décembre 2, 2020

Le Septième Sceau

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Titre Original : Det Sjunge Inseglet

De : Ingmar Bergman

Avec Gunnar Björnstrand, Bengt Ekerot, Bibi Andersson, Gunnel Lindblom

Année: 1957

Pays: Suède

Genre: Drame, Fantastique

Résumé :

De retour des croisades, le chevalier Antonius Blok rencontre la Mort sur son chemin. Il lui demande un délai et propose une partie d’échecs. Dans le même temps, il rencontre le bateleur Jof et sa famille. Jof a vu la vierge Marie. Un des films qui fit découvrir le cinéma suédois et qui contribua à la grande notoriété de Bergman.

Avis :

Ingmar Bergman, c’est l’un des plus grands réalisateurs de l’histoire du cinéma. Une légende à la carrière inimaginable. Plus d’une cinquantaine de films à son actif, l’homme force l’admiration pour de nombreux cinéphiles et réalisateurs à travers le monde. Souvent cité, passé un moment Woody Allen ne voyait que par le cinéma de Bergman, souvent référencé, le cinéma du suédois n’a pas fini de passionner.

Il était donc temps que je jette un œil à la carrière impressionnante du réalisateur. Oui, mais par lequel commencer, le réalisateur ayant fait tout un tas de films explorant des thèmes différents. Mais il fallait prendre une décision et mon choix se porta sur « Le septième Sceau« . Vous allez rire, et c’est un argument comme un autre, mais j’ai voulu commencer par celui-ci, car ce film est cité dans « Last Action Hero« , où la mort sort carrément du film de Bergman pour entrer dans le monde « réel ». Cette scène m’avait toujours fascinée et le titre s’était bien accroché dans mon esprit, puisqu’elle était devancée par un superbe « Le septième Sceau d’Ingmar Bergman. UN chef d’œuvre sur la mort. » Donc j’ai enfin sauté le pas et je dois dire que j’en ressors satisfait avec la douce impression d’avoir effectué un voyage.

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De retour des croisades, le chevalier Antonius Blok rencontre la Mort un matin près d’une plage. La mort lui apprend qu’elle vient le chercher. Le chevalier lui demande alors un délai et lui propose une partie de jeu d’échec. Si le chevalier gagne, la mort lui laisse la vie sauve, mais si la mort le met en échec et mat, alors elle prendra le chevalier. Pendant ce temps, dans le pays, la peste fait des ravages et au fur et à mesure que le chevalier avance dans son périple, il va faire la connaissance de plusieurs personnes que la mort pourrait bien convoiter si le chevalier perd cette partie d’échec.

Auréolé par les critiques comme par les spectateurs, « Le septième Sceau » apparaît comme l’un des films les plus connus d’Ingmar Bergman, alors j’étais autant excité que sous pression en le découvrant pour la première fois. Oui, on ne sait jamais, que va-t-il se passer si jamais je n’arrive pas à l’apprécier, surtout que la période Bergman de Woody Allen est une période que je déteste. Mais je vous rassure, j’ai pu me libérer dès le premier quart, car « Le septième Sceau » mérite bien toutes les louanges que j’ai pu entendre sur lui.

Avec ce film, Ingmar Bergman réalise une œuvre forte, puissante même, sur la relation de l’homme à la vie et à la mort, sur Dieu, sur le sens de la vie, de l’être. Je dois avouer que je ne suis sûr d’avoir tout saisi tant le film est riche et mérite totalement un deuxième visionnage. Mais malgré ça, j’ai trouvé le film fascinant de bout en bout. Il y a quelque chose d’hypnotique qui se dégage de son ambiance, quelque part entre flippant, malsain et onirique. C’est un film terriblement esthétique. On sent qu’il y a une recherche pas possible sur les images, les plans choisis, la photo, le noir et blanc est tellement beau. Le film m’a complètement happé, pour ne jamais me lâcher en cours de route, et même dans les moments où je me suis sentis quelque peu largué, je suis toujours resté obnubilé par ce qui pouvait se passer à l’écran.

Puis le film ne s’arrête pas là, puisque derrière toutes les réflexions que le film explore, toutes les réflexions que le film engendre, « Le septième Sceau » est aussi une fresque médiévale, tenue d’une main de maître. Le réalisateur a une sacrée maîtrise et son film, que ce soit dans le visuel ou dans son montage ou encore dans la qualité de son image n’a pas vieilli et reste, presque soixante ans après, exceptionnel à découvrir.

Puis enfin, histoire de terminer en beauté, le réalisateur a choisi un casting royal, intriguant, et même flippant. Bengt Ekerot, qui joue la mort, a ce regard et cette allure qui met mal à l’aise de suite. Il est à l’image du film, hypnotique. J’ai été très surpris, dans le bon sens, de voir que c’était Max von Sydow qui tenait le rôle principal de ce film. L’acteur que j’aime beaucoup, mais que je ne connais qu’à partir des années 90, est très bon dans la peau de ce chevalier au cœur tendre, qui s’accroche à la vie. Une scène dans un confessionnal m’a particulièrement touché.

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Je ressors enchanté par cette première expérience Bergmanienne. « Le septième Sceau » mérite, et de très loin, toutes les éloges qu’on a pu lui faire. C’est un film incroyablement captivant, et une fois vu, il donne très envie de partir à la découverte de la filmographie de cette légende qu’est Ingmar Bergman. À la rigueur, je lui reprocherais juste de m’avoir largué deux ou trois fois. Mais bon, je pense qu’après deux visionnages, ça devrait le faire.

Note : 18/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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