janvier 29, 2022

American Nightmare 2: Anarchy

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Titre Original : The Purge : Anarchy

De : James DeMonaco

Avec Frank Grillo, Carmen Ejogo, Zach Gilford, Kiele Sanchez

Année: 2014

Pays: Etats-Unis

Genre: Horreur

Résumé:

Leo, un homme sombre et énigmatique, brigadier de police, est hanté par la disparition de son fils. S’armant d’un arsenal offensif et défensif, cet homme possédé est résolu à se purger de ses démons. Eva, une mère célibataire tentant tant bien que mal de joindre les deux bouts, et sa fille adolescente Cali vivent dans un quartier défavorisé et n’ont pas les moyens de s’offrir une bonne protection. Quand une poignée de «purgeurs» masqués pénètrent chez elles et les capturent, elles n’ont d’autre choix que de s’en remettre à leur libérateur fortuit, Leo. Au détriment de sa mission de vengeance «autorisée» contre celui qui a porté préjudice à sa famille, Leo, témoin de l’enlèvement d’Eva et Cali, ouvre le feu sur leurs agresseurs alors que Shane et Liz, un couple sur le point de se séparer, sont les victimes d’un acte de sabotage sur leur voiture à quelques minutes seulement du début de la Purge. Trouvant refuge dans le véhicule blindé que Leo a laissé ouvert pour porter secours à Eva et Cali, Shane et Liz s’allient alors à eux pour tenter de se défendre contre ceux qui ont la ferme intention d’exercer leur droit à la tuerie. Alors que ces cinq nouveaux alliés sont poursuivis à travers la ville, dans un sinistre jeu de «tue-moi ou je te tue» effaçant la frontière entre vengeance sponsorisée et justice humaine, tous sont amenés à remettre en question tout ce que leurs dirigeants leur ont toujours prôné.

Avis:

C’est en 2013 qu’est sorti un film d’horreur au concept intéressant, American Nightmare (The Purge en version originale). Partant d’une idée autorisant le crime durant une nuit pour épurer un peu la société, le film se perdait malheureusement dans un home invasion basique, mal foutu et sans grand enjeu sinon celui de voir un père de famille se transformer en Rambo des temps modernes. C’est l’année suivante qu’une suite va voir le jour, mais qui ne sera une suite que dans le titre. Se déroulant sur la même période que le premier film, on va suivre ici une bande de personnes se retrouvant dehors de façon fortuite et qui vont tenter de survivre à cette interminable nuit. Favorisant donc un milieu ouvert plutôt qu’un vase clos, American Nightmare 2: Anarchy semble plus ambitieux et se révèle être plus intéressant que son aîné, notamment grâce à une vision politique et sociologique plus approfondie. Toute proportion gardée bien évidemment.

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Des hommes chaleureux!

L’histoire se situe au croisement de trois autres. On commence l’aventure avec un couple en pleine rupture, sur la route pour se rendre chez la sœur du monsieur. Malheureusement, la voiture tombe en panne en plein milieu de l’autoroute. Poursuivi, le couple s’enfuit à toutes jambes vers la ville. Ensuite on va rencontrer Eva et sa fille, qui se font kidnapper par des hommes en armures militaires et qui se font sauver par Leo, un homme mystérieux mais bon. Ce groupe va alors tenter de survivre, apprenant alors des choses sur la purge annuelle, mais aussi sur eux-mêmes. Abandonnant le Home Invasion pour aller vers le survival en milieu urbain, American Nightmare 2: Anarchy est plus ambitieux dans son pitch et sa réalisation, mais aussi et surtout dans son message.

Le principal reproche que l’on faisait au premier film, c’était de ne pas approfondir le sujet de la purge. On sait qu’il y a cette nuit où les crimes sont autorisés, mais on en sait pas plus et on reste sur notre faim. En effet, une telle idée se doit d’être travaillée car elle est vraiment bonne et peut être porteuse de messages forts et peut-être avant-gardistes. Visiblement, James DeMonaco, alors à la réalisation et au scénario a entendu les fans, car ce nouveau film est bien plus subtil dans son fond. Sans trop entrer dans les détails pour ne pas spoiler, le film utilise la purge pour fournir un message acide sur la politique et sur la vision des chômeurs et autres personnes qui ont du mal à joindre les deux bouts. Oscillant entre le tollé politique extrémiste et le message de soutien au peuple dans le besoin, James DeMonaco tente de fournir du grain à moudre à son film, le rendant moins bête et par moments plutôt bien fichu. N’oubliant pas d’être un film d’anticipation, on retrouvera tout ce qui fera le charme de ce genre avec une délégation de rebelles, laissant le champ libre pour une éventuelle suite.

Mais tout n’est pas rose dans ce film sombre. Au niveau de la réalisation, le cinéaste reste dans une sorte de mouvements bruts et on ressent parfois quelques hésitations, notamment dans les phases un peu tendues. Ça bouge beaucoup, c’est souvent mal cadré, espérant peut-être rendre le tout plus crédible (presque en found-footage), mais cela ne marche et montre les faiblesses artistiques du réalisateur. Ensuite, le film ne fait pas peur, hormis deux ou trois jump scare, favorisant une action non-stop qui n’ennuie pas, certes, mais qui loupe peut-être le coche de faire quelque chose d’encore plus sulfureux. Alors certes, on voit quelques meurtres en second plan, de bons malades et quelques touches de sang, mais tout cela reste bien gentil et les moments de stress sont remplacés par des moments d’action parfois un peu gros. On sent aussi un peu trop les références de l’auteur, comme Carrie dans un très court moment, mais aussi et surtout Hostel, qui flirte avec le plagiat éhonté. Enfin, certaines ficelles sont très grosses, comme les volontés du héros, tenu par un Frank Grillo qui gère toujours aussi bien les bourrus, qui sont très téléphonées et qui sont bien trop appuyées durant le métrage. On regrettera aussi certains moments improbables comme le couple qui arrive à flingueur une bagnole et à la faire exploser.

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Bon alors les enfants, avant de traverser, il faut toujours regarder sur les côtés… Voilàààààààà Parfait!

Au final, American Nightmare 2: Anarchy est plutôt une bonne surprise compte tenu de la déception du premier. Plus sulfureux dans son message et avec un background bien plus soigné, le film profite de son milieu ouvert pour faire un survival énergique avec des personnages assez attachants. Si le film comporte des défauts évidents, il reste un spectacle honnête qui montre la maturité de son créateur et qui se laisse voir sans déplaisir.

Note: 13/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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