ne sait pas trop où l’on va… Film de cambriolage ? Film de bagnole ? Film futuriste ? Film de gangster moderne ? Ou de nouveau film de cambriolage avec une pointe de romance ? Bref, à force de vouloir tout mettre dans son histoire, John Carpenter, mais aussi le réalisateur, nous embrouille, et ne va jamais jusqu’au bout des idées. Et c’est bien dommage, car si l’on suit le fil rouge, l’idée de départ n’est pas mauvaise. On sera aussi déçu par cette affiche finalement mensongère ou encore de l’utilisation de cette voiture futuriste qui n’est qu’un prétexte à l’intrigue du film. Qu’elle soit là ou non, ça ne change pratiquement rien à l’histoire. « Sans issue » se laisse regarder, mais n’arrive jamais à passionner et une fois son générique défilant, il faudra peu de temps pour oublier ce petit film.

Le scénario comporte des scènes d’action, des moments de suspens ou encore de doutes et on l’on aurait aimé que le film jouisse d’une belle réalisation qui aille dans ce sens. Mais là encore, c’est loin d’être passionnant. La réalisation, en plus d’avoir très mal vieilli, manque de souffle et de punch. Le tout est très mou, même les courses-poursuites. À aucun moment, on peut dire qu’on est réellement transporté et tenu par le film. Même la BO du film pourtant signée Lalo Schifrin n’arrive pas à marquer. Ce qui est très décevant, rappelons que Lalo Schifrin a signé les BO de « Bullitt« , « Le kid de Cincinnati« , « THX 1138« , « Amityville, la maison du diable« .

Malgré là aussi des rôles décevants, car bien mal écrits et très clichés, on pourra prendre plaisir à suivre Tommy Lee Jones en cambrioleur ou encore Linda Hamilton en mordue de bagnoles. On trouvera Robert Vaughn en pourriture. Il y aura même un petit rôle pour le réalisateur Nick Cassavetes.

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Au final « sans issue » déçoit. Alors que l’on pensait trouver un petit film fun et divertissant,  nous nous sommes retrouvés dans une intrigue embrouillée qui n’arrive pas à passionner celui qui le regarde, malgré ces acteurs ou encore ces quelques scènes d’action parfois réussies. Bref, c’est une belle déception.

Note : 06/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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