novembre 30, 2021

Placebo – Loud Like Love

Placebo-Loud-Like-Love

Avis :

On ne présente plus Placebo depuis belle lurette maintenant. Il faut dire que le groupe s’est taillé une forte réputation dès le début de leur carrière. C’est en 1994 que le groupe commence à se former en Angleterre. Brian Molko, le leader charismatique se perfectionne à la guitare depuis ses seize ans et rencontre Stefan Olsdal dans une station de métro. Le groupe ne se forme pas tout de suite, puisque c’est le chanteur qui va inviter Stefan à venir le voir sur scène. Ce dernier tombe littéralement amoureux de la voix de Brian Molko et il décide de former un groupe qui va d’abord se nommer Ashtray Heart avant de prendre le nom de Placebo avec l’arrivée d’un batteur. Ce nom est choisi car il est facile à dire et à retenir et qu’il est un pied de nez à The Cure. Le succès est très rapidement au rendez-vous, dès 1995 avec des titres comme Nancy Boy, 36 Degrees ou Teenage Angst. Le son est clairement punk rock et typique des années 90. C’est en 1998/1999 que le groupe va dévier vers un rock plus calme, plus glam, notamment avec la bande originale de Sexe Intentions et des morceaux comme Without You I’m Nothing ou encore Pure Morning. Malheureusement, par la suite, le groupe va aller vers une facilité commerciale sans jamais se remettre en question. Si Battle for the Sun, le précédent album était bien sympa, on peut dire aisément que Loud Like Love est très décevant et ne propose vraiment rien de neuf. Mais pourquoi tant de haine ?

Depuis quelques temps, Placebo a du mal à sortir d’un carcan commercial et sans originalité qu’il s’est imposé depuis les années 2000. Si Battle for the Sun faisait mine de vouloir sortir de ce cercle vicieux en arpentant un chemin un peu plus rock, on peut dire qu’avec Loud Like Love, le groupe retombe complètement dans ses travers. Le skeud commence avec le titre éponyme et il n’est pas très emballant. Ressemblant à un morceau faussement pop rock, il nous amène vers ce que faisait le groupe dans ses pires années. La suite ne sera guère reluisante avec Scene of the Crime, qui est lénifiante au possible alors qu’elle fait partie des morceaux les plus énergiques. Anecdotique et insignifiante sont les maîtres mots de ce morceau. Bien évidemment, on trouve le tube du groupe, Too Many Friends et cela demeure le meilleur morceau de l’album. Mais il faut dire qu’il reste gentillet et que tout cela reste en tête grâce à un refrain efficace et une rupture médiane faisant appel à des éléments purement rock. Par la suite, les choses se compliquent grandement. Niveau énergie, on peut dire que le groupe fait de grandes économies. On pourra peut-être compter sur Rob the Bank, mais qui possède un rythme oscillant et qui semble trop peu puissante. Il y a aussi Purify qui est sympathique, mais malheureusement, elle ne restera pas dans les annales car elle demeure classique et ressemble à beaucoup trop de choses déjà entendues. Pour tout le reste, on sera dans le genre lénifiant, mou et presque inintéressant. Hold on to Me est intéressante, mais le refrain est naze et le morceau demeure assez pauvre. Mais il est certainement le titre le plus touchant. Car pour le reste, on ne peut que rester de marbre devant tant de facilités techniques et de fainéantise. A Million Little Pieces est d’un ennui mortel et les deux dernières pièces, Begin the End et Bosco sont chiantes en plus d’être longues. Reste Exit Wounds avec son intro électro, mais qui n’emportera pas non plus les suffrages. Bref, tout cela est fort décevant.

Placebo-2013

Le plus énervant avec ce skeud, c’est que l’on a l’impression d’entendre sans arrêt la même chanson, la même mélodie et le même rythme. On peut clairement dire que l’album manque de variations et d’inventivité, créant ainsi un certain malaise chez celui qui l’écoute. Bien entendu, on reconnait parfaitement la voix de Brian Molko sur toute les pistes, mais là aussi, il n’y a aucune variation et la sanction tombe, on ne ressent aucune émotion. Si certaines chansons du groupe était assez forte et pouvait donner la chair de poule, on se rend compte qu’ici, l’émotion s’est lentement effacé au profit de quelque chose de plat et de profondément opportuniste. On ne parlera pas des paroles lénifiantes et qui enfoncent des portes ouvertes sur l’homosexualité ou l’amour. Bref, pas de doutes, on est bien face à un album sans saveur et qui ne propose rien de d’intéressant.

Au final, Loud Like Love, le dernier né de Placebo est un album très décevant et qui n’apporte rien à la discographie du groupe. Pire que cela, on peut dire que la formation tourne en rond depuis quelques années et semble avoir du mal à trouver l’inspiration. C’est dommage car comme le dit l’adage, c’était mieux avant. D’autant plus que le groupe ne propose que 10 nouvelles pistes, ce qui est bien maigre en 4 ans.

  1. Loud Like Love
  2. Scene of the Crime
  3. Too Many Friends
  4. Hold on to me
  5. Rob the Bank
  6. A Million Little Pieces
  7. Exit Wounds
  8. Purify
  9. Begin the End
  10. Bosco

Note : 06/20

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=hKLONjkiL1c[/youtube]

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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