novembre 30, 2021

La Proie d’une Ombre – Hall de Fantômes

Titre Original : The Night House

De : David Bruckner

Avec Rebecca Hall, Sarah Goldberg, Evan Jonigkeit, Vondie Curtis-Hall

Année : 2021

Pays : Etats-Unis

Genre : Horreur

Résumé :

Déchirée par la mort brutale de son mari, Beth se retrouve seule dans la maison au bord du lac qu’il avait construite pour elle. Elle s’efforce de faire face, mais d’inexplicables cauchemars font leur apparition. Dans de troublantes visions, une présence insaisissable semble l’appeler…

Contre l’avis de ses amis, Beth commence à fouiller dans les affaires de son mari, en quête de réponses. Elle va découvrir des secrets aussi étranges qu’inquiétants, et un mystère qu’elle va, malgré les risques, tenter d’élucider…

Avis :

Cinéaste américain, David Bruckner est l’un des nouveaux noms du cinéma d’épouvante. Bruckner commence sa carrière au milieu des années 2000 et se dirige vers des films d’anthologie, c’est-à-dire des films qui regroupent des ensembles de courts-métrages. Entre temps, Bruckner co-réalise un long avec Jacob Gentry, un ami qu’il a rencontré à l’université. C’est en 2017 que David Bruckner passe à la réalisation en solo. Après une dizaine d’années à co-réaliser de « petits » projets, le réalisateur livre « Le rituel« , un premier d’épouvante disponible sur Netflix.

Après s’être aventuré sur le petit écran pour deux épisodes de la série « Creepshow« , David Bruckner revient avec un second film, « La proie d’une ombre« . Tenu par la trop rare Rebecca Hall, pour ce nouveau film, le réalisateur s’est encore une fois lancé dans un cauchemar et cette « … proie de l’ombre » se pose comme un film gentiment efficace. Plein de bonnes idées et de bonnes intentions, s’il est bien vrai qu’il ne révolutionnera pas le genre, il n’empêche que l’on se plaît à suivre l’histoire de cette femme, qui va peu à peu découvrir son mari disparu.

Il y a encore quelques jours, tout ou presque allait dans la vie de Beth. Mais voilà, sa vie vient de basculer dans le drame, quand son mari se suicide d’une balle dans la bouche. Effondrée, la jeune femme essaie comme elle peut d’affronter cette épreuve, mais si dans la journée, elle arrive à « facilement » s’occuper l’esprit, la nuit venue, c’est bien plus compliqué, d’autant plus qu’elle sent la présence de son mari en permanence.

Les films d’épouvante, je dois bien avouer que j’ai l’impression qu’on commence à en avoir fait le tour et parmi la tonne de films dans cette catégorie-là qui sort tous les ans, que ce soit en salle, en DVD, ou sur les plateformes, il devient difficile d’en trouver des bons. Dernièrement, des noms comme ceux de James Wan ou Mike Flanagan ont réussi à sortir du lot et aujourd’hui, c’est avec plaisir que j’y ajoute celui de David Bruckner qui vient de livrer avec « La proie d’une ombre » un chouette petit film d’épouvante qui, s’il ne réinvente pas le genre, sait se faire efficace et intéressant, aussi bien dans ce qu’il raconte, que dans son esthétisme.

« La proie d’une ombre« , si l’on survole le synopsis, c’est un film qu’on connaît par cœur. Ici, une femme perd subitement son mari et un fantôme, ou du moins une présence, vient la visiter la nuit. Autant dire que là, comme ça, il n’y a rien de vraiment incroyable, et pourtant, quand on pousse plus loin, le film de David Bruckner est intéressant et il sait offrir de l’intérêt dans son intrigue. Plus qu’un simple film de fantôme, « La proie d’une ombre » est un film qui joue avec plusieurs ficelles et surtout, c’est un film qui sait bien mélanger les intrigues. Ainsi, le film de David Bruckner s’aventure à être aussi bien un film de fantôme, qu’un cauchemar qui joue avec les frontières entre rêve et réalité, ou encore un film qui tient en lui une étonnante et superbe histoire d’amour. D’ailleurs, cette histoire plus complexe qu’elle en a l’air, donne une certaine saveur tout à fait plaisante. Je pense même que sans cette histoire d’amour, « La proie d’une ombre » perdrait beaucoup de son intérêt.

Toujours du côté de son scénario, David Bruckner livre une histoire qui est plus riche qu’elle n’en a l’air, et l’on se laissera très volontiers embarquer dans cette espèce de labyrinthe où se mêlent vérité, mensonges et autres découvertes terribles.

Pour nous entraîner dans son histoire, David Bruckner nous livre un personnage très touchant et au-delà de ça, il fait tenir tout le film sur les épaules de Rebecca Hall qui se trouve être excellente dans la peau de cette femme tourmentée et déterminée à découvrir l’horrible vérité.

Si le scénario est très sympathique, l’autre bel atout de cette « … proie de l’ombre« , c’est son ambiance et la mise en scène de David Bruckner qui est pleine de bonnes idées. Le réalisateur nous entraîne dans un film qui ressemble à un véritable cauchemar dont on ne sait pas comment s’en réveiller. Prenant, faisant son effet à plus d’une reprise, tenant un très bel esthétisme, ainsi qu’un emploi d’effets spéciaux pertinents et percutants, « La proie d’une ombre » entre facilement dans la case des bons petits films d’épouvante dans lesquels on se laisse doucement, mais gentiment, happer.

Pour son deuxième où il est seul aux commandes, David Bruckner livre un film petit film qui sait se faire parfaitement efficace. Intéressant sur plus d’une idée et plus d’un choix, certes, dans son intrigue, il ne révolutionne pas le genre, mais ça ne l’empêchera pas d’être inventif, esthétique et plus largement plaisant.

Note : 13/20

Par Cinéted

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