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Making oFF - Lavisqteam.fr
août 4, 2021

Making oFF

De : Cédric Dupuis

Avec Olivier Bureau, Mickael Collart, Jérôme Thévenet, Nathalie Van Tongelen

Année : 2011

Pays : France

Genre : Horreur

Résumé :

Cédric Dupuis, rêvant de célébrité, décide de réaliser le plus grand film d’horreur de tous les temps avec ses amis, mais découvrant à ses dépends les joies d’un tournage et d’une équipe non professionnelle, il va dans un excès de colère tuer quelqu’un. Suite à ce meurtre, il se rend rapidement compte que désormais il n’a plus d’autre solution que de réaliser son propre documentaire.

Avis :

La France, terre de soi-disant culture, a pour habitude d’être pointée du doigt pour son cinéma dramatique chiant et lent. C’est un fait, parmi ceux qui n’y connaissent pas grand-chose, le cinéma français se réduit à Dany Boon, des drames larmoyants et des clichés tristounets. Sauf que si l’on prend le temps de se pencher dessus, le cinéma français possède bien des pépites, et dans tous les genres. Si l’horreur et le fantastique est un peu à la traine, faute de producteurs qui aiment prendre des risques, il y a pourtant un public et une demande. Certes, si l’on va vers des extrêmes un peu ragoûtants, on trouve peu de chose, et c’est avec cet axe-là que Cédric Dupuis a voulu plonger corps et âme pour marquer les esprits et espérer une percée dans le septième art. Film de sale gosse, Making oFF fait son petit effet, et c’est français.

Le film du film

L’idée de base du métrage est assez intéressante. Ici, on va suivre Cédric Dupuis qui lâche tout pour réaliser le meilleur film d’horreur de tous les temps. Accompagné de quelques amis et de sa femme, il décide de mettre en images l’histoire d’un type qui pète les plombs et dézingue tout le monde. En parallèle de ce film, que l’on ne verra que par bribes, Cédric décide de faire un making-of pour montrer les affres du tournage, de l’écriture et permettre quelques bonus lors que son film sera édité. Malheureusement, le making-of devient le film, lui, le tueur et tout est bon pour percuter le spectateur afin d’arriver à une certaine notoriété, quitte à franchir certaines limites. Et le film de ne rien laisser au hasard. Cédric Dupuis va très loin dans son script, assénant très rapidement des scènes difficilement soutenables.

Scatophilie, zoophilie, nécrophilie, tout y passe. Avec Making oFF, le réalisateur ne se fixe aucune limite, si ce n’est celle d’un tournage à l’arrache, d’un found-footage bas de gamme, la faute à un budget plus que limité. Pour quelques milliers d’euros, il ne fallait pas s’attendre à un grand film avec une mise en scène fouillée. Bien au contraire, ici, on nage dans la simplicité, voire même l’amateurisme, mais cela démontre les difficultés de faire un film. Les acteurs, amateurs, pas investis, l’écriture de l’histoire à la truelle, le montage chaotique, les passages qui ne servent à rien, comme lorsqu’il marche dans les bois, Making oFF est, dans un sens, une démonstration des difficultés pour faire un film, surtout quand on n’a pas un rond. Et à quelque part, cela porte presque préjudice au métrage. On aura du mal à rentrer dedans.

Le Gore du Gore

On aura du mal à croire aux actes de ce cinéaste qui pète un plomb. Néanmoins, malgré cette mise en scène qui sent le manque de budget, le film va très loin dans le gore. Peut-être même trop loin. Le premier meurtre est très frontal, mais il reste celui qui sera le plus soft. Les séquences gores, qui usent de subterfuges parfois grossiers, sont assez bien fichues. On ressent les coups et on a mal pour les différentes victimes. Les meurtres se veulent originaux, sales, et sadiques. On aura même droit à certaines références qui viennent d’autres films, comme Misery par exemple. Ce côté gore est clairement le point fort du film, celui sur le lequel Cédric Dupuis appuie le plus. C’est sale, c’est totalement gratuit et on va parfois très loin dans le délire, dans le seul but de choquer le spectateur.

Et c’est aussi un gros défaut du film, tout en étant un point intéressant. Derrière ses atours de film gorasse et crade, Cédric Dupuis interpelle sur la notoriété, sur cette recherche factice et pourtant perpétuelle de reconnaissance. Ainsi dons, pour passer à la postérité, le réalisateur va passer par tous les stades de la dégueulasserie, bouffer de la merde, sodomisant des morts et des chats, et jouant avec les cadavres. On aura même droit à une séquence musical avec la mise à mort d’un cadavre. Si le message, derrière ce carnaval du gore, est intelligent, la façon de faire l’est un peu moins. On surfe sur un cinéma underground fauché qui accumule les séquences chocs pour tenter de marquer le spectateur. Et ça ne marche qu’à moitié.

Le fond du problème

En fait, ce qui pose réellement problème avec Making oFF, ce n’est pas tant son aspect punk, mais sa trop grosse propension à aller vers de la légèreté. Dans les bonus, ou encore dans les commentaires qu’a laissé le réalisateur, le film a été fait pour faire rire les gens. C’est-à-dire que finalement, on pourrait presque croire que ce que l’on interprète pour une critique du milieu du cinéma, n’est en fait qu’un délire entre potes. Un film qui se voit comme une grosse blague trash mais qui, en filigrane, n’a rien à raconter, si ce n’est de faire rire avec du malsain. Et c’est un gros problème de faire comme cela. Le film avait des atouts pour marquer visuellement et sur son fond.

Mais finalement, on se demande si Making oFF n’est pas une mauvaise blague, un film qui utilise ce qu’il a sous la main pour choquer, sans pour autant apporter du grain à moudre. Il réside dans ce film un vaste relent de fumisterie. L’impression de s’être fait avoir en beauté. On détourne parfois les yeux face à l’aspect gore et extrême des images, renforcé par une mise en scène amateur, mais tout cela est vain. Malgré une écriture pas si mal que ça et des réflexions qui auraient pu être pertinentes, le film sombre trop souvent dans la gaudriole gratuite et porte préjudice à un fond qui avait de quoi faire réfléchir. Dommage.

Note : 07/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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