Zelig

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De : Woody Allen

Avec Woody Allen, Mia Farrow, Patrick Horgan, Marvin Chatinover

Année: 1983

Pays: Etats-Unis

Genre: Comédie

Résumé:

Leonard Zelig relève, dans ces années trente, d’un cas peu ordinaire. Obèse, boxeur ou écrivain, il prend l’apparence de tous ceux qu’il côtoie. Eudora, en psychanalysant Léonard, découvre que celui-ci souffre d’un cruel besoin d’amour.

Avis:

Alors qu’il vient de s’inspirer de William Shakespeare dans son précédent film, « Comédie érotique d’une nuit d’été« , avec lequel j’ai eu beaucoup de mal, Woody Allen va encore une fois sortir des sentiers battus et pour cela, il va s’attaquer à un tout autre style, peut-être le plus risqué et expérimental de sa carrière passée et future. Le cinéaste sera là où on ne l’attend pas et va faire de son « Zelig » un faux documentaire comique des plus passionnants.

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États-Unis, les années 30, Léonard Zelig est un homme étrange qui souffre d’une curieuse maladie. Cet homme à priori comme tout le monde peut se métamorphoser à volonté aux contacts des gens qu’il côtoie. Il suffit par exemple qu’il soit avec des asiatiques pour que lui-même en devienne un et va même jusqu’à parler un chinois des plus parfaits. Alors qu’il passe de ville en ville inaperçu, dans l’ombre, il attise les soupçons et les interrogations. Et puis un jour, il est arrêté et envoyé dans un hôpital où le docteur Eudora Fletcher va s’intéresser à son cas, essaie de tout faire pour le comprendre le mieux possible et peut être, dans ses rêves les plus fous, finir par le soigner.

Audacieux est surement l’un des mots qui convient le mieux si l’on veut parler de « Zelig« , ovni cinématographique dans la carrière d’un cinéaste passionné qui ne cesse de se renouveler. Alors que je pensais trouver une comédie pile dans le style Allennien que j’aime, le réalisateur prend la tangente et nous offre un film inédit qu’on n’est pas prêt de revoir de sitôt. Avec « Zelig« , Woody Allen a imaginé un faux personnage et lui a donné vie dans une réalité. Le film a absolument tout du documentaire, avec des interviews des protagonistes qui ont côtoyé « Zelig« . Un film fait à partir d’images d’archive, de coupures de presse, de séances médicales où les médecins de l’époque essaient de comprendre ce cas tout à fait exceptionnel. Le film est parcouru comme dans tout documentaire par une voix off qui nous raconte le destin de cet homme pas comme les autres. Le résultat est bluffant à s’y méprendre. Je reste certain que si j’étais tombé dessus, et ceux malgré l’absurdité de l’intrigue, je pense que j’aurais pu largement croire à un cas véridique et donc suivre ce film comme un documentaire. En plus de cet aspect documentaire, l’intrigue du film est hyper intéressante et fonctionne à 200 %. Le film s’aventure dans la comédie absurde avec cette histoire à peine croyable. Il y a du suspens, des retournements de situation, c’est génial et je me suis laissé prendre au jeu très facilement. Ce qui est encore plus génial avec « Zelig« , c’est que derrière l’expérience inhabituelle et la loufoquerie du film, quand on y regarde plus en profondeur, « Zelig » s’inscrit parfaitement dans les thèmes de la filmographie de Woody. Névrose, amour, mort, l’avenir et passé sont abordés. Le film sera aussi une critique assez rude sur le conformisme que le personnage de « Zelig » veut à tout prix avoir, c’est même pour cela qu’il en devient un véritable caméléon, pour être simplement comme tout le monde.

Dans sa forme, « Zelig » est un film tout aussi étonnant et surprenant. Les images, l’esthétisme et surtout les effets spéciaux du film sont incroyables. Chaque partie du film est crédible, c’est bien fait, bien réalisé. Les images d’archive sont superbes et bien réalisées dans l’ambiance de l’époque, on se demande comment il a fait. Le réalisme est à s’y méprendre. Les effets spéciaux surtout dans le maquillage de Woody, qui sera tour à tour asiatique, européen ou africain, et même obèse est aussi drôle qu’on s’étonne de la qualité des transformations.

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Vous l’aurez donc compris, c’est Woody Allen qui tient le rôle principal de ce film et le réalisateur joue énormément avec le comique. Il est drôle, surtout quand il est dans la peau de personnages très différents de ce qu’il a l’habitude de faire. Pour la deuxième fois, Woody retrouve Mia Farrow qui joue ici un médecin qui va complètement se passionner pour le cas de « Zelig » et faire tout ce qu’elle peut pour essayer de l’aider quitte à affronter sa hiérarchie. On notera aussi pour l’anecdote que c’est la propre mère de Mia Farrow qui joue le même personnage.

« Zelig » est donc un film à part dans la carrière de Woody Allen qui à l’époque ne recule devant rien et teste différentes choses. Ce faux documentaire m’a énormément plu et en plus de ça, je me suis bien amusé devant, alors que demander de plus ?

Note : 15/20

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Par Cinéted

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