juin 29, 2022

A Demon Within

De : Justin Lareau et Ayush Yoda Banker

Avec Charlene Amoia, Clint Glenn Hummel, Patricia Ashley, Michael Ehlers

Année : 2017

Pays : Etats-Unis

Genre : Horreur

Résumé :

Un médecin d’une petite ville, sceptique, se doit d’affronter ses propres démons pour sauver la vie d’une adolescente possédée dans la vieille maison de sa famille.

Avis :

Les films d’exorcisme, il en existe des caisses et des caisses. Il faut dire que la recette semble juteuse tant ces films attirent les foules, que ce soit dans les salles de cinéma ou encore sur les sites de streaming. Néanmoins, on peut noter qu’hormis L’Exorciste de 1973, peu de films sont arrivés à sa cheville, voire même à sa voûte plantaire, car malgré certains films intéressants, on en arrive toujours à la même conclusion,ce n’est pas terrible. Et pour cause. Surfant constamment sur une certaine mouvance d’adapter des faits réels, il semblerait que cet adage soit une nouvelle figure de style pour attirer le chaland amateur de sensations fortes.Avec A Demon Within, on va s’aventurer sur un chemin sinueux et houleux, celui du cinéma indépendant américain. Il faut savoir que le cinéma indépendant américain est le plus gros fournisseur de films d’horreur et que parfois, on peut tomber sur des pépites.Est-ce le cas ici ? Clairement pas, d’autant plus que le film se veut une adaptation d’un fait réel, mais rien n’est fait ici pour rendre crédible cette intrigue.

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Pourtant, le film partait sur une bonne base, la présentation d’une maison maléfique dans laquelle un exorcisme s’est mal déroulé en 1914, puis près de cent ans plus tard, une mère célibataire et son adolescente de fille viennent habiter dans cette demeure. Le film, malgré sa faible durée, va faire un effort pour présenter ses personnages et leur créer un semblant de background. On aura donc la mère célibataire, un vrai petit canon, qui va tenter sa chance avec le médecin du village, un vrai petit canon. Sauf que celui-ci cache un lourd secret et ne semble pas prêt pour une nouvelle aventure, tout comme il a renié l’église de sa vie. On aura droit aussi à l’adolescente un peu rebelle mais qui aime terriblement sa mère et ne souhaite que son bonheur. Enfin, le prêtre, gentil et altruiste, vient compléter ce tableau un peu idyllique mais qui montre quelques stigmates et tensions. Tout ce petit monde évolue tranquillement et de façon assez logique, jusqu’à ce que l’adolescente change de comportement et finisse par être possédée par un démon nommé Nefas. A ce moment-là, le médecin va combattre ses démons, avouer ses quatre vérités et faire confiance au prêtre pour l’aider dans le combat face au démon.

Comme je le disais, le début du film est assez intéressant car il tente des choses sur ses personnages. Il crée des relations amicales cohérentes et tentent donc de rendre son ensemble crédible et vrai. C’est assez anecdotique comme façon de faire,d’autant plus avec une mise en scène platonique au possible, mais cela donne un peu de relief à l’ensemble, et surtout de la consistance sur les personnages. C’est très important car dans leur simplicité, on se retrouve et on peut se projeter avec eux. Malheureusement, on va vite déchanter au moment de la possession et des différentes séquences de mise en place de la peur. Il faut dire qu’il y a un gros problème de casting avec la jeune Patricia Ashley qui est totalement ridicule. A moment de sa possession, elle est presque hilarante tant ses mouvements sonnent faux et sa transformation est trop visible. C’est assez ringard comme façon de faire et cela ne peut que faire rire par le ridicule de la situation. Elle devient lente, dit des insanités sans que sa mère se questionne. Bref, des incohérences commencent à arriver et c’est bien dommage.

Le film va ensuite enfiler des perles pour susciter de la peur et on remarquera vite que les deux réalisateurs ne savent pas quoi faire de leur film et des personnages restants. On aura bien quelques moments étranges, comme une partie de cache-cache qui se passe mal, mais on restera sur notre faim à cause d’une mise en scène pas au niveau et d’un manque de budget évident. Mais le pire, c’est que cela reste cohérent avec la linéarité de l’histoire et l’ennui que cela commence à provoquer. La jeune fille va être attachée au lit, le médecin va se faire pardonner auprès de l’église et demander au prêtre de l’aider, et on vase diriger petit à petit vers un happy end. Sauf qu’encore une fois, le film vase perdre dans une fin interminable et un retournement de situation complètement débile. Sorte de pamphlet pour les bénis oui-oui où l’on pointe du doigt le suicide qui transforme en démon, le métrage s’effondre complètement et lorgne une fin qui n’a ni queue ni tête. Ajoutons à cela des effets spéciaux merdiques (certainement à cause d’un budget serré) et des séquences d’action où l’on ne voit rien, et on obtient un film médiocre, qui tentait de jolies choses au départ, mais qui s’écroule totalement à cause d’une partie horreur débile et d’un twist final puant.

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Au final, A Demon Within est un film de possession lambda qui est raté dans sa globalité non pas à cause de son manque de budget ou de son côté indépendant, mais tout simplement parce que son scénario ne tient pas la route une seule seconde. Attachant au départ à force de vouloir donner de l’épaisseur à ses personnages et à leurs relations, le film se perd petit à petit dans un message nauséabond et une histoire de possession et de maison hantée qui n’a aucun sens et restera sans réponse. Bref, un film d’horreur raté qui ne brille pas par son côté novateur, et qui manque cruellement d’application de la part de toute l’équipe.

Note : 06/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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