décembre 1, 2021

Monster Hunter

De : Paul W.S. Anderson

Avec Milla Jovovich, Tony Jaa, T.I., Meagan Good

Année : 2021

Pays : Etats-Unis

Genre : Action, Fantastique

Résumé :

Notre monde en cache un autre, dominé par de puissants et dangereux monstres. Lorsque le Lieutenant Artemis et son unité d’élite traversent un portail qui les transporte dans cet univers parallèle, ils subissent le choc de leur vie. Au cours d’une tentative désespérée pour rentrer chez elle, l’intrépide lieutenant rencontre un chasseur mystérieux, qui a survécu dans ce monde hostile grâce à ses aptitudes uniques. Faisant face à de terrifiantes et incessantes attaques de monstres, ces guerriers vont devoir faire équipe pour se défendre et espérer trouver un moyen de retourner chez eux.

Avis :

Réalisateur britannique, après un petit thriller futuriste, « Shopping« , emmené à l’époque par un tout jeune Jude Law, Paul W.S. Anderson s’est envolé pour Hollywood et il n’en est plus jamais reparti, « Mortal Kombat« , « Event Horizon … », « Pompéi« , « La course à la mort« , « Les trois mousquetaires » et évidemment ses « Resident Evil« , Paul W.S. Anderson n’a de cesse de s’aventurer dans le bon gros cinéma de divertissement. Le succès est plus ou moins là, et les critiques fusent, mais quoi qu’il en soit, le britannique n’a pas l’intention d’emprunter d’autres chemins.

On avait laissé Paul W.S. Anderson en 2017 avec le dernier acte de la franchise « Resident Evil« . Le réalisateur avait donc fini de mettre sa Milla Jovovich face à ces armées de zombies. Depuis, on n’avait plus vraiment de nouvelles, si ce n’est qu’on savait qu’il s’attelait à mettre en images Monster Hunter. Initialement prévu pour Septembre 2020, en raison de notre petit virus, le film de Paul W.S. Anderson fut d’abord repoussé à Avril 2021, puis finalement, après réflexion, il sera privé de salle et sortira fin Avril directement en DVD et Blu-Ray.

Alors que le réalisateur, en début de carrière, avait un énorme potentiel, aujourd’hui, je dois bien avouer que je me lance toujours dans un Paul W.S. Anderson pour l’envie de me marrer. Il faut dire que le réalisateur dans un sens n’offre plus rien de vraiment potable depuis un bail, et ses films, par on ne sait quelle triste magie, ont cette tendance à faire sourire désormais et « Monster Hunter » ne va pas échapper à cette règle.

En mission dans un désert à la recherche d’une équipe, le lieutenant Artemis et ses hommes voient leur arriver dessus une tempête. Voulant lui échapper, les soldats vont se retrouver piégés dedans et quand cette dernière va être passée, ils vont se retrouver en plein milieu d’un nouveau désert qui n’apparaît sur aucune carte. Ce que le lieutenant Artemis et ses hommes ne savent pas encore, c’est qu’ils viennent d’être transportés dans un autre monde. Un monde peuplé de créatures toutes plus monstrueuses et dangereuses les unes que les autres…

Après « Mortal Kombat » et « Resident Evil« , voici que l’infatigable Paul W.S. Anderson s’attaque à une nouvelle licence de jeu vidéo, « Monster Hunter« . N’étant pas joueur, je ne connais absolument pas le jeu, mais un nouveau film du réalisateur a cette capacité de toujours me tenter. Retrouvant sa muse Milla Jovovich pour la sixième fois, le metteur en scène nous entraîne dans un monde parallèle peuplé de bestioles toutes plus effrayantes les unes que les autres.

Là, comme ça, dans l’idée que laisse transparaître l’univers, il y avait de quoi faire un bon petit film d’horreur, malheureusement, c’est Paul W.S. Anderson qu’on retrouve derrière la caméra et si les créatures ont de quoi être effrayantes visuellement parlant, c’est bien tout ce qu’elles vont avoir, car le résultat est bien loin d’être un film d’horreur. On le savait avant d’y jeter un œil, « Monster Hunter« , c’est du Paul W.S. Anderson, c’est-à-dire du blockbuster qui fait le minimum, et en ce sens « Monster Hunter » fait le strict minimum. C’est-à-dire qu’il se pose comme un blockbuster d’action on ne peut plus lambda, qui se laisse regarder de loin, histoire de combler une soirée, quand on n’a rien trouvé d’autres à se mettre sous la dent.

Et ce constat est bien dommage, car il y a quelques petits éléments dans le film de Paul W.S. Anderson, à commencer par une excellente BO composée par le fidèle Paul Haslinger. Oui, je sais, ce n’est pas la première chose qu’on est censé retenir d’un film, mais je dois bien avouer que le coup de cœur pour la BO fut quasi instantané. Après, on pourrait souligner la qualité des effets spéciaux, ou encore le sens de l’action, qui pour une fois, ne tombe pas dans les ralentis à outrance. D’ailleurs, côté réalisation, l’ensemble se laisse regarder, c’est assez simple, mais ça tient plutôt bien la route.

Mais voilà, tout ça est masqué par l’écriture affligeante de ce film. Plus haut, je parlais de strict minimum et c’est là que cette idée entre en jeu. Non mais franchement, qui a écrit ce film ? L’intrigue n’a aucune explication, et mieux encore, elle balance des idées et des ouvertures à droite et à gauche pour très vaguement expliquer ou explorer un élément ou deux sur ce nouveau monde, ses menaces ou encore les connections entre les deux mondes. Les explications fournies sont tellement survolées qu’on peine à être convaincu, ne serait-ce qu’une seconde par ce qui nous est raconté. D’ailleurs, même au-delà d’être convaincu, quand on y pense, on ne pige rien… Et plus loin encore, avec ce film, il faut oublier la question du pourquoi ? Car sinon, on ne s’en sort plus. On ajoutera à cela le manque d’exploration de cet univers et ce nouveau monde et là encore, c’est terriblement dommage, car il y avait vraiment de quoi faire avec ce qui nous est proposé.

On passera sur les personnages très standards que le film tient. Des personnages qui sont à l’image du reste, c’est-à-dire au strict minimum, que ce soit en évolution, compréhension, ou encore en termes de jeu (quoi que, de ce côté-là, on trouvera un Ron Perlman qui nous fait sourire). Puis il faut aussi souligner qu’on se fiche un peu de ce qui peut bien arriver à ces personnages, parce qu’on sait finalement tout ce qui va se passer à l’avance. Comme je le disais, le scénario étant très loin d’être recherché, on sait tout, absolument tout, les alliances, ceux qui vont s’en sortir, comment, et même pourquoi…

Bref, « Monster Hunter » tient quelques petits éléments sympathiques, et il peut se laisser regarder, mais bon, ce n’est pas encore avec ce film que Paul W.S. Anderson va nous offrir le divertissement pur et dur et surtout génial qu’on est venu chercher. Classique de chez classique, sans surprise, et surtout écrit à la va te faire foutre, « Monster Hunter« , le nouveau Paul W.S. Anderson, mérite bien sa sortie directement en DVD et Blu-ray !

Note : 07/20

Par Cinéted

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