Les Mariés de l’An Deux

19821130.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

De : Jean-Paul Rappeneau

Avec Jean-Paul Belmondo, Marlène Jobert, Laura Antonelli, Sami Frey

Année : 1971

Pays : France

Genre : Comédie, Aventure

Résumé :

Nicolas Philibert, un français exilé en Amérique, s’enrichit et s’apprête à épouser une riche héritière. Avant cela, il doit divorcer de sa femme Charlotte qu’il part retrouver en France. Toutefois, pendant son absence la Révolution a fait rage et à son arrivée à Nantes, Philibert a bien du mal à remettre la main sur Charlotte, étroitement liée à une famille de royalistes.

Avis :

Second film pour Jean-Paul Rappeneau, un de nos réalisateurs qui tourne peu, mais dont j’ai apprécié chaque film que j’ai vu de lui.

Ses films sont toujours de gros projets avec des décors incroyables et on peut se rendre compte qu’il a commencé très tôt, puisque ce film se passe durant la révolution française. Le réalisateur de « Cyrano de Bergerac » ou de « Le hussard sur le toit » nous offre là une comédie déjantée avec un couple comme on les aime.

0000293_gal_004_med

Nicolas Philibert est un Français qui s’est exilé en Amérique. Arrivé sans le sou cinq ans plutôt, il s’apprête aujourd’hui à épouser la fille de son patron, ce qui va lui apporter une sûreté et le mettre à l’abri pour le reste de ses jours. Mais les jaloux sont nombreux et le jour du mariage, un homme s’y oppose et il a un argument de poids, puisque Nicolas est marié en France. Il ne peut donc pas épouser la jeune femme. Par chance, la France est en pleine révolution et une nouvelle loi vient d’être inventée pour son plus grand bonheur. Cette loi, c’est le divorce. Nicolas décide donc de retourner en France, de retrouver son ex-femme et la demander en divorce. Une chose bien plus facile à penser qu’à faire, car une fois revenu dans son pays, Nicolas découvre un pays ravagé par la guerre. Un pays où règne le grand n’importe quoi, où les têtes sont tranchées comme une habitude, tous les matins. Au milieu de toute cette pagaille, il devra retrouver sa femme, affronter les révolutionnaires comme les royalistes et faire face à son passé qui ressurgit. Le divorce va être compliqué à obtenir.

« Les mariés de l’an deux « , c’est ce moment dans le cinéma français, où Jean-Paul Rappeneau, alors jeune réalisateur, lançait un vent de folie et d’humour sur la révolution française.

Avec un scénario original et amusant le réalisateur nous invite à suivre une flopée d’aventures en territoire, tour à tour royaliste ou révolutionnaire. Personnellement, j’ai pris plaisir à suivre les aventures burlesques de Jean-Paul Belmondo qui on le sait dès le début du film va reconquérir sa belle et la sauver de toutes les façons qui existent, même quand elle n’en a pas envie.

L’histoire est très amusante et le scénario est assez riche pour nous emporter avec lui dans ce tourbillon de rebondissements, car le film n’arrête pas une minute. Entre combats d’épées, évasions en tout genre, Belmondo qui arrive à se sauver de toutes les situations, même les plus improbables, romance, en haut d’un arbre, champs de bataille et prisons, Jean-Paul Rappeneau s’en est donné à cœur joie et son film est vrai film d’aventure comme on n’en voit plus dans le paysage du cinéma français d’aujourd’hui. Avec ce film, le réalisateur vise vraiment le divertissement et on le suit avec plaisir. C’est de la très bonne comédie qui m’a fait rire. La seule chose qui m’a contrariée, c’est que le final du film est quand même très vite expédié. Alors que tout le film est bien écrit, qu’il prend son temps pour nous amuser avec chaque épreuve qui arrive à nos deux tourtereaux, j’ai eu l’impression avec ce final que d’un coup, il n’y avait plus de budget et qu’on a coupé le film comme on pouvait. La dernière scène reste amusante et va dans le sens de l’histoire, mais elle arrive vraiment trop brutalement et c’est bien dommage, car j’ai eu une impression de bâclage sur la dernière minute du film, alors que j’étais encore dans l’action.

Le film est très bien visuellement, il n’a pas trop mal vieilli. Il reste assez moderne, les gags fonctionnent bien et les effets, visuellement, marchent malgré le fait que l’on devine comment ils ont été faits pour certains. Le film avait de l’ambition, les décors sont très bons et crédibles, le vieux Nantes, l’église où se tient un spectacle, la grange, les champs de bataille, Rappeneau avait vu les choses en grand et ça tient très bien la route.

Jean-Paul Belmondo et Marlène Jobert sont excellents et drôles dans le rôle de ces grands enfants qui se courent après, se chamaillent, s’aiment et se détestent. Je les ai trouvés amusants et ils nous donnent envie de suivre leur histoire jusqu’au bout. Puis, il faut avouer que Marlène Jobert m’a bien fait rire, avec ses cris qui sont terribles et ses répliques où elle ne sait pas ce qu’elle veut.

Michel Auclair est génialement drôle dans le rôle du Prince prêt à affronter les révolutionnaires pour pouvoir faire divorcer Jobert l’élue de son cœur. Sami Frey et Laura Antonelli sont bons dans les rôles d’un frère et d’une sœur un peu louches. Ce film est l’occasion aussi de voir un tout jeune Patrick Dewaere dans un petit rôle. Et puis c’est aussi la voie imposante de Jean-Pierre Marielle en narrateur.

3910581oxvkh

C’est donc un très bon moment de cinéma que ce second film signé Jean-Paul Rappeneau.

« Les mariés de l’an deux » est une bonne comédie qui tourne un petit peu en dérision la révolution française. On s’amuse, on rit, c’est léger et divertissant.

Je suis donc très content d’avoir pu découvrir ce film, dont j’avais souvent entendu parler, et même si la fin du film m’a quelque peu déçue, le reste est si bien qu’on la lui pardonne. Un film à redécouvrir.

Note : 16/20

Image de prévisualisation YouTube

Par Cinéted

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Facebook : Lavisqteam.fr – Contact: lavisqteam@laposte.net