Meshuggah – Koloss

Meshuggah-Koloss

Avis :

Le métal provient de différents pays et on en trouve dans des endroits vraiment incroyables, comme les pays asiatiques ou encore les pays du Moyen-Orient. Bien entendu, quand on pense métal extrême et brutal, on pense de suite à des groupes comme Sepultura ou Soulfly, à l’Amérique Latine et aux Etats-Unis en citant par exemple Fear Factory. Mais il y a un autre endroit qui est un concentré de groupes de métal, c’est la Scandinavie. En effet, outre la Finlande et ses groupes de métal symphonique comme Nightwish ou encore Lordi dans un métal plus accessible, la Suède possède son lot de groupe très connu. Meshuggah fait partie de ces groupes à la réputation inébranlable, possédant une réputation incroyable au sein de la communauté métalleuse. Longtemps resté dans l’ombre, mais hyper connu de la scène underground, Meshuggah est une référence pour beaucoup de musiciens et de groupes. C’est d’ailleurs dans l’attente du succès que l’on reconnait un grand groupe, car fondé en 1987, le groupe connait un gros succès en 2012 avec l’album Koloss, qui nous préoccupe aujourd’hui. Mais le septième album studio du groupe est-il à la hauteur des attentes du public ? A force de vouloir ratisser plus large, n’y-a-t-il pas un risque de décevoir les fans de la première heure ? Voyons voir ce qui se cache derrière ce colosse !

Quand on attaque un album de Meshuggah, on sait à quoi s’attendre. Un métal lourd, violent avec une grosse qui gueule. Koloss ne fait pas exception à la règle et dès le départ, on sait que l’on a affaire à un groupe qui ne fait pas dans la dentelle. I Am Colossus démarre très lentement, mais avec un son très lourd, très pesant. Seulement, si la musique s’accélère un tant soit peu durant la musique, on ne ressent pas de grande variation, et la recherche de sons n’est pas très élaborée. Et c’est bien dommage car tout l’album va baigner dans cet aspect de facilité, préférant jouer sur des valeurs sûres comme un son lourd et redondant et une grosse voix. On retrouvera cela dans The Demon’s Name is Surveillance, où la le rythme est très rapide, voir trop, devenant presque insupportable, notamment la double pédale du batteur, mais où la variation est malheureusement absente. Heureusement pour nous et pour le groupe, tout l’album ne baigne pas dans cette redondance et certains morceaux sortent vraiment du lot. En tête de ligne, on retrouve Demiurge, morceau ultra rapide mais possédant une véritable âme et donnant vraiment l’envie de headbanger (pour ceux qui ne connaissent pas, cela signifie faire tourner ses longs cheveux gras comme les pâles d’un hélicoptère et chopper par la même occasion un torticolis, permettant de ce fait de ne pas aller bosser le lendemain. Déconseiller de le faire tout seul chez soi sous peine de passer pour un taré.). On retiendra aussi le très bon morceau Break Those Bones Whose Sinews Gave It Motion, possédant une intro surpuissante, donnant vie aux cordes la guitare, donnant une impression de tristesse et de supplique. Bien évidemment, les musiciens sont très bons, en atteste le solo hallucinant de Swarm, mais encore une fois, c’est cet aspect de facilité et de redondance qui vient entacher l’album, qui est loin d’être mauvais mais semble bien trop inégal. Enfin, pour conclure l’album, The Last Vigil signe un moment de calme plat, presque comme si un no man’s land s’était formé durant l’écoute de cet album violent. Cela fait du bien et montre encore une fois tout le talent des musiciens.

Meshuggah-2012-4-e1333133496760

Qui dit métal extrême, dit gros monsieur qui crie. Meshuggah ne fait pas exception à la règle avec son chanteur Jens Kidman (aucun rapport avec l’actrice, même si je pense que lui ne serait pas contre un quelconque rapport, si vous voyez ce que je veux dire…). Possédant un organe grave et puissant, il suit à merveille la musique et le rythme imposé par les saturations lourdes des grattes. Attention tout de même, on est loin des hurlements de Hatebreed et très loin aussi des gargarismes du chanteur de Deicide. Il trouve un juste milieu, montrant que l’on peut utiliser cette puissance sans pour autant brailler ou rendre incompréhensible toute parole. Tout cela sent bon la virilité et le poil, mais au moins, de ce point de vue, Meshuggah reste fidèle à lui-même, ne faisant pas dans la dentelle.

Au final, Koloss, le dernier album de Meshuggah est loin d’être mauvais, mais il est loin d’être parfait pour autant. Si certains morceaux sont vraiment géniaux et donnent une grosse pêche (comme Demiurge par exemple), d’autres sont bien trop classiques ou alors bien trop redondants. Bref, un album en demi-teinte qui ne marquera pas les esprits comme auparavant. A force de vouloir connaître le succès, on déçoit forcément un peu.

  1. I Am Colossus
  2. The Demon’s Name is Surveillance
  3. Do Not Look Down
  4. Behind the Sun
  5. The Hurt That Finds You First
  6. Marrow
  7. Break Those Bones Whose Sinews Gave it Motion
  8. Swarm
  9. Demiurge
  10. The Last Vigil

Note: 13/20

Image de prévisualisation YouTube

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Facebook : Lavisqteam.fr – Contact: lavisqteam@laposte.net